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	<title>Archives des Lesbianisme - Collectif Famille.s</title>
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	<description>Parentalités LGBTQIA+</description>
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	<title>Archives des Lesbianisme - Collectif Famille.s</title>
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		<title>Ravie au monde : Journal (1943-1945) Nelly Mousset-Vos et Sylvie Bianchi</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/ravie-au-monde-journal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 12:14:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1943, Nelly Mousset-Vos est arrêtée à la sortie d’une représentation de chant devant la statue de Molière, à Paris. S’en suivront des années de détention dans différents camps de concentration. À Ravensbruck, elle rencontre Nadine, dont elle tombe amoureuse et qu’elle parviendra à rejoindre à la fin de la guerre, puis avec qui, elle [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En 1943, Nelly Mousset-Vos est arrêtée à la sortie d’une représentation de chant devant la statue de Molière, à Paris. S’en suivront des années de détention dans différents camps de concentration. À Ravensbruck, elle rencontre Nadine, dont elle tombe amoureuse et qu’elle parviendra à rejoindre à la fin de la guerre, puis avec qui, elle partira au Vénézuela. L’ouvrage est constitué en grande partie du journal personnel que Nelly tenait pendant sa détention.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Son écriture est d’une grande poésie, tournée vers la nature et les souvenirs heureux, mais qui ne parviennent pas à éclipser l’horreur des camps. Une lecture nécessaire et un témoignage précieux de l’amour lesbien au cœur de la guerre. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>– </em>Recommandation en collaboration avec et par la<strong> Bibliothequeer <a href="https://www.instagram.com/bibliothequeer/">@bibliothequeer</a> </strong>sur Instagram</p>
</blockquote>
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		<title>WALK ME TO THE CORNER &#8211; Anneli Furmark</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/walk-me-to-the-corner-anneli-furmark/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 12:05:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Héroïne lesbienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elise a la cinquantaine et est mariée à Henrik depuis toujours. Elle rencontre alors Dagmar, elle aussi en couple avec sa partenaire. Une histoire passionnée commence entre elles. Pourtant, elles refusent chacune de quitter leur famille autant que de se priver l’une de l’autre. « “Walk me to the corner” aborde avec beaucoup de sensibilité [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Elise a la cinquantaine et est mariée à Henrik depuis toujours. Elle rencontre alors Dagmar, elle aussi en couple avec sa partenaire. Une histoire passionnée commence entre elles. Pourtant, elles refusent chacune de quitter leur famille autant que de se priver l’une de l’autre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« “Walk me to the corner” aborde avec beaucoup de sensibilité le dilemme, les choix qu’on ne veut ou que l’on ne peut pas faire, la complexité des relations. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>– </em>Recommandation en collaboration avec et par la<strong> Bibliothequeer <a href="https://www.instagram.com/bibliothequeer/">@bibliothequeer</a> </strong>sur Instagram</p>
</blockquote>
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		<title>Cléo : “Montrer dans les écoles et dès le plus jeune âge qu’il n’y a pas de normes en matière de famille.s”</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/temoignage-cleo-sensibilisation-ecole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 21:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Famille.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Famille avec deux mamans]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peux-tu te présenter ? Je m&#8217;appelle Cléo et je suis adhérente au Collectif Famille.s depuis 2020 et bénévole depuis 2023. Je suis en couple avec Clémentine et nous avons un petit garçon de cinq ans. Mon métier est enseignante en sciences médico-sociales depuis dix ans dans un lycée de Lyon en filières technologiques (ST2S). Qu&#8217;est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peux-tu te présenter ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je m&rsquo;appelle Cléo et je suis adhérente au Collectif Famille.s depuis 2020 et bénévole depuis 2023. Je suis en couple avec Clémentine et nous avons un petit garçon de cinq ans. Mon métier est enseignante en sciences médico-sociales depuis dix ans dans un lycée de Lyon en filières technologiques (ST2S).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu&rsquo;est ce qui t&rsquo;a amenée à vouloir agir dans les écoles sur le thème de la diversité des familles ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis enseignante et donc c’est dans mon ADN d’apporter des moyens pour parler de différents sujets dans les écoles. Avec la naissance de notre fils, puis son entrée en maternelle, je souhaitais parler de son histoire et de son schéma familial dans sa classe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, comme son école travaille sur le sujet des familles, de la maison et, plus généralement, de l’environnement qui entoure l’enfant, il me semblait pertinent de proposer la sensibilisation à la diversité des familles initiée par le Collectif Famille.s. Une fois le dossier pédagogique et la séance présentés à la directrice, c’est elle qui est rapidement revenue vers moi pour déployer cela dans le plus de classes possibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants présentent en effet de plus en plus différents schémas familiaux. Il est donc intéressant de montrer dès le plus jeune âge qu’il n’y a pas de normes en matière de famille.s, mais plutôt de montrer leurs points communs. Dans la classe de mon fils, s’il y a une famille transparentale et deux familles homoparentales, c’est finalement les enfants vivant dans des familles recomposées qui avait le plus besoin de prendre la parole et de nommer les membres de leur famille.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est le format de cet atelier avec les enfants de maternelle ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier proposé par Marion, enseignante et bénévole au Collectif Famille.s, consiste en un temps de lecture du livre <em>Familles</em>, un album de Georgette. Puis nous prenons le temps d&rsquo;expliquer les différents schémas familiaux présentés dans ce livre. Ensuite, c’est un moment de parole libre avec les élèves qui permet de voir qu’il y a encore d’autres schémas familiaux qui ne sont pas dans le livre. Avec la directrice, comme nous avions décidé de laisser une trace de cet atelier, nous avons terminé avec un atelier de dessins pour que chacun dessine sa famille. Ceux-ci ont été présentés à la classe, puis aux parents lors d’un affichage. Cela a permis aux familles de se rendre compte par elle-même de la diversité des familles présentes et aussi de se voir représenté.es par leur enfant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel a été l’accueil de l’atelier par l’école ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice et les enseignant.es ont été très favorables et je me suis dis qu’on avait une chance de folie d’avoir une école géniale, représentant et prônant les valeurs de l’école publique et laïque. Du coup, dès le début d’année, le travail de réflexion a commencé avec les enseignant.e.s des différents niveaux. Nous avons commencé avec les grandes sections et nous allons enchaîner avec les moyennes sections, qui commencent à acquérir la représentation du bonhomme pour le dessin. Pour les petites sections, nous utiliserons des Lego qui seront pris en photo pour présenter les familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté parents, pour l’instant, je n’ai eu aucune mauvaise réaction. Ils ont été prévenus en amont par un mail, comme pour un cours de sport ou une sortie au cinéma, “Mme X ou M. X va venir présenter la diversité des familles”. Ce n’est pas du tout présenté comme une présentation des familles LGBTQIA+, car ce n’est pas cela l’enjeu. Le contenu répond à des objectifs pédagogiques sur les familles. C’est aussi très utile pour l’enseignant.e d’avoir le vocabulaire adapté et des outils à mettre en place pour adapter sa façon de parler et de répondre aux questions des enfants. Par exemple, en plus de l’album <em>Familles</em> présenté, nous parlons d’autres albums jeunesse comme <em>Camille veut une nouvelle famille</em>, ou encore le <em>jeu de 7 Familles de Camille</em> qui leur permet par la suite de continuer à aborder ces notions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’as-tu observé lors des premiers d&rsquo;ateliers de sensibilisation ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, c’était un peu stressant pour moi car j’ai vraiment l&rsquo;habitude de plus grands. Je me suis posée la question de savoir si les enfants allaient prendre la parole et réagir. Mais j’ai découvert les échanges avec des petits, leur candeur, la volonté et le plaisir de parler de leur famille. J’ai aussi aimé observer le plaisir des parents le lendemain lorsqu’ils ont découvert comment ils et elles avaient été <a href="http://xn--reprsent-e1ae.es">représenté.es</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un moment vraiment riche et très intéressant qui permet aux enfants de mettre des noms sur des membres de la famille : nommer une belle-mère, un beau-père, un demi frère ou une sœur issu.e d’un remariage, etc. C’est aussi la possibilité pour l&rsquo;enseignant.e de mettre le doigt sur des situations non connues auparavant, de repérer des éléments ou des situations problématiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que d&rsquo;autres structures que le Collectif Famille.s se sont déjà attelées à la tâche pour de si petits enfants ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’en ai pas connaissance. Nous recevons des documents du ministère de l’Éducation nationale pour lutter contre l’homophobie, la transphobie et toutes autres sortes de harcèlement, mais pas de séance comme celle proposée par le Collectif sous le prisme des schémas familiaux. L’avantage dans des classes de maternelle, c’est qu’il y a très peu de racisme, pas d’homophobie, aucune arrière-pensée. La parole des petits est directe et on explique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense néanmoins que nos enfants seront peut-être victimes d’homophobie à un moment donné. Il me semblait donc important de les préparer, de nommer les schémas de familles en amont. Il faut que des enfants qui arrivent en primaire aient capté la richesse de chacun.e ! L’école primaire est déjà l’espace où des idées préconçues et des influences de la part de l’entourage existent (homophobie, racisme).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Selon toi, comment peut-on chercher des parents alliés ? Comment leur faire prendre conscience des différents schémas familiaux ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que l’étape d’exposition des dessins des familles le lendemain matin est très intéressante et importante. Cela permet aux parents de voir la diversité des familles, de refléter une réalité. Chaque classe a aussi un blog où l’enseignant présente le Collectif avec des photos de l’intervention auprès des élèves, ce qui permet à certains de peut-être nous rejoindre par la suite. Je pense que les Journées en Famille.s, organisées en région, sont aussi très pertinentes pour sensibiliser des allié.es.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dernier mot ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une expérience incroyable et très enrichissante. Au début, j’y suis allée en me disant qu’on allait permettre à nos enfants, vivant dans des familles queer, de pouvoir exprimer leur différence, et étonnement : ce n’est pas elles et eux qui ont besoin de parler de leur famille. Dans leur classe, ils et elles font partie intégrante de la diversité des familles ! Planter des graines dès la maternelle, on ne le faisait pas il y a 5 ou 6 ans. Et maintenant, nous bénéficions de questionnaires inclusifs (avec parent 1 / parent 2, ou deux fois pères / deux fois mères). J’encourage donc les bénévoles du Collectif Famille.s à aller dans les classes !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour aller plus loin : </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les enseignant·es, retrouvez tous les contenus clé en main dans nos ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
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		<title>Film “Love me Tender” d’Anna Cazenave Cambet</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/film-love-me-tend/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 20:58:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
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		<category><![CDATA[Famille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film Love Me Tender est une histoire qui montre le parcours difficile, mais pourtant bien réelle d’une mère qui se fait retirer la garde de son fils suite à l’expérience de sa sexualité lesbienne. Adapté du roman éponyme de Constance Debré, paru en 2020, et inspiré de la vie de l’autrice. Retrouvez dans ce [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le film Love Me Tender est une histoire qui montre le parcours difficile, mais pourtant bien réelle d’une mère qui se fait retirer la garde de son fils suite à l’expérience de sa sexualité lesbienne. Adapté du roman éponyme de Constance Debré, paru en 2020, et inspiré de la vie de l’autrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez dans ce film : Vicky Krieps, Antoine Reinartz, Monia Chokri.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Dans un monde où le stigmate est posé sur celles qui jouissent pleinement de leurs libertés, j’ai été émue de voir en Vicky Krieps la dureté mais aussi la sensibilité et la joie qu’elle peut trouver dans des moments de vie quotidienne intenses et simples à la fois. Merci Constance Debré, merci Anna Cazenave Cambet !</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Claire, bénévole du Collectif Famille·s</em></p>
</blockquote>
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			</item>
		<item>
		<title>Lou et Elena : notre bébé née grâce à un don d’embryon en Espagne</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/pma-don-dembryon-espagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 13:05:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Famille.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Famille avec deux mamans]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Je m’appelle Elena, j&#8217;ai 30 ans et je suis la maman d’Aimée qui a 8 mois. Nous sommes mariées depuis 2021, mais nous nous connaissons depuis très longtemps puisqu’on sortait ensemble déjà au lycée ! Nous habitons à côté d’Arcachon. Je m’appelle Lou, j’ai 29 ans et je [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je m’appelle Elena, j&rsquo;ai 30 ans et je suis la maman d’Aimée qui a 8 mois. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes mariées depuis 2021, mais nous nous connaissons depuis très longtemps puisqu’on sortait ensemble déjà au lycée ! Nous habitons à côté d’Arcachon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je m’appelle Lou, j’ai 29 ans et je suis aussi la maman d’Aimée, que nous avons eu suite à un parcours de PMA en France, puis ensuite à l’étranger. Je suis en congé parental.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous initié ce parcours pour faire famille ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons commencé par un parcours de PMA en France, assez classique au CECOS* de Bordeaux. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous étions toutes les deux jeunes, il n’y avait pas de difficultés médicales connues dans notre dossier, nous avons donc bénéficié d’inséminations avec donneur (IAD). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, nous avons enchaîné plusieurs grossesses arrêtées avant d’arriver à terme, puis des échecs de FIV. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était très difficile pour nous.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous connu le don d’embryon ? De quoi s’agit-il exactement ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée de ces multiples échecs, un couple d’amies lesbiennes nous a parlé de leur parcours : elles sont allées en Espagne dans une clinique pour un parcours d’adoption d’embryon. Ce sont donc elles qui nous ont introduites à cette méthode inconnue pour nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On parle généralement d’adoption d&#8217;embryon au sens large. Nous avons bénéficié d’un don d’embryon pour accueillir un embryon. L’adoption renferme le don-l’accueil-l’adoption d’embryon, c’est la même chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette clinique, il s&rsquo;agissait majoritairement de doubles dons, mais ça peut aussi être tout à fait un embryon issu d&rsquo;un traitement entre une donneuse et un patient ou même deux patients ; donc un couple, ou une femme seule, qui a terminé son parcours de conception, qui ne veut pas d’autre grossesse, qui a des embryons récents en stock et qui décide d’en faire don.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une technique qui reste peu, voire pas, conseillée dans les cliniques espagnoles car elle est moins lucrative…. La première clinique que nous avions contactée en Espagne nous a découragé de choisir cette méthode. En effet, les cliniques essaient davantage de diriger les personnes vers le double don, qui est plus avantageux financièrement pour elles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment cela s’est donc passé pour vous ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons opté pour la même clinique que nos amies, avec un médecin très partant pour cette méthode-là. Une fois la décision prise, la suite a été plutôt rapide. En mars 2024, nous avons échangé une première fois sur l&rsquo;adoption d’embryon, sur la manière de sélectionner les embryons et le protocole de transfert. Nous étions sur liste d&rsquo;attente, plutôt courte, le temps de sélectionner les embryons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois mois plus tard, au mois de juin, nous avons reçu un appel du médecin : un don d’embryons correspondait à nos critères. Nous n’avions pas donné de critères physiques (rapprochement de nos phénotypes), en revanche, nous voulions des embryons de donneur et donneuse avec une fertilité prouvée (c’est-à-dire qui ont déjà des enfants nés vivants).</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet, nous avons fait le transfert d’un de ces embryons : c’était Aimée, qui est née en mars 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelles différences avez-vous identifiées entre la France et l’Espagne ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En France, le diagnostic pré-implantatoire (DPI) n’est pas autorisé pour tous les embryons. C’est une biopsie de l’embryon qui est réalisée uniquement en cas d’anomalie décelée sur les caryotypes. En l&rsquo;occurrence, mon caryotype était normal, et celui du donneur également car c’est une des conditions pour pouvoir donner. Dans notre cas, nous n’étions donc pas en mesure de savoir (et nous ne saurons jamais) pourquoi les grossesses suite aux IAD se sont arrêtées. Il est possible que cela vienne du donneur ou bien de la faute à pas de chance.&nbsp; C’est pourquoi nous nous sommes dirigées vers l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Espagne, même s’il y a deux caryotypes normaux, on peut faire ce diagnostic pré-implantatoire (DPI) sur les embryons. On sait donc qu’on va implanter un embryon qui génétiquement a le bon nombre de chromosomes, ce qui réduit déjà énormément le risque d’arrêts de grossesse qui découlent en majorité d’“accidents chromosomiques” au moment de la division cellulaire, même avec des caryotypes normaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, c’est une réalité : les dons de sperme sont moins qualitatifs. Alors qu’en Espagne, les dons sont rémunérés, donc il y a beaucoup plus de donneurs. En France, il y a même moins de donneurs que de donneuses, donc peu de tri des gamètes mâles. On le voit dans le compte-rendu des inséminations dans lesquelles il est écrit qu’il y a peu de mobilité des spermatozoïdes, ou peu de spermatozoïdes : des dons sont acceptés en France avec des spermogrammes qui ne seraient même pas acceptés à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Savez-vous quel est le régime d’anonymat pour les personnes qui ont donné ? Et quel est votre rapport à l’anonymat ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Espagne, c’est le régime de l’anonymat complet des donneurs et donneuses. C’est le même régime qui s’applique pour les accueils d’embryon. C’est un point qu’on avait déjà discuté avec un biologiste en France quand j’ai donné mes ovocytes avant même de débuter notre parcours PMA. C’était avant l’entrée en vigueur du décret d’application de la loi bioéthique de 2021. Pour ce biologiste, seule une très faible partie des personnes nées de don de gamètes font la demande d’accès aux origines. Donc cette levée de l’anonymat des dons de gamète était pour lui un faux sujet. Pour nous aussi, le sujet était clair : l&rsquo;important pour les enfants, c’est de connaître leur histoire, comment iel sont arrivé⸱es, et non pas l’identité d’une personne qui ne fait pas partie de leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes extrêmement reconnaissantes de ces multiples dons. C’est toute une chaîne de générosité : une donneuse, un donneur, un couple ou une femme seule qui décide de donner ses embryons récents.&nbsp;Mais pour nous, ces personnes restent des donneurs et donneuses. Comme moi qui ai donné mes ovocytes, je ne me considère pas partie prenante d’un projet d’enfant de quelqu’un d’autre. Ce sont des personnes qui nous ont donné un coup de pouce pour fonder une famille et c’est le plus beau des cadeaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On n’a pas de problème avec cet anonymat car on a prévu d’être extrêmement transparentes avec Aimée. Et on le fait déjà, elle a déjà entendu cette histoire plein de fois, notamment par des livres sur comment elle est arrivée. L’important pour un enfant, c’est de savoir qu’elle est arrivée dans l’amour et qu&rsquo;on l’a attendue. Je ne suis vraiment pas sûre de l’importance de mettre un nom sur un donneur, d’autant plus que le régime de non-anonymat en France prévoit qu’à sa majorité, l’enfant peut obtenir les données identifiantes des donneurs : nom, prénom, genre, date et lieu de naissance, et c’est tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est ce que ce double don de gamètes a changé pour vous ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous n’avons jamais accordé d’importance à transmettre notre patrimoine génétique. Je pense que si on avait eu connaissance de cette méthode dès le début de notre parcours, c’est possible qu’on l’ait choisi plutôt qu’une autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous étions arrivées à un moment de notre parcours où, moi qui ai porté notre fille, je n’avais plus confiance dans mon corps. De mon côté, ça m&rsquo;a donc déchargé d’une responsabilité : ce n’était plus ma génétique qui entrait en jeu et on repartait sur de bonnes bases. Nous savions que ces embryons-là donnaient des bébés et pour nous, c’était ça l’important.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons eu toutes les deux la même émotion quand Aimée quand elle est née, quand on l’a rencontrée, ça a été notre fille tout de suite. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est elle qu&rsquo;on attendait. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela est un grand cheminement, plein de décisions et de coups du destin qui nous ont fait arriver jusqu’à elle. C’est la méthode qui nous fallait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que dites-vous à des personnes qui pourraient avoir besoin d’un don ou d’un double don de gamètes et qui ne connaissent pas du tout le don d’embryon ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un cheminement très personnel de renoncer à la transmission de son patrimoine génétique. Je pense que pour certaines personnes ce n’est pas un sujet dès le départ et que pour d’autres ça prend du temps. C’est quelque chose qui ne se commande pas vraiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la question se pose pour des raisons médicales, ce qui peut aider, c’est de se renseigner beaucoup sur l’épigénétique. Également lire beaucoup de témoignages de parents d&rsquo;enfants nés de dons de gamètes. Car en pratique, on se rend compte que la transmission génétique est une toute petite partie de la personnalité et des traits physiques d’un être humain. Avec l’épigénétique, très souvent, les enfants ressemblent à leurs parents alors même qu’il n’y a aucun patrimoine génétique commun, que ce soit physiquement ou dans les attitudes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans notre quotidien, ne pas partager un patrimoine génétique, ça ne change rien du tout. Les gens nous disent tout le temps qu’elle nous ressemble, les gens ne se posent pas la question alors qu’elle est blonde aux yeux bleus et qu’on est toutes les deux brunes aux yeux marrons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dernier mot ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une méthode qui n’est donc pas très présentée par les cliniques à l’étranger pour des raisons financières, mais nous pensons vraiment que c’est une super technique. Ce sont des embryons qui existent déjà, ce sont des couples de gamètes qui donnent des bébés en bonne santé. Je pense que lorsqu’on a eu un parcours d&rsquo;arrêt de grossesse c’est hyper précieux de pouvoir faire le DPI, qui donne une grande sérénité pendant le premier trimestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une méthode qui ressemble à une insémination sur le principe, mais à la place de placer des paillettes, c’est un embryon tout beau tout prêt. En France, cette méthode est très très restrictive et il y a une très longue attente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment avez-vous connu le Collectif Famille⸱s?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous sommes beaucoup appuyées sur le travail et les ressources du Collectif Famille⸱s dès sa création. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme nous n’étions pas encore mamans, c’était trop douloureux, nous nous sentions pas à notre place. Par notre parcours difficile, nous avions du mal à être confrontées aux familles déjà créées et aux bébés, même dans la vie de tous les jours. Nous étions adhérentes, mais sans venir aux événements. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est depuis la naissance d’Aimée qu’on a eu ce besoin de rencontrer ces familles qui ressemblent à la nôtre, surtout Elena d’ailleurs. On a aucune famille homoparentale autour de nous, c’est pourquoi nous avons plus besoin de se retrouver en communauté. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons participé à notre première Journée en Famille⸱s, à Bordeaux. C’était vraiment très chouette, on a même échangé des numéros pour faire des sorties à Bordeaux ensemble. Et puis nous avons prévu de venir au Family Pride Festival 2026 et de faire du bénévolat pour et au sein du Collectif !</p>



<p class="wp-block-paragraph">*<em>CECOS = Centres d&rsquo;Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/pma-don-dembryon-espagne/">Lou et Elena : notre bébé née grâce à un don d’embryon en Espagne</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
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		<title>Après l&#8217;amour, encore d’Agnès Vannouvong</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/apres-lamour-encore-agnes-vannouvong/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 15:26:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Héroïne lesbienne]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<category><![CDATA[roman lgbt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Résumé : Dune est écrivaine et déteste vivre sans amour. Sa meilleure amie l’encourage donc à s’inscrire sur un site de rencontres lesbiennes. Mais l’amour 2.0 réserve des surprises. Bientôt, son catalogue s’étoffe : Lucie, 40 ans, commence par lui poser un lapin ; Bichette, 33 ans, gardienne de prison à Fleury-Mérogis, aime la chick lit et la New [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Résumé :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dune est écrivaine et déteste vivre sans amour. Sa meilleure amie l’encourage donc à s’inscrire sur un site de rencontres lesbiennes. Mais l’amour 2.0 réserve des surprises. Bientôt, son catalogue s’étoffe : Lucie, 40 ans, commence par lui poser un lapin ; Bichette, 33 ans, gardienne de prison à Fleury-Mérogis, aime la chick lit et la <em>New Romance</em> ; Marianne, mariée et enceinte, cherche à échapper à un quotidien familial pesant ; Alix, médecin ophtalmo, la traîne à Drouot admirer des céramiques puis disparaît dans la nature. <br>Autant de rencontres éclectiques qui la laissent souvent insatisfaite. <br>Finalement, c’est dans la vie réelle, au sortir d’une cabine d’essayage, qu’elle croise celle qui va durablement s’installer dans son existence. Avec Garance, l’inconnue du Monoprix, une histoire semble possible et la vraie aventure commence. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fois romantique et cru, joyeux et d’une grande liberté de ton, le roman d’Agnès Vannouvong se teinte aussi d’une tonalité introspective.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">un peu plus sur l&rsquo;auteur</h2>



<h4 class="wp-block-heading">Agnès vannouvong</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Agnès Vannouvong est une romancière française née en 1977.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Docteur ès lettres (Université de Paris VIII), elle enseigne les Gender studies à l’Université de Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est l’auteur de plusieurs essais et romans dont « Après l&rsquo;amour » (2013), « Gabrielle » (2015), « Dans la jungle » (2016) et « La collectionneuse » (2019).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">« Ce roman, c’est une surprise. Il fait du bien parce qu’il parle d’amours lesbiens, parce qu’il est joyeux, décalé et qu’il donne envie de tomber amoureux·ses, ou au moins de faire des rencontres ! L’écriture est fluide, facile à lire, drôle et percutante. Je vous le recommande à 100% ! »<br><em>Marie-Clémence, co-fondatrice du Collectif Famille·s</em></p>
</blockquote>
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		<title>Johan ou naître dans une famille homoparentale dans les années 80</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/johan-ou-naitre-dans-une-famille-homoparentale-dans-les-annees-80/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 10:07:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant.s]]></category>
		<category><![CDATA[Famille.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peux-tu présenter ta famille ? J’ai 40 ans, je suis marié et avec ma femme, nous avons une fille qui a 5 ans. J’ai grandi avec ma mère lesbienne et ses compagnes successives. Elle nous a quittés il y a vingt ans maintenant et aurait 70 ans aujourd’hui. Ma mère a d’abord vécu avec un [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peux-tu présenter ta famille ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai 40 ans, je suis marié et avec ma femme, nous avons une fille qui a 5 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai grandi avec ma mère lesbienne et ses compagnes successives. Elle nous a quittés il y a vingt ans maintenant et aurait 70 ans aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma mère a d’abord vécu avec un homme avec qui elle a eu un premier enfant. Elle a ensuite eu une relation avec une femme et son ex a obtenu la garde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, avec sa compagne de l’époque, elle a eu le désir d’avoir un autre enfant. Sa compagne a donc recherché un donneur connu, pour des raisons génétiques et afin d’avoir ses informations ou une photo si l’enfant le demande. Mon père est ainsi un de leurs amis de l’époque. C’est d’abord la compagne de ma mère qui a essayé. Une fois la grossesse concluante, ma mère a eu un sursaut d’envie et a suivi le même “mode opératoire” : j’ai donc une grande sœur qui a 4 mois de plus que moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’ailleurs la première fois que je lis ce que j’ai vécu dans un article (celui de <em>Libération</em>) : naître sans assistance médicale à la suite d’une insémination sans le regard d’un médecin. On parle d’une insémination médicalement assistée mais là, plutôt qu’un médecin, c’est une copine qui “assiste”. Puis Il faut un donneur, une pipette. Ma mère m’a donc eu comme ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, ça n’a pas beaucoup duré, ma mère et sa compagne se sont séparées. J’ai perdu contact au fur et à mesure avec ma grande sœur, quasi une jumelle en termes d’âge, car sa mère a coupé les ponts sur son passé lesbien. J’ai le souvenir malgré tout d’une famille soudée car mon père a essayé d&rsquo;être plus présent à partir de ce moment-là. Il n’a pas fait jouer ses droits, mais a obtenu de ma mère d’être plus présent même si ce n’est pas ce qu’elle avait en tête et qu’il avait consenti à être seulement un géniteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est ensuite parti vivre en Argentine quand j’avais 10 ans, je suis allé le voir tous les quatre ou cinq ans. Depuis que je suis adulte, il a fait l’effort de venir nous voir deux fois, à l’occasion de mon mariage et pour rencontrer sa petite-fille. Je considère que j’ai un père, mais il n’est pas une figure parentale non plus. Il avait du temps avec nous deux quand nous étions petits avec ma soeur. Puis, avec la très grande distance et l’absence des moyens de communication actuels, ce n’était pas facile de communiquer. La relation s’est faite à l’adolescence quand j’y allais et quand il venait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est surtout ma mère qui m’a élevée avec ses différentes compagnes. Elle a eu une vie bien chargée et chacune d’elles m’a aidé à grandir et m’a apporté quelque chose d’intéressant. J’en ai au moins 4 en tête, une c’était l’informatique et l’autre le côté artistique. Et pour répondre aux clichés selon lesquels il aurait pu me manquer quelque chose de primordial : c’est mon oncle qui m’a appris à me raser !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment l’entourage de ta mère et celui de ton père ont accueilli ce schéma familial à l’époque ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai connu ma famille paternelle qui ne m’a jamais ignoré, malgré sa vision plutôt vieux jeu. Mon père était considéré comme un électron libre et cette forme de paternité a été prise comme une de ses lubies parmi d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté de ma mère, il n’y a jamais eu de souci. Elle était l’aînée d’une famille de 7 et elle avait plutôt l’autorité pour imposer ses choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel a été le plus gros obstacle que tu as rencontré dans ta vie dans ce schéma familial extraordinaire pour l’époque ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai très mal vécu la <em>Manif pour tous.</em> Je vivais dans le XVIe et voir des drapeaux un papa-une maman c’était très difficile. J’ai donc découvert tardivement à ce moment là **que je faisais partie d’une minorité étant enfant d’une mère lesbienne.&nbsp; Or j‘avais jusque-là ressenti comme un avantage d’avoir été élevé dans un cadre familial stable avec une mère célibataire. C’est d’ailleurs ma cousine qui m’a, à l’époque, informé que ma mère était lesbienne, je n’avais même pas tilté plus jeune !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma mère qui était très “Dolto”, a vu que j’avais des maladies chroniques et croyait que je somatisais. Elle m’a donc expliqué plusieurs fois ma naissance, elle était persuadée que le corps traduisait des non-dits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma mère m’a tout de même beaucoup épargné. J’ai été étonné plus tard d’une réaction d’un pote, faisant partie des personnes qui ne pouvaient pas croire que je vivais bien les choses :&nbsp; il m’a dit que ce n’était pas possible que je sois heureux avec mon mode de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc aujourd’hui seulement et par le biais du vécu de ma fille qui a plus de grand-parents que les autres camarades de sa classe (et qui le vit très bien!) que je découvre cette structure de famille nombreuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment se passe ton quotidien aujourd&rsquo;hui dans ta famille ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ma fille connaît son arbre généalogique, même si l’histoire est encore plus compliquée (sinon ce serait pas drôle !). En effet, il y a trois ans, j’ai fait l’objet d’une adoption simple par ma marraine, une amie de ma mère du groupe de 10 copines lesbiennes. Ma fille a donc 2 grand-mères de plus !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ma fille, je décris ma famille qui compte une demi-douzaine de grand-parents. Et ma femme qui est africaine lui parle aussi de la sienne car pour elle, les liens d’après sont aussi importants que les liens du sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A une époque, j’avais un peu tendance à préserver les gens. Maintenant, je n&rsquo;en ai rien à faire et depuis les manifestations, je suis beaucoup plus vindicatif. Je n’hésite plus à parler de ma famille, je n’ai plus envie de me cacher. C’est aux gens de s’adapter à mon modèle familial et pas l’inverse, d’autant plus que c’est moi aujourd’hui qui porte ce schéma là et non plus ma mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>As-tu des ressources et des conseils à donner à des enfants “grands” aujourd’hui qui sont dans cette situation ? Histoire de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls et de les aider à se projeter ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, j’ai eu la chance d’avoir des exemples car j’ai grandi dans ce groupe de copines de ma mère et donc avec des enfants de familles homoparentales. On a tendance à vouloir étouffer ou inhiber les gens sur le fait qu’on est une sorte d’anomalie, mais il faut se rassurer sur le fait qu’on n’est ni seuls ni les premiers. Cela fait quand même des années, ce n’est en rien quelque chose de nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je voudrais dire à ces enfants là, ou adultes, que c’est une chance d’avoir été élevés avec beaucoup plus de référentiels. Chaque famille est différente, le modèle Ricoré un papa-une maman et deux enfants n’existe plus. Il vaut mieux arrêter de réfléchir en termes de genre, mais plutôt en termes de référentiels. LA personne peut nous apporter tout ce qui est nécessaire, que ce soit un homme ou une femme, il n’y a aucun manque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, ma fille est métisse, on peut trouver des modèles de référence. On lit beaucoup les livres “Les femmes qui ont fait l’histoire”, et je regrette qu’il n’y ait pas encore de catégorie queer, ni de fille queer racisée dans cette collection. Il faut vraiment que la prochaine génération ait accès à ces histoires-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moi j’ai comme référence De Niro qui avait un père homosexuel, et je me rends compte que je suis entouré de gens beaucoup moins inhibés, ne serait-ce que sexuellement. Et on n’est pas toustes devenus homosexuel·les !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour finir, quel message as-tu envie de transmettre à la société ? Que dirais-tu à ceux et celles qui veulent s’engager pour soutenir nos familles ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On reste quand même une minorité invisibilisée. C’est à la société de s’ouvrir au fait qu’il n’existe pas un seul modèle de famille. J’invite les personnes intéressées à essayer de lutter un petit peu pour nos familles car nous sommes entourés de gens de plus en plus réac’.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, la communication est la meilleure solution, il est possible de montrer aux gens qui ne veulent pas voir de bons exemples à quel point on peut vivre comme ça et être heureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je sens qu’il y a quand même une pression sociale de passer par le médecin pour procréer, qui doit décider si oui ou non ces personnes peuvent avoir des enfants, et j’aimerais bien que ce ne soit plus un tabou. Dire aux gens qu’il est possible d’utiliser une pipette pour concevoir un enfant est une libération importante. Je suis à nouveau étonné dans un sens très positif de l’avoir lu dans le témoignage de <em>Libération</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
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		<item>
		<title>Mouette et Chouette</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/mouette-et-chouette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 May 2025 18:56:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Albums jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Famille avec deux mamans]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>album jeunesse de Sandra Le Guen, 2024 Mouette et Chouette sont aussi différentes que le jour et la nuit. Et pourtant quand elles se rencontrent, c&#8217;est le coup de foudre ! Ensemble, elles vivent un magnifique voyage jusqu&#8217;à se lancer dans la plus belle des aventures : fonder leur propre nid douillet. Une belle histoire [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>album jeunesse de Sandra Le Guen, 2024</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mouette et Chouette sont aussi différentes que le jour et la nuit. Et pourtant quand elles se rencontrent, c&rsquo;est le coup de foudre ! Ensemble, elles vivent un magnifique voyage jusqu&rsquo;à se lancer dans la plus belle des aventures : fonder leur propre nid douillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une belle histoire d&rsquo;amour entre une mouette et une chouette qui veulent fonder une famille&#8230; Des dessins magnifiques aux couleurs douces ! A lire sans modération le soir avant le dodo (ou même à d&rsquo;autres moments !) 🌈</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Sandra Le Guen</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Durant plusieurs années, après une maîtrise de Lettres modernes passée à l&rsquo;université Rennes 2, Sandra Le Guen a travaillé comme journaliste dans la presse autour de la littérature jeunesse.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Une jolie histoire jeunesse qui traite de l&rsquo;homoparentalité de façon douce et juste ! C&rsquo;est adorable, sensible et coloré ! Les enfants adorent ! »</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Cléo, bénévole au Collectif Famille·s</p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>De mères en filles</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/de-meres-en-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Mar 2025 21:11:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essai et guide]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dix récits de transmission féministe à l&#8217;ère de MeToo, 2025 Alors que le féminisme se réinvente et que les débats sur les acquis post-MeToo restent vifs, qu&#8217;en est-il de la relation mères-filles ? Que transmettent les mères à leurs filles dans une société où la place de la femme se transforme ?10 autrices reconnues interrogent [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dix récits de transmission féministe à l&rsquo;ère de MeToo</strong>, <strong>202</strong>5</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le féminisme se réinvente et que les débats sur les acquis post-MeToo restent vifs, qu&rsquo;en est-il de la relation mères-filles ? Que transmettent les mères à leurs filles dans une société où la place de la femme se transforme ?<br>10 autrices reconnues interrogent la transmission des modèles féministes à la lumière de leur propre héritage, dans ce recueil de récits percutants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel modèle nos mères nous ont-elles donné à voir ? Que transmettons-nous à notre tour à nos filles ?</strong><br>Telles sont les questions que se posent les autrices de ce livre, point de départ de ces dix récits introspectifs, qui passent à la loupe féministe l&rsquo;héritage collectif et familial. Car si chaque génération de femmes a dû faire face à ses propres normes et diktats, et lutter pour son émancipation, la suivante en est l&rsquo;héritière qui reprend le flambeau.<br>Mais à une question commune – comment protéger son enfant et la préparer à vivre dans un monde où les discriminations et violences envers les filles sont encore nombreuses ? – les réponses sont multiples. Devenir mère est un profond bouleversement intime qui mène à redéfinir les liens avec sa propre mère, à revisiter son histoire, à questionner le modèle que l&rsquo;on a reçu, et sa propre transmission à son enfant. Bien que chaque cheminement soit singulier, ces récits résonnent pourtant avec d&rsquo;autres parcours, et se répondent. De mère en fille, et de fille en mère, le féminisme ne coule pas forcément de source, mais il permet une relecture de l&rsquo;intime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouve notamment Marie-Clémence Bordet-Nicaise, co-fondatrice du Collectif Famille·s et aussi Sophie Astrabie, Aurélia Blanc, , Doan Bui, Pauline Harmange, Marie-Émilie Michel, Ovidie, Léa Todorov, Maaï Youssef, Nepthys Zwer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Un livre magnifique qui permet de penser sa place filiation (en tant que fille, en tant que mère/parent). J&rsquo;y ai notamment trouvé un texte que j&rsquo;ai pu partager avec ma fille. Un moment magique. » Marie, membre du Collectif</p>
</blockquote>
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		<title>Gouines</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/gouines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2025 08:32:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essai et guide]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récit écrit par un collectif composé d’autrices, d’artistes et d’activistes, 2024 À travers un collectif composé d’autrices, d’artistes et d’activistes, cet ouvrage entend mettre en lumière à destination du plus grand nombre la richesse des identités lesbiennes d’aujourd’hui. Puissant ! un collectif réuni pour des récits qui nomment, témoignent, pensent et rendent visibles la pluralité [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Récit écrit par un collectif composé d’autrices, d’artistes et d’activistes</strong>, <strong>2024</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers un collectif composé d’autrices, d’artistes et d’activistes, cet ouvrage entend mettre en lumière à destination du plus grand nombre la richesse des identités lesbiennes d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puissant ! un collectif réuni pour des récits qui nomment, témoignent, pensent et rendent visibles la pluralité des identités lesbiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qu’être <em>gouine</em> ? Bien plus qu’une orientation sexuelle, l’homosexualité féminine se conjugue au pluriel : ce sont des identités, riches et diverses. Invisibilisées, les lesbiennes ne sont ni vues, ni lues, ni écoutées dans l’espace public et politique. Surtout, elles connaissent la double peine, croisement de l’homophobie et du sexisme : la lesbophobie, qui s’immisce dans toutes les sphères et les communautés de notre société, même dans les plus inclusives. Pour lutter contre ces discriminations et ces violences, il est donc urgent de donner à lire des vécus et des réflexions lesbiennes contemporaines. À travers un collectif composé d’autrices, d’artistes et d’activistes, cet ouvrage entend mettre en lumière à destination du plus grand nombre la richesse des identités lesbiennes d’aujourd’hui.</p>
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