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	<title>Archives des Famille - Collectif Famille.s</title>
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	<description>Parentalités LGBTQIA+</description>
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	<title>Archives des Famille - Collectif Famille.s</title>
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		<title>Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (1/3)</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 20:28:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. Ce mois-ci, vous pourrez lire les témoignages émouvants de la Mamina et le Papi de cœur de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. </p>



<p>Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. </p>



<p>Ce mois-ci, vous pourrez lire les témoignages émouvants de<strong> la Mamina et le Papi de cœur de Aube</strong> et de<strong> la Mamicha de trois petits loulous</strong>. <br>Le mois prochain, ce seront ceux de la <strong>Mamina d’Aismée</strong> et ceux du <strong>Papi de Nathan </strong>et également les mots de sa <strong>Mamiti</strong>.</p>



<p><a href="#Chantal-et-Patrick">Chantal &amp; Patrick</a> &#8211; <a href="#Charline">Charline</a></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="Chantal-et-Patrick"><strong>Chantal et Patrick, Mamina et Papi de cœur de Aube : “Moi qui ai eu des parents divorcés et un père jamais présent, j’aurais bien aimé avoir deux papas comme ça.”</strong></h2>



<p><em>Chantal</em> : Je suis Chantal, la maman de Nathan, qui est un des papas de Aube qui a 2 ans et deux mois. Elle m’appelle Mamillon, mais pour qu’elle différencie entre les deux mamies, je lui ai proposé Mamina.</p>



<p><em>Patrick</em> : Je suis Patrick et je suis le Papi de cœur de Aube, parce que je suis une pièce rapportée. Nous sommes ensemble depuis 6 ans et que ses deux papis sont décédés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ ? Quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</strong></h3>



<p><em>Chantal</em> : Déjà, je savais que ça faisait un moment que mon fils fréquentait des garçons. Il m’a présenté Axel, et m’a dit que c’était l’homme de sa vie et qu’ils allaient se marier. J’étais heureuse. Ensuite, ils nous ont parlé de leur volonté, non pas d’adopter, mais de faire une demande de GPA aux États-Unis. En France, c’est interdit, en Espagne aussi. C’est la première fois qu’on me parlait de ça, je n’y comprenais rien. Ça ne m’a pas posé de problème sur le fond car j’estime que ce sont deux garçons responsables. Ils étaient heureux de cette démarche qui n’était pas si facile que ça. Nous avons été préparés à tout cela car ils nous informaient assez régulièrement, notamment via des visios quand ils étaient aux États-Unis. Quand ils nous ont révélé qu’après plusieurs tentatives, cela avait marché, j’ai pleuré. J’étais heureuse pour eux, j’étais émue parce qu’en plus c&rsquo;est ma première petite fille.</p>



<p>J&rsquo;avais peur des démarches administratives aux États-Unis et du retour en France. Finalement, tout s’est bien déroulé, notamment les papiers. Pour le retour avec la petite, nous les attendions à l’aéroport : il y avait l’autre mamie, un frère d’Axel, tous avec les larmes aux yeux de la voir pour de vrai et l’amour qu’ils ont pour leur fille. Autour de nous, les gens se demandaient ce qu’il se passait !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, avez-vous des conseils à de futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p><em>Chantal</em> : Je n’ai pas eu de questions à part la GPA que je ne connaissais pas, même si j’avais entendu parler du don de gamètes. Mais en tant que femme et en tant que mère, j’avais du mal à m’imaginer comment une femme qui porte un bébé pour d’autres personnes fait pour ne pas rentrer en affection. Quand on est enceinte, on crée des liens avec cet enfant, donc j’avais peur du moment où elle allait devoir laisser la petite aux papas.</p>



<p>La GPA ou bien l’adoption ne me posent pas de problème. Mais en tant que femme, je peux me poser des questions par rapport aux femmes qui font cette démarche. Le fait que celle-ci se monnaye, l’argent qui est en jeu me dérange un peu plus.</p>



<p><em>Patrick</em> : À partir du moment où les gens sont heureux, pour moi c’est le principal. La seule question qui peut me venir à l’esprit, c’est la question de la petite plus tard. On sait que les enfants cherchent toujours leurs origines. L’avenir nous dira si ça posera un problème et ce dont elle a besoin. Mais son papa Axel a créé des podcasts pour lui expliquer toute son histoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous rend fier·e en tant que grand-parent dans cette histoire ?</strong></h3>



<p><em>Chantal</em> : Je suis fière de leur démarche, qui n’est pas évidente à faire, et fière d’avoir cette petite puce. On ne la voit pas souvent, mais il est évident qu’elle est vraiment bien dans sa peau, heureuse avec ses deux papas. Moi personnellement qui ai eu des parents divorcés et un père jamais présent, j’aurais bien aimé avoir deux papas comme ça.</p>



<p><em>Patrick</em> : Comme je le disais, le principal c’est que les gens soient heureux. A l’heure d’aujourd’hui, c’est le plus important.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà été confronté·e à des remarques maladroites ou discriminantes ? Si oui, comment avez-vous réagi ?</strong></h3>



<p><em>Chantal</em> : Ce qui est terrible, c’est le regard des autres sur les façons de vivre. On a le droit de vivre et de vivre comme on veut. J’évite ce genre de discussion parce que je monte facilement aux créneaux face aux discours racistes et homophobes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vivez-vous votre rôle de grand-parent dans cette famille ?</strong></h3>



<p><em>Chantal</em> : On ne vit pas vraiment notre rôle au jour le jour parce qu’on est très loin d’elle. Récemment, nous sommes restés chez eux presque 3 semaines. Nous avons ainsi pu être avec elle dans sa vie de tous les jours, nous allions la chercher à la crèche et nous nous occupions du coucher. Elle se sent en sécurité avec nous.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu des conversations avec vos petits-enfants sur la diversité des modèles familiaux ? Qu’est-ce que cela change (ou pas) dans votre relation avec eux ?</strong></h3>



<p><em>Chantal</em> : Nous n’avons pas de conversation vu son âge, mais je lui ai lu des choses sous forme d’histoires. Et elle a beaucoup de livres qui peuvent expliquer ça aussi, sur les différents types de familles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment en parlez-vous autour de vous (amis, voisins, autres membres de la famille) ?</strong></h3>



<p><em>Chantal</em> : J’en parle très librement. J’aborde souvent le sujet en disant “mon fils et son mari”. Je parle de ma petite-fille sans cacher les choses. Quand on me dit “et la maman?”, je dis qu’il y en n’a pas. Il y a une femme qui a porté et avec qui ils ont gardé un lien. Elle-même a répertorié dans un livre les étapes qu’elle a vécues, du début de la grossesse jusqu’à l’accouchement, qu’elle a donné aux papas. Ils communiquent ensemble aujourd&rsquo;hui. Nous avons du mal avec l’anglais, mais pour les deux ans de Aube, nous l’avons appelée. Le lien est important et je trouve cela formidable. Par ailleurs, Aube a deux tatas, elle a des femmes dans sa famille, elle a une marraine qui est très proche aussi. C’est une petite fille équilibrée, qui sait bien ce qu&rsquo;elle veut déjà, elle a son caractère.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p><em>Patrick</em> : Ce qui me dérange le plus, c’est la méchanceté des gens sur les choix de vie de chacun et chacune.</p>



<p><em>Chantal :</em> Je suis pour le bonheur des enfants et la joie dans la famille. Personnellement, je n’ai pas connu ce bonheur avec ma propre famille. Je vois qu’elle est heureuse, qu’ils sont heureux, qu’elle va bien et qu’ils sont beaucoup entourés de leurs amis. C’est un super exemple.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="Charline"><strong>Charline, Mamicha de 3 petits loulous : ”Il faut véhiculer cette famille au sens élargi pour tous les jeunes qui sont perdus et qui se cherchent”</strong></h2>



<p>Je suis Charline, je suis maman de quatre enfants et Mamicha de trois petits-enfants. Je suis la mère de Florian, bénévole au Collectif Famille.s.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ et quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</strong></h3>



<p>Cela fait longtemps que Florian et Mathieu sont ensemble et qu’on les voit évoluer et vouloir fonder leur famille. Il y a eu d&rsquo;abord leur mariage et puis on a suivi tout leur parcours d’adoption. L’arrivée des trois loulous, c’était un cadeau de noël, car c’est à cette période-là que nous avons appris que c’était une adoption d’une fratrie de trois enfants !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, avez-vous des conseils pour de futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p>Flo et Mathieu nous ont très bien guidés et accompagnés sur ce sujet. Ils avaient une réponse à chaque question qu’on pouvait leur poser. Nous n’étions pas du tout grand-parents, donc c’était une découverte. Nous n’avions pas de normalité ou de guide, nous savions juste ce que nous n’avions pas envie d’être. Pour moi, la famille ce n’est pas être critique et juge, c’est accompagner, donc c’était d’abord être à l’écoute de ces enfants et comprendre leurs besoins. Ce qui était important, c’était leur bulle et comment ils souhaitaient former leur famille.</p>



<p>Je voudrais dire à ces futurs grand-parents de profiter de ce statut de grand-parents ! C’est pas parce que nous on a pris une direction pour construire une famille que nos enfants vont prendre la même direction.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous rend fier·e en tant que grand-parent dans cette histoire ?</strong></h3>



<p>Avant de me rendre fière, ça me rend heureuse. Ce sont des petits rayons de soleil. Quand on devient maman ou papa, on se rend compte que beaucoup de choses changent, et que tout notre univers égocentré se tourne vers quelque chose de plus important que nous. Et nous avons la même chose avec les petits-enfants, c’est précieux.</p>



<p>En plus avec l’adoption, nous avons besoin de créer un lien, car il n’est pas naturel. Nous avons peut-être envie de “rattraper un peu le temps”. En tout cas, ce sont des enfants qui ont des besoins, auxquels il faut vraiment faire en sorte d’apporter des réponses. Ce sont même parfois des besoins auxquels ils ne pensent pas, comme simplement donner et recevoir de l’amour et du respect, et se mettre en sécurité. Selon moi, c’est beaucoup plus léger d’être grand-parent que d’être parent. Ce n’est pas nous qui mettons les règles du jeu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà été confronté·e à des remarques maladroites ou discriminantes ? Si oui, comment avez-vous réagi ?</strong></h3>



<p>Je ne laisse pas la place à ces discours-là, parce que je suis fière et heureuse de ça. Ma normalité à moi c’est ça, et c’est tout, je n’écoute pas. C’est important de pouvoir le dire. Je reste persuadée qu’on a toujours peur de ce qu’on ne connaît pas, sauf que si on n’en parle pas et qu’on ne le regarde pas on ne peut pas savoir. Je trouve que Flo et Mathieu étaient faits pour se rencontrer et pour rencontrer ces enfants-là. C’est une rencontre magique et tous ceux qui le voient ou m’entourent le savent. Mon patron m’a donné mes mercredis pour que je m’occupe des enfants quand ils ont besoin.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p>Oui, sans doute, peut-être, mais juste sur un point de détail. Avant, nous n’étions jamais allés à la Pride, car on avait l’impression qu’on n’avait pas notre place là-bas. Et on s’est rendu compte, en tant que grand-parents, que si nos petits-enfants y allaient, alors on avait le droit d’y aller aussi. Le fait de le faire en famille, c’était important. C’était fort de défiler avec les loulous !</p>



<p>Je me suis rendue compte qu’il fallait véhiculer cette famille au sens élargi pour tous les jeunes qui sont perdus et qui se cherchent. Leur montrer qu’on est très heureux et épanoui et que nos fêtes de Noël sont dingues.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu des conversations avec vos petits-enfants sur la diversité des modèles familiaux ? Qu’est-ce que cela change (ou pas) dans votre relation avec eux ?</strong></h3>



<p>Ces discussions sont la base de notre famille. Il faut savoir qu’on a quatre enfants, dont trois garçons et une fille, et il y a deux couples homo et deux couples hétéro. On a le droit d’aimer qui on veut à partir du moment où c’est dans le respect et l’amour est réciproque.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h3>



<p>Je sais que beaucoup de grands-parents ne sont pas présents, parce qu’il y a un déni ou qu’ils sont dans un refus. Je trouve ça triste et cela me peine. Ça me touche beaucoup parce que je me dis que tout le monde est perdant, à cause de valeurs débiles, et surtout à cause de la peur du regard de l’autre. Donc c’est pour ça que j’ai besoin de le dire et que je dis souvent que je suis grand-mère de trois petits loulous qui sont arrivés d’un coup dans notre vie. Et qu’ils ont deux papas qui sont deux super-héros, c’est comme ça que les enfants les appellent parfois, et que c’est super chouette. Les regards que je reçois sont bienveillants, et si c’est pas le cas ou s’il y a rien, au moins c’est entendu. C’est tellement dommage de se priver de ce bonheur là.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Je suis Sofia &#8211; Céline Gandner &#038; Maël Mahon</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/je-suis-sofia-celine-gandner-mael-mahon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 20:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<category><![CDATA[Transidentité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand elle revient 21 ans après ses années de jeune fille au pair à Rome, Céline, la scénariste autrice de ce roman graphique, retrouve les deux enfants qu’elle a gardés pendant ses années en Italie. L’une des deux est Sofia, que Céline a quitté à ses cinq ans et surtout avant sa transition de genre. [&#8230;]</p>
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<p>Quand elle revient 21 ans après ses années de jeune fille au pair à Rome, Céline, la scénariste autrice de ce roman graphique, retrouve les deux enfants qu’elle a gardés pendant ses années en Italie. </p>



<p>L’une des deux est Sofia, que Céline a quitté à ses cinq ans et surtout avant sa transition de genre. </p>



<p>Par la force des choses, Céline lui demande de raconter le parcours de sa transition, des différentes étapes et émotions qui entourent son histoire et des liens familiaux. </p>



<p>Un roman graphique tout en tendresse qui parle d&rsquo;affirmation de soi, d&rsquo;écoute et d&rsquo;acceptation.</p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>Cette histoire, Céline décide de la retranscrire, avec le trait de Maël Mahon, pour témoigner son amour à Sofia et transmettre son courage et sa force au travers de l’histoire de ces retrouvailles.</em></p>



<p><em><em>Recommandation en collaboration avec et par la <strong>Bibliothequeer</strong> <a href="https://www.instagram.com/bibliothequeer/">@bibliothequeer</a> sur Instagram</em></em></p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Parents en quête de droits &#8211; Émilie Biland</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/parents-en-quete-de-droits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 20:15:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essai et guide]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Adoption]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À travers une enquête menée en France, au Canada et au Chili, cet ouvrage analyse comment les personnes LGBT+ transforment – et sont transformées par – le droit et la famille. Entre mobilisations, conquêtes juridiques et inégalités persistantes, il montre que si les droits sécurisent les parcours parentaux, leur accès reste socialement et géographiquement inégal. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À travers une enquête menée en France, au Canada et au Chili, cet ouvrage analyse comment les personnes LGBT+ transforment – et sont transformées par – le droit et la famille.</p>



<p>Entre mobilisations, conquêtes juridiques et inégalités persistantes, il montre que si les droits sécurisent les parcours parentaux, leur accès reste socialement et géographiquement inégal.</p>



<p>Un regard comparatif précieux pour penser l’avenir des familles minorisées.</p>



<p></p>



<p>Vous pouvez vous procurer <a href="https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?gcoi=27246100615350" type="link" id="https://www.pressesdesciencespo.fr/fr/book/?gcoi=27246100615350"><strong>le livre ici</strong></a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le droit des familles LGBT+ &#8211; Marie Mesnil &#038; Clélia Richard</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/le-droit-des-familles-lgbt/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 20:01:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essai et guide]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Adoption]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré les avancées récentes (mariage pour tous, AMP, adoption), le droit français continue de traiter de nombreuses familles LGBT+ comme des exceptions. Cet ouvrage propose une analyse claire et engagée des règles applicables aux personnes LGBT+, enfants comme parents, et interroge : l’égalité peut-elle progresser sans intégrer pleinement toutes les familles dans le droit commun [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Malgré les avancées récentes (mariage pour tous, AMP, adoption), le droit français continue de traiter de nombreuses familles LGBT+ comme des exceptions. Cet ouvrage propose une analyse claire et engagée des règles applicables aux personnes LGBT+, enfants comme parents, et interroge : l’égalité peut-elle progresser sans intégrer pleinement toutes les familles dans le droit commun ?</p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>Un livre plus de nécessaire qui répond de manière pratique aux questions actuelles tout en invitant en conclusion à dépasser les “petites lois”, les petits ajustements pour tendre vers une réforme globale du droit de la famille.</em></p>



<p><em>Marie Durand, présidente du Collectif Famille.s</em></p>
</blockquote>



<p>Vous pouvez vous procurer <a href="https://www.lgdj.fr/le-droit-des-familles-lgbt-mini-format-9782247243327.html"><strong>le livre ici</strong></a>.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cléo : “Montrer dans les écoles et dès le plus jeune âge qu’il n’y a pas de normes en matière de famille.s”</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/temoignage-cleo-sensibilisation-ecole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 21:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Famille.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Famille avec deux mamans]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28052</guid>

					<description><![CDATA[<p>Peux-tu te présenter ? Je m&#8217;appelle Cléo et je suis adhérente au Collectif Famille.s depuis 2020 et bénévole depuis 2023. Je suis en couple avec Clémentine et nous avons un petit garçon de cinq ans. Mon métier est enseignante en sciences médico-sociales depuis dix ans dans un lycée de Lyon en filières technologiques (ST2S). Qu&#8217;est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peux-tu te présenter ?</strong></h2>



<p>Je m&rsquo;appelle Cléo et je suis adhérente au Collectif Famille.s depuis 2020 et bénévole depuis 2023. Je suis en couple avec Clémentine et nous avons un petit garçon de cinq ans. Mon métier est enseignante en sciences médico-sociales depuis dix ans dans un lycée de Lyon en filières technologiques (ST2S).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu&rsquo;est ce qui t&rsquo;a amenée à vouloir agir dans les écoles sur le thème de la diversité des familles ?</strong></h2>



<p>Je suis enseignante et donc c’est dans mon ADN d’apporter des moyens pour parler de différents sujets dans les écoles. Avec la naissance de notre fils, puis son entrée en maternelle, je souhaitais parler de son histoire et de son schéma familial dans sa classe.</p>



<p>Cette année, comme son école travaille sur le sujet des familles, de la maison et, plus généralement, de l’environnement qui entoure l’enfant, il me semblait pertinent de proposer la sensibilisation à la diversité des familles initiée par le Collectif Famille.s. Une fois le dossier pédagogique et la séance présentés à la directrice, c’est elle qui est rapidement revenue vers moi pour déployer cela dans le plus de classes possibles.</p>



<p>Les enfants présentent en effet de plus en plus différents schémas familiaux. Il est donc intéressant de montrer dès le plus jeune âge qu’il n’y a pas de normes en matière de famille.s, mais plutôt de montrer leurs points communs. Dans la classe de mon fils, s’il y a une famille transparentale et deux familles homoparentales, c’est finalement les enfants vivant dans des familles recomposées qui avait le plus besoin de prendre la parole et de nommer les membres de leur famille.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel est le format de cet atelier avec les enfants de maternelle ?</strong></h2>



<p>L’atelier proposé par Marion, enseignante et bénévole au Collectif Famille.s, consiste en un temps de lecture du livre <em>Familles</em>, un album de Georgette. Puis nous prenons le temps d&rsquo;expliquer les différents schémas familiaux présentés dans ce livre. Ensuite, c’est un moment de parole libre avec les élèves qui permet de voir qu’il y a encore d’autres schémas familiaux qui ne sont pas dans le livre. Avec la directrice, comme nous avions décidé de laisser une trace de cet atelier, nous avons terminé avec un atelier de dessins pour que chacun dessine sa famille. Ceux-ci ont été présentés à la classe, puis aux parents lors d’un affichage. Cela a permis aux familles de se rendre compte par elle-même de la diversité des familles présentes et aussi de se voir représenté.es par leur enfant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel a été l’accueil de l’atelier par l’école ?</strong></h2>



<p>La directrice et les enseignant.es ont été très favorables et je me suis dis qu’on avait une chance de folie d’avoir une école géniale, représentant et prônant les valeurs de l’école publique et laïque. Du coup, dès le début d’année, le travail de réflexion a commencé avec les enseignant.e.s des différents niveaux. Nous avons commencé avec les grandes sections et nous allons enchaîner avec les moyennes sections, qui commencent à acquérir la représentation du bonhomme pour le dessin. Pour les petites sections, nous utiliserons des Lego qui seront pris en photo pour présenter les familles.</p>



<p>Côté parents, pour l’instant, je n’ai eu aucune mauvaise réaction. Ils ont été prévenus en amont par un mail, comme pour un cours de sport ou une sortie au cinéma, “Mme X ou M. X va venir présenter la diversité des familles”. Ce n’est pas du tout présenté comme une présentation des familles LGBTQIA+, car ce n’est pas cela l’enjeu. Le contenu répond à des objectifs pédagogiques sur les familles. C’est aussi très utile pour l’enseignant.e d’avoir le vocabulaire adapté et des outils à mettre en place pour adapter sa façon de parler et de répondre aux questions des enfants. Par exemple, en plus de l’album <em>Familles</em> présenté, nous parlons d’autres albums jeunesse comme <em>Camille veut une nouvelle famille</em>, ou encore le <em>jeu de 7 Familles de Camille</em> qui leur permet par la suite de continuer à aborder ces notions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’as-tu observé lors des premiers d&rsquo;ateliers de sensibilisation ?</strong></h2>



<p>Au début, c’était un peu stressant pour moi car j’ai vraiment l&rsquo;habitude de plus grands. Je me suis posée la question de savoir si les enfants allaient prendre la parole et réagir. Mais j’ai découvert les échanges avec des petits, leur candeur, la volonté et le plaisir de parler de leur famille. J’ai aussi aimé observer le plaisir des parents le lendemain lorsqu’ils ont découvert comment ils et elles avaient été <a href="http://xn--reprsent-e1ae.es">représenté.es</a>.</p>



<p>C’est un moment vraiment riche et très intéressant qui permet aux enfants de mettre des noms sur des membres de la famille : nommer une belle-mère, un beau-père, un demi frère ou une sœur issu.e d’un remariage, etc. C’est aussi la possibilité pour l&rsquo;enseignant.e de mettre le doigt sur des situations non connues auparavant, de repérer des éléments ou des situations problématiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que d&rsquo;autres structures que le Collectif Famille.s se sont déjà attelées à la tâche pour de si petits enfants ?</strong></h2>



<p>Je n’en ai pas connaissance. Nous recevons des documents du ministère de l’Éducation nationale pour lutter contre l’homophobie, la transphobie et toutes autres sortes de harcèlement, mais pas de séance comme celle proposée par le Collectif sous le prisme des schémas familiaux. L’avantage dans des classes de maternelle, c’est qu’il y a très peu de racisme, pas d’homophobie, aucune arrière-pensée. La parole des petits est directe et on explique.</p>



<p>Je pense néanmoins que nos enfants seront peut-être victimes d’homophobie à un moment donné. Il me semblait donc important de les préparer, de nommer les schémas de familles en amont. Il faut que des enfants qui arrivent en primaire aient capté la richesse de chacun.e ! L’école primaire est déjà l’espace où des idées préconçues et des influences de la part de l’entourage existent (homophobie, racisme).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Selon toi, comment peut-on chercher des parents alliés ? Comment leur faire prendre conscience des différents schémas familiaux ?</h2>



<p>Je pense que l’étape d’exposition des dessins des familles le lendemain matin est très intéressante et importante. Cela permet aux parents de voir la diversité des familles, de refléter une réalité. Chaque classe a aussi un blog où l’enseignant présente le Collectif avec des photos de l’intervention auprès des élèves, ce qui permet à certains de peut-être nous rejoindre par la suite. Je pense que les Journées en Famille.s, organisées en région, sont aussi très pertinentes pour sensibiliser des allié.es.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dernier mot ?</h2>



<p>C’est une expérience incroyable et très enrichissante. Au début, j’y suis allée en me disant qu’on allait permettre à nos enfants, vivant dans des familles queer, de pouvoir exprimer leur différence, et étonnement : ce n’est pas elles et eux qui ont besoin de parler de leur famille. Dans leur classe, ils et elles font partie intégrante de la diversité des familles ! Planter des graines dès la maternelle, on ne le faisait pas il y a 5 ou 6 ans. Et maintenant, nous bénéficions de questionnaires inclusifs (avec parent 1 / parent 2, ou deux fois pères / deux fois mères). J’encourage donc les bénévoles du Collectif Famille.s à aller dans les classes !</p>



<p></p>



<p><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>



<p></p>



<p>Pour aller plus loin : </p>



<p>Pour les enseignant·es, retrouvez tous les contenus clé en main dans nos ressources.</p>



<p></p>



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		<title>A la rencontre de Proud 2 b Parents (français &#038; anglais)</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/a-la-rencontre-de-proud-2-b-parents-francais-anglais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jan 2026 21:06:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Association]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28046</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’entretien a été traduit de l’anglais. Version française &#8211; Version anglaise Ce mois-ci, nous sommes allé.e.s à la rencontre de l’organisation Proud 2 b Parents. Une organisation par et pour les parents LGBTQ+ et leurs familles outre-manche. Elle organise des rencontres entre familles, des événements, des formations sur l’inclusivité à destination des professionnel.le.s et des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>L’entretien a été traduit de l’anglais.</em></p>



<p><em><a href="#francais">Version française</a></em> &#8211; <em><a href="#anglais">Version anglaise</a></em></p>



<p>Ce mois-ci, nous sommes allé.e.s à la rencontre de l’organisation <a href="https://www.proud2bparents.co.uk/">Proud 2 b Parents</a>. Une organisation par et pour les parents LGBTQ+ et leurs familles outre-manche. Elle organise des rencontres entre familles, des événements, des formations sur l’inclusivité à destination des professionnel.le.s et des institutions. Nous leur avons demandé de partager avec nous leur regard sur le thème des allié.e.s en répondant à quelques questions.</p>



<p>Pour Proud 2 b Parents, “être allié.e” est une pratique continue : c’est quelque chose que l’on fait, pas que l’on est. </p>



<p>Ce n’est pas seulement avoir de bonnes intentions, mais agir pour réduire les préjugés, réfléchir à son langage et aux dynamiques de pouvoir. C’est s’engager pour combattre les inégalités et écouter les expériences vécues des parents et enfants LGBTQ+.</p>



<p>« <em>Nous aidons les personnes à comprendre non seulement pourquoi l’inclusion est importante, mais aussi comment l’intégrer de manière concrète dans les interactions et les prises de décision au quotidien.</em> » Pour cela, l’organisation travaille avec les familles, les écoles, les structures de santé et les communautés en proposant des formations, des conversations et des ressources. Pouvoir compter sur des allié.e.s permet de transformer les systèmes, pas seulement les individus. Par exemple, leurs actions de formation des professionnel.le.s de santé et des services familiaux a amélioré l’accompagnement des parents LGBTQ+ pendant la grossesse, la petite enfance, etc.. Les familles se sentent ainsi plus en sécurité, respectées et confiantes.</p>



<p>Dans les institutions, Proud 2 b Parents agit sur les politiques, le langage inclusif et la formation des équipes, pour créer des environnements inclusifs. L’association vise à montrer aux institutions que les familles LGBTQ+ ne sont pas un groupe à part, elles font partie des communautés que ces structures accompagnent au quotidien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="francais"><strong>Comment votre organisation définit-elle le fait d’être allié⸱e dans le contexte des familles queer, et cette définition a-t-elle évolué au fil du temps ?</strong></h2>



<p>Chez Proud 2 b Parents, nous définissons le fait d’être allié⸱e comme étant actif, responsable et relationnel. </p>



<p>Pour nous, cela ne se résume pas à de bonnes intentions, mais consiste à agir pour réduire les préjudices, lutter contre les inégalités et mettre l&rsquo;accent sur les expériences vécues par les parents, les tuteurs et les enfants LGBT+. </p>



<p>Notre compréhension d’”être allié⸱e” a évolué au fil du temps. Au début, c’était souvent axé sur la visibilité et le soutien. </p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, nous mettons davantage l&rsquo;accent sur le pouvoir, les systèmes et la responsabilité. Être véritablement allié⸱e signifie écouter les familles queer, réfléchir aux préjugés personnels et institutionnels, et être prêt.e à changer ses pratiques, même si cela peut sembler inconfortable. </p>



<p>Cela signifie également reconnaître que devenir allié⸱e est un processus continu ; c&rsquo;est quelque chose que l&rsquo;on fait, pas quelque chose que l&rsquo;on est.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment impliquer et sensibiliser les personnes alliées potentielles, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de membres de la famille, d&rsquo;éducateur⸱rices, de professionnel⸱les de santé ou de membres de la communauté ?</strong></h2>



<p>Nous impliquons nos allié⸱es en combinant sensibilisation, expérience vécue et établissement de relations. Notre approche est pratique et tient compte des traumatismes : nous aidons les gens à comprendre non seulement pourquoi l&rsquo;inclusion est importante, mais aussi comment l&rsquo;intégrer de manière significative dans les interactions quotidiennes et la prise de décision.</p>



<p>Cela comprend la formation de professionnel⸱les dans les domaines de la santé, de l&rsquo;éducation et des services sociaux, la facilitation de conversations communautaires, la production de ressources accessibles et l&rsquo;aide aux individus pour qu&rsquo;ils réfléchissent au langage, aux préjugés et aux rapports de force. Il est important de noter que nous allons à la rencontre des gens là où ils se trouvent. De nombreux allié⸱es veulent faire ce qu&rsquo;il faut, mais manquent de confiance ou de connaissances. Notre rôle est de créer des espaces d&rsquo;apprentissage empreints de compassion, d&rsquo;honnêteté et axés sur l&rsquo;impact concret.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous nous donner un exemple de campagne ou d&rsquo;intervention réussie qui a vraiment changé la donne pour les familles queer ?</strong></h2>



<p>L&rsquo;une de nos interventions les plus marquantes a été notre travail visant à aider les professionnel⸱les de la santé et les professionnel⸱les travaillant avec les familles à devenir des allié⸱es plus affirmé⸱es des parents LGBT+ pendant la grossesse, les premières étapes de la parentalité, le placement familial et l&rsquo;adoption.</p>



<p>En combinant notre expérience vécue avec des conseils pratiques, nous avons aidé les services à changer leur façon de poser des questions, de concevoir des formulaires, de fournir des soins et de répondre aux familles dans les moments de vulnérabilité. Les familles nous ont dit que, grâce à cela, elles se sentaient plus en sécurité, plus respectées et plus confiantes pour accéder à l&rsquo;aide dont elles avaient besoin. Pour nous, c&rsquo;est à cela que ressemble un soutien efficace : lorsque les systèmes changent de manière à améliorer concrètement la vie des gens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment travaillez-vous avec les écoles, les systèmes de santé ou d&rsquo;autres institutions pour créer des environnements plus favorables aux familles queer ?</strong></h2>



<p>Nous travaillons en collaboration avec les institutions pour soutenir les changements culturels, structurels et pratiques. Cela comprend l&rsquo;examen des politiques, la fourniture de conseils sur le langage inclusif, la formation du personnel et l&rsquo;aide aux organisations pour mieux comprendre les expériences des parents et des aidants LGBT+.</p>



<p>Nous préconisons avant tout des approches qui vont au-delà de l&rsquo;inclusion « accessoire ». Des environnements favorables sont créés lorsque l&rsquo;inclusion est intégrée dans la protection, l&rsquo;engagement familial, la collecte de données, le leadership et la responsabilité. Nous aidons les institutions à reconnaître que les familles queer ne constituent pas un groupe marginal, mais font partie intégrante des communautés que ces systèmes ont pour mission de servir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelles ressources, quel soutien ou quelles collaborations aideraient votre organisation à renforcer le fait d’être allié⸱e au sein de votre communauté ?</strong></h2>



<p>Être allié⸱e de façon durable nécessite un investissement à long terme, une collaboration et une responsabilité partagée. Il est essentiel de continuer à financer les organisations communautaires comme la nôtre, car nous sommes souvent les plus proches des réalités auxquelles les familles sont confrontées. Des partenariats intersectoriels plus solides &#8211; entre les organisations de santé, d&rsquo;éducation, d&rsquo;aide sociale et communautaires &#8211; jouent également un rôle essentiel dans la création d&rsquo;un soutien concerté.</p>



<p>Nous serions également favorables à un partage accru des connaissances au niveau international. Les familles queer existent partout, mais les obstacles auxquels elles sont confrontées sont façonnés par la culture, la politique et l&rsquo;histoire. Apprendre les uns des autres au-delà des frontières peut contribuer à renforcer le nombre de personnes alliées à l&rsquo;échelle mondiale et nous rappeler que l&rsquo;inclusion est à la fois une responsabilité locale et collective.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="anglais"><strong>How does your organization define allyship in the context of queer families, and has this definition evolved over time?</strong></h2>



<p>At Proud 2 b Parents, we define allyship as active, accountable, and relational. For us, allyship is not about good intentions alone — it is about action that reduces harm, challenges inequality, and centres the lived experiences of LGBT+ parents, carers, and their children.</p>



<p>Our understanding of allyship has evolved over time. Early on, allyship was often framed around visibility and support. Now, we place greater emphasis on power, systems, and responsibility. True allyship means listening to queer families, reflecting on personal and institutional bias, and being willing to change practice — even when that feels uncomfortable. It also means recognising that allyship is ongoing; it is something you do, not something you are.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>How do you engage and educate potential allies—whether they’re family members, educators, healthcare providers, or community members?</strong></h2>



<p>We engage allies through a combination of education, lived experience, and relationship-building. Our approach is trauma-informed and practical — we help people understand not only why inclusion matters, but how to embed it meaningfully in everyday interactions and decision-making.</p>



<p>This includes delivering training to professionals across healthcare, education, and social care; facilitating community conversations; producing accessible resources; and supporting individuals to reflect on language, assumptions, and power dynamics. Importantly, we meet people where they are. Many allies want to do the right thing but lack confidence or knowledge — our role is to create learning spaces that are compassionate, honest, and focused on real-world impact.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Can you share an example of a successful allyship campaign or intervention that made a real difference for queer families?</strong></h2>



<p><em>One of our most impactful interventions has been our work supporting health and family-facing professionals to become more affirming allies to LGBT+ parents during pregnancy, early parenthood, fostering, and adoption.</em></p>



<p>By combining lived-experience insight with practical guidance, we’ve helped services change how they ask questions, design forms, deliver care, and respond to families in moments of vulnerability. Families have told us that, as a result, they felt safer, more respected, and more confident accessing support. For us, that is what successful allyship looks like — when systems change in ways that materially improve people’s lives.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>How do you work with schools, healthcare systems, or other institutions to create more affirming environments for queer families?</strong></h2>



<p>We work collaboratively with institutions to support cultural, structural, and practice-based change. This includes reviewing policies, advising on inclusive language, delivering workforce training, and supporting organisations to better understand the experiences of LGBT+ parents and carers.</p>



<p>Crucially, we advocate for approaches that move beyond “add-on” inclusion. Affirming environments are created when inclusion is embedded into safeguarding, family engagement, data collection, leadership, and accountability. We help institutions recognise that queer families are not a niche group — they are part of the communities these systems exist to serve.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>What resources, support, or collaborations would help your organization strengthen allyship in your community?</strong></h2>



<p>Sustainable allyship requires long-term investment, collaboration, and shared responsibility. Continued funding for community-led organisations like ours is essential, as we are often closest to the realities families face. Stronger cross-sector partnerships — between health, education, social care, and community organisations — also play a vital role in creating joined-up support.</p>



<p>We would also welcome greater international knowledge-sharing. Queer families exist everywhere, but the barriers they face are shaped by culture, policy, and history. Learning from each other across borders can help strengthen allyship globally and remind us that inclusion is both a local and collective responsibility.</p>



<p></p>
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		<title>« Am(i)es sœurs », Blanche Leridon &#038; Hélène Giannecchini</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/amies-soeurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 21:14:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Essai et guide]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’approche de ces fêtes de fin d’année, laissons résonner les voix de Blanche Leridon et Hélène Giannecchini qui ont toutes deux écrit sur les amitiés, les familles choisies, les liens qui se tissent, les représentations… Lors de cette soirée à la “Maison de la Poésie”, les deux autrices reviennent sur leurs ouvrages “Un désir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>A l’approche de ces fêtes de fin d’année, laissons résonner les voix de <strong>Blanche Leridon et Hélène Giannecchini qui ont toutes deux écrit sur les amitiés, les familles choisies, les liens qui se tissent, les représentations…</strong> </p>



<p>Lors de cette soirée à la “Maison de la Poésie”, les deux autrices reviennent sur leurs ouvrages “Un désir démesuré d’amitié” et “Le château de mes sœurs, Des Brontë au Kardashian, enquête sur les fratries féminines” qui s’augmentent et se complètent.</p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>« Un échange riche entre ces deux femmes. Ne pas rater également la voix d’Ana Mougladis, toujours aussi unique, pour des lectures qui font résonner ces mots. »</em></p>



<p>Marie, présidente du Collectif Famille·s</p>
</blockquote>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.youtube.com/watch?v=n7Pcc8vaAWM"><strong>Soirée à revivre sur YouTube</strong></a></div>
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		<title>Film “Love me Tender” d’Anna Cazenave Cambet</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/film-love-me-tend/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 20:58:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Héroïne lesbienne]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=27871</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le film Love Me Tender est une histoire qui montre le parcours difficile, mais pourtant bien réelle d’une mère qui se fait retirer la garde de son fils suite à l’expérience de sa sexualité lesbienne. Adapté du roman éponyme de Constance Debré, paru en 2020, et inspiré de la vie de l’autrice. Retrouvez dans ce [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le film Love Me Tender est une histoire qui montre le parcours difficile, mais pourtant bien réelle d’une mère qui se fait retirer la garde de son fils suite à l’expérience de sa sexualité lesbienne. Adapté du roman éponyme de Constance Debré, paru en 2020, et inspiré de la vie de l’autrice.</p>



<p>Retrouvez dans ce film : Vicky Krieps, Antoine Reinartz, Monia Chokri.</p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« <em>Dans un monde où le stigmate est posé sur celles qui jouissent pleinement de leurs libertés, j’ai été émue de voir en Vicky Krieps la dureté mais aussi la sensibilité et la joie qu’elle peut trouver dans des moments de vie quotidienne intenses et simples à la fois. Merci Constance Debré, merci Anna Cazenave Cambet !</em> »</p>



<p></p>



<p><em>Claire, bénévole du Collectif Famille·s</em></p>
</blockquote>
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		<title>Lou et Elena : notre bébé née grâce à un don d’embryon en Espagne</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/pma-don-dembryon-espagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 13:05:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Famille.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Famille avec deux mamans]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=27861</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Je m’appelle Elena, j&#8217;ai 30 ans et je suis la maman d’Aimée qui a 8 mois. Nous sommes mariées depuis 2021, mais nous nous connaissons depuis très longtemps puisqu’on sortait ensemble déjà au lycée ! Nous habitons à côté d’Arcachon. Je m’appelle Lou, j’ai 29 ans et je [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?</strong></h2>



<p>Je m’appelle Elena, j&rsquo;ai 30 ans et je suis la maman d’Aimée qui a 8 mois. </p>



<p>Nous sommes mariées depuis 2021, mais nous nous connaissons depuis très longtemps puisqu’on sortait ensemble déjà au lycée ! Nous habitons à côté d’Arcachon.</p>



<p>Je m’appelle Lou, j’ai 29 ans et je suis aussi la maman d’Aimée, que nous avons eu suite à un parcours de PMA en France, puis ensuite à l’étranger. Je suis en congé parental.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous initié ce parcours pour faire famille ?</strong></h2>



<p>Nous avons commencé par un parcours de PMA en France, assez classique au CECOS* de Bordeaux. </p>



<p>Nous étions toutes les deux jeunes, il n’y avait pas de difficultés médicales connues dans notre dossier, nous avons donc bénéficié d’inséminations avec donneur (IAD). </p>



<p>Malheureusement, nous avons enchaîné plusieurs grossesses arrêtées avant d’arriver à terme, puis des échecs de FIV. </p>



<p>C’était très difficile pour nous.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous connu le don d’embryon ? De quoi s’agit-il exactement ?</strong></h2>



<p>Dans la foulée de ces multiples échecs, un couple d’amies lesbiennes nous a parlé de leur parcours : elles sont allées en Espagne dans une clinique pour un parcours d’adoption d’embryon. Ce sont donc elles qui nous ont introduites à cette méthode inconnue pour nous.</p>



<p>On parle généralement d’adoption d&#8217;embryon au sens large. Nous avons bénéficié d’un don d’embryon pour accueillir un embryon. L’adoption renferme le don-l’accueil-l’adoption d’embryon, c’est la même chose.</p>



<p>Dans cette clinique, il s&rsquo;agissait majoritairement de doubles dons, mais ça peut aussi être tout à fait un embryon issu d&rsquo;un traitement entre une donneuse et un patient ou même deux patients ; donc un couple, ou une femme seule, qui a terminé son parcours de conception, qui ne veut pas d’autre grossesse, qui a des embryons récents en stock et qui décide d’en faire don.</p>



<p>C’est une technique qui reste peu, voire pas, conseillée dans les cliniques espagnoles car elle est moins lucrative…. La première clinique que nous avions contactée en Espagne nous a découragé de choisir cette méthode. En effet, les cliniques essaient davantage de diriger les personnes vers le double don, qui est plus avantageux financièrement pour elles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment cela s’est donc passé pour vous ?</strong></h2>



<p>Nous avons opté pour la même clinique que nos amies, avec un médecin très partant pour cette méthode-là. Une fois la décision prise, la suite a été plutôt rapide. En mars 2024, nous avons échangé une première fois sur l&rsquo;adoption d’embryon, sur la manière de sélectionner les embryons et le protocole de transfert. Nous étions sur liste d&rsquo;attente, plutôt courte, le temps de sélectionner les embryons.</p>



<p>Trois mois plus tard, au mois de juin, nous avons reçu un appel du médecin : un don d’embryons correspondait à nos critères. Nous n’avions pas donné de critères physiques (rapprochement de nos phénotypes), en revanche, nous voulions des embryons de donneur et donneuse avec une fertilité prouvée (c’est-à-dire qui ont déjà des enfants nés vivants).</p>



<p>En juillet, nous avons fait le transfert d’un de ces embryons : c’était Aimée, qui est née en mars 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelles différences avez-vous identifiées entre la France et l’Espagne ?</strong></h2>



<p>En France, le diagnostic pré-implantatoire (DPI) n’est pas autorisé pour tous les embryons. C’est une biopsie de l’embryon qui est réalisée uniquement en cas d’anomalie décelée sur les caryotypes. En l&rsquo;occurrence, mon caryotype était normal, et celui du donneur également car c’est une des conditions pour pouvoir donner. Dans notre cas, nous n’étions donc pas en mesure de savoir (et nous ne saurons jamais) pourquoi les grossesses suite aux IAD se sont arrêtées. Il est possible que cela vienne du donneur ou bien de la faute à pas de chance.&nbsp; C’est pourquoi nous nous sommes dirigées vers l’étranger.</p>



<p>En Espagne, même s’il y a deux caryotypes normaux, on peut faire ce diagnostic pré-implantatoire (DPI) sur les embryons. On sait donc qu’on va implanter un embryon qui génétiquement a le bon nombre de chromosomes, ce qui réduit déjà énormément le risque d’arrêts de grossesse qui découlent en majorité d’“accidents chromosomiques” au moment de la division cellulaire, même avec des caryotypes normaux.</p>



<p>En France, c’est une réalité : les dons de sperme sont moins qualitatifs. Alors qu’en Espagne, les dons sont rémunérés, donc il y a beaucoup plus de donneurs. En France, il y a même moins de donneurs que de donneuses, donc peu de tri des gamètes mâles. On le voit dans le compte-rendu des inséminations dans lesquelles il est écrit qu’il y a peu de mobilité des spermatozoïdes, ou peu de spermatozoïdes : des dons sont acceptés en France avec des spermogrammes qui ne seraient même pas acceptés à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Savez-vous quel est le régime d’anonymat pour les personnes qui ont donné ? Et quel est votre rapport à l’anonymat ?</strong></h2>



<p>En Espagne, c’est le régime de l’anonymat complet des donneurs et donneuses. C’est le même régime qui s’applique pour les accueils d’embryon. C’est un point qu’on avait déjà discuté avec un biologiste en France quand j’ai donné mes ovocytes avant même de débuter notre parcours PMA. C’était avant l’entrée en vigueur du décret d’application de la loi bioéthique de 2021. Pour ce biologiste, seule une très faible partie des personnes nées de don de gamètes font la demande d’accès aux origines. Donc cette levée de l’anonymat des dons de gamète était pour lui un faux sujet. Pour nous aussi, le sujet était clair : l&rsquo;important pour les enfants, c’est de connaître leur histoire, comment iel sont arrivé⸱es, et non pas l’identité d’une personne qui ne fait pas partie de leur vie.</p>



<p>Nous sommes extrêmement reconnaissantes de ces multiples dons. C’est toute une chaîne de générosité : une donneuse, un donneur, un couple ou une femme seule qui décide de donner ses embryons récents.&nbsp;Mais pour nous, ces personnes restent des donneurs et donneuses. Comme moi qui ai donné mes ovocytes, je ne me considère pas partie prenante d’un projet d’enfant de quelqu’un d’autre. Ce sont des personnes qui nous ont donné un coup de pouce pour fonder une famille et c’est le plus beau des cadeaux.</p>



<p>On n’a pas de problème avec cet anonymat car on a prévu d’être extrêmement transparentes avec Aimée. Et on le fait déjà, elle a déjà entendu cette histoire plein de fois, notamment par des livres sur comment elle est arrivée. L’important pour un enfant, c’est de savoir qu’elle est arrivée dans l’amour et qu&rsquo;on l’a attendue. Je ne suis vraiment pas sûre de l’importance de mettre un nom sur un donneur, d’autant plus que le régime de non-anonymat en France prévoit qu’à sa majorité, l’enfant peut obtenir les données identifiantes des donneurs : nom, prénom, genre, date et lieu de naissance, et c’est tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu’est ce que ce double don de gamètes a changé pour vous ?</h2>



<p>Nous n’avons jamais accordé d’importance à transmettre notre patrimoine génétique. Je pense que si on avait eu connaissance de cette méthode dès le début de notre parcours, c’est possible qu’on l’ait choisi plutôt qu’une autre.</p>



<p>Nous étions arrivées à un moment de notre parcours où, moi qui ai porté notre fille, je n’avais plus confiance dans mon corps. De mon côté, ça m&rsquo;a donc déchargé d’une responsabilité : ce n’était plus ma génétique qui entrait en jeu et on repartait sur de bonnes bases. Nous savions que ces embryons-là donnaient des bébés et pour nous, c’était ça l’important.</p>



<p>Nous avons eu toutes les deux la même émotion quand Aimée quand elle est née, quand on l’a rencontrée, ça a été notre fille tout de suite. </p>



<p>C’est elle qu&rsquo;on attendait. </p>



<p>Cela est un grand cheminement, plein de décisions et de coups du destin qui nous ont fait arriver jusqu’à elle. C’est la méthode qui nous fallait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que dites-vous à des personnes qui pourraient avoir besoin d’un don ou d’un double don de gamètes et qui ne connaissent pas du tout le don d’embryon ?</h2>



<p>C’est un cheminement très personnel de renoncer à la transmission de son patrimoine génétique. Je pense que pour certaines personnes ce n’est pas un sujet dès le départ et que pour d’autres ça prend du temps. C’est quelque chose qui ne se commande pas vraiment.</p>



<p>Si la question se pose pour des raisons médicales, ce qui peut aider, c’est de se renseigner beaucoup sur l’épigénétique. Également lire beaucoup de témoignages de parents d&rsquo;enfants nés de dons de gamètes. Car en pratique, on se rend compte que la transmission génétique est une toute petite partie de la personnalité et des traits physiques d’un être humain. Avec l’épigénétique, très souvent, les enfants ressemblent à leurs parents alors même qu’il n’y a aucun patrimoine génétique commun, que ce soit physiquement ou dans les attitudes.</p>



<p>Dans notre quotidien, ne pas partager un patrimoine génétique, ça ne change rien du tout. Les gens nous disent tout le temps qu’elle nous ressemble, les gens ne se posent pas la question alors qu’elle est blonde aux yeux bleus et qu’on est toutes les deux brunes aux yeux marrons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dernier mot ?</h2>



<p>C&rsquo;est une méthode qui n’est donc pas très présentée par les cliniques à l’étranger pour des raisons financières, mais nous pensons vraiment que c’est une super technique. Ce sont des embryons qui existent déjà, ce sont des couples de gamètes qui donnent des bébés en bonne santé. Je pense que lorsqu’on a eu un parcours d&rsquo;arrêt de grossesse c’est hyper précieux de pouvoir faire le DPI, qui donne une grande sérénité pendant le premier trimestre.</p>



<p>C’est une méthode qui ressemble à une insémination sur le principe, mais à la place de placer des paillettes, c’est un embryon tout beau tout prêt. En France, cette méthode est très très restrictive et il y a une très longue attente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment avez-vous connu le Collectif Famille⸱s?</h2>



<p>Nous nous sommes beaucoup appuyées sur le travail et les ressources du Collectif Famille⸱s dès sa création. </p>



<p>Comme nous n’étions pas encore mamans, c’était trop douloureux, nous nous sentions pas à notre place. Par notre parcours difficile, nous avions du mal à être confrontées aux familles déjà créées et aux bébés, même dans la vie de tous les jours. Nous étions adhérentes, mais sans venir aux événements. </p>



<p>C’est depuis la naissance d’Aimée qu’on a eu ce besoin de rencontrer ces familles qui ressemblent à la nôtre, surtout Elena d’ailleurs. On a aucune famille homoparentale autour de nous, c’est pourquoi nous avons plus besoin de se retrouver en communauté. </p>



<p>Nous avons participé à notre première Journée en Famille⸱s, à Bordeaux. C’était vraiment très chouette, on a même échangé des numéros pour faire des sorties à Bordeaux ensemble. Et puis nous avons prévu de venir au Family Pride Festival 2026 et de faire du bénévolat pour et au sein du Collectif !</p>



<p>*<em>CECOS = Centres d&rsquo;Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains</em></p>



<p><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
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		<title>Film “Des preuves d’amour” d’Alice Douard</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/des-preuves-damour-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 21:30:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Deuil]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Famille avec deux mamans]]></category>
		<category><![CDATA[Famille recomposée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Ella Rumpf, Monia Chokri, Noémie Lvovsky. Céline attend l’arrivée de son premier enfant. Mais elle n’est pas enceinte. Dans quelques mois, c’est Nadia, sa femme, qui donnera naissance à leur fille. Sous le regard de ses amis, de sa mère, et aux yeux de la loi, elle cherche sa place et sa légitimité. Cette comédie douce-amère &#8211; [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avec Ella Rumpf, Monia Chokri, Noémie Lvovsky.</p>



<p>Céline attend l’arrivée de son premier enfant. Mais elle n’est pas enceinte. Dans quelques mois, c’est Nadia, sa femme, qui donnera naissance à leur fille. Sous le regard de ses amis, de sa mère, et aux yeux de la loi, elle cherche sa place et sa légitimité. Cette comédie douce-amère &#8211; qui prend place juste après le vote de la loi sur le mariage pour tous &#8211; permet de rappeler le parcours du combattant de la 2e mère qui doit adopter son propre enfant. Les avocats, les 15 lettres de proches pour convaincre le Tribunal de grande instance, les questions à côté de la plaque de la famille, voire des amis… Le film réussit le tour de force de parler à tout le monde, homo et hétéro, grâce à l’humour, la finesse des situations et le jeu des actrices.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur sa créatrice</h2>



<p>Réalisatrice et scénariste plutôt spécialisée dans les courts et moyens métrages, Alice Douard a reçu le César du meilleur court métrage de fiction pour “L’Attente” en 2024. Ce premier long métrage vient combler une image manquante, celle sur les familles homoparentales. “Étant moi-même maman d’une petite fille que je n’ai pas portée, je ne me sentais pas très bien représentée au cinéma. Et je voulais aussi faire un film joyeux et romantique LGBTQIA+”, a-t-elle déclaré.</p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Retrouver son interview au micro de Daphné Burkï :</strong></p>



<p></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.youtube.com/watch?v=tFPEU2wCqtc">Interview</a></div>
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