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	<title>Collectif Famille.s</title>
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	<description>Parentalités LGBTQIA+</description>
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		<title>Sensibiliser à la diversité des familles dès la maternelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 19:22:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis deux ans, je parcours les petites écoles de ma campagne beaujolaise avec un livre sous le bras, « Familles » de Georgette, pour parler de la diversité des familles aux enfants de maternelle. Bénévole au Collectif Famille·s, je propose ces lectures dans le cadre du projet de sensibilisation porté par l&#8217;association. À chaque fois, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis deux ans, je parcours les petites écoles de ma campagne beaujolaise avec un livre sous le bras, « Familles » de Georgette, pour parler de la diversité des familles aux enfants de maternelle. Bénévole au Collectif Famille·s, je propose ces lectures dans le cadre du projet de sensibilisation porté par l&rsquo;association. À chaque fois, je repars avec la même conviction : à cet âge, les enfants n&rsquo;ont pas de préjugés. Pour eux, une famille peut tout simplement être diverse.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un moment qui reste</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d&rsquo;une de mes dernières interventions, ce que j&rsquo;ai vu de plus beau, ce sont les yeux de jumeaux s&rsquo;illuminer. Je savais qu&rsquo;ils avaient deux mamans. Au fil de la lecture, nous arrivons sur une page représentant une famille avec deux mamans et deux enfants. Quand j&rsquo;ai demandé aux enfants quelle image iels préféraient, l&rsquo;un d&rsquo;eux m&rsquo;a répondu : « Celle-là. Parce que c&rsquo;est ma famille. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour une fois, il se sentait représenté. Il voyait, dans un livre lu à l&rsquo;école, une image qui ressemblait à la sienne. C&rsquo;est exactement pour ces instants-là que je continue.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des échanges riches avec les enfants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions avec les enfants sont passionnantes. Iels ont souvent du vocabulaire et posent beaucoup de questions : est-ce qu&rsquo;un couple peut choisir de ne pas avoir d&rsquo;enfants ? Est-ce que les animaux font partie de la famille ? Cette dernière question fait toujours rire, et elle dit pourtant quelque chose de vrai sur la façon dont les enfants se représentent leur foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre permet d&rsquo;aborder beaucoup de configurations : les familles avec deux mamans ou deux papas, les familles recomposées, les parents séparés, l&rsquo;adoption, les familles monoparentales, celles touchées par un décès, les familles qui réunissent plusieurs générations, et les familles avec plein d&rsquo;animaux poilus, mais également des modèles plus classiques avec un papa et une maman.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture qui s&rsquo;inscrit dans un travail plus large</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines écoles, mon intervention s&rsquo;intègre dans une séquence pédagogique préparée par les enseignant·es autour de la famille. Les enfants ont alors déjà échangé sur le sujet, ont du vocabulaire et arrivent avec leurs questions. C&rsquo;est précieux de pouvoir dialoguer avec les enseignant·es et de leur proposer des activités à mener en prolongement, comme un « dessine ta famille ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des graines qui font leur chemin</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui me frappe au fil des interventions, c&rsquo;est que la conversation ne s&rsquo;arrête pas après la lecture. Les enfants rentrent à la maison et en parlent à leur famille, ce qui ouvre la discussion. Cette sensibilisation sème des graines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle compte pour les enfants qui ne connaissent que le modèle d&rsquo;une famille hétéroparentale, parce qu&rsquo;elle leur montre d&rsquo;autres réalités. Et elle compte tout autant pour les enfants concernés par la diversité de leur propre famille, qui se voient enfin représenté·es.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>En milieu rural aussi</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait croire que ces actions sont réservées à la ville. C&rsquo;est faux. Dans mon coin de Beaujolais, les enseignant·es et les enfants accueillent ces lectures avec ouverture. Il suffit d&rsquo;un livre, de quelques mails à des écoles, et d&rsquo;un peu de ténacité pour se lancer. Les petites graines finissent souvent par trouver leur chemin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Justine PLANCHE, <em>bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
</blockquote>



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			</item>
		<item>
		<title>Étude Hope LGBT+ : ce que la recherche dit de nos familles, et trois livrets pour s’en saisir</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/etude-hope-lgbt-ce-que-la-recherche-dit-de-nos-familles-et-trois-livrets-pour-sen-saisir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 06:48:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant trois ans, une équipe de Nîmes Université a étudié la santé psychologique des personnes LGBT+ et de leurs proches. Nous avons relayé l’étude auprès de nos familles, et Marie Durand, présidente du Collectif Famille·s, a participé à la table ronde de restitution, le 26 septembre 2025, que vous pouvez revoir en vidéo. Les résultats [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pendant trois ans, une équipe de Nîmes Université a étudié la santé psychologique des personnes LGBT+ et de leurs proches. Nous avons relayé l’étude auprès de nos familles, et Marie Durand, présidente du Collectif Famille·s, a participé à la table ronde de restitution, le 26 septembre 2025, <a href="https://webtv.unimes.fr/permalink/v126b0e34383btovp59s/">que vous pouvez revoir en vidéo</a>. Les résultats sont aujourd’hui en accès libre, sous forme de livrets écrits pour les familles : des ressources à consulter et à partager.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><a>Une recherche menée avec les familles</a></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme Hope LGBT+, porté par Elodie Charbonnier, professeure de psychologie clinique, et financé par l’Agence nationale de la recherche, repose sur trois études : 403 jeunes LGBT+ et 167 de leurs parents, 247 parents LGBT+, et 38 enfants de 7 à 10 ans ayant au moins un parent LGBT+. Les participant·es ont été trouvé·es notamment grâce aux associations, dont le Collectif Famille·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><a>Ce que montrent les résultats</a></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les parents LGBT+</strong> font face à des « stresseurs minoritaires » (discriminations, révélation de son orientation ou de son identité de genre), qui s’ajoutent aux soucis de tous les parents. Ils ne présentent pourtant pas plus de détresse, et recourent davantage aux pratiques éducatives de soutien qu’aux punitions. L’équipe invite elle-même à la prudence : son échantillon n’est peut-être pas représentatif de tous les parents LGBT+.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enfants</strong> ont un bien-être moyen légèrement supérieur à celui de la population générale (78 contre environ 77). Mais 16,7 % d’entre elleux présentent des symptômes anxieux, fortement liés à la stigmatisation qu’iels perçoivent autour de leur famille. Iels développent aussi de bonnes compétences sociales et une meilleure appréciation de la diversité. Ces résultats portent sur un petit groupe de 38 enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les parents d’un jeune LGBT+</strong> connaissent autant de burnout parental que la moyenne, plus d’anxiété et moins de dépression. Leur acceptation protège la santé mentale de leur enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><a>Cinq pistes pour les parents LGBT+</a></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le livret destiné aux parents LGBT+ et à leurs enfants propose cinq pistes :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Avant l’inscription, se renseigner sur la position de l’établissement scolaire à l’égard des familles LGBT+.</li>



<li>Une fois l’enfant inscrit·e, s’impliquer pour l’inclusion : parler aux enseignant·es, suggérer des livres, faire connaître les associations qui interviennent en classe. Le livret cite le Collectif Famille·s en exemple.</li>



<li>Se rapprocher d’autres familles LGBT+ : les enfants qui en côtoient régulièrement sont moins affecté·es par la stigmatisation (ça tombe bien, on est là pour ça).</li>



<li>Cultiver la fierté, par des histoires, des discussions, des événements.</li>



<li>Parler à son enfant des LGBTphobies et de la façon d’y faire face, à son rythme et sans l’inquiéter.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Des pages en bande dessinée sont aussi à lire avec son enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><a>Ce que le Collectif Famille·s en retient</a></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la table ronde, Elodie Charbonnier a relevé que les parents LGBT+ demandent plus facilement de l’aide, et que solliciter plus d’aide rend plus résilient et permet de développer davantage de ressources. C’est le sens du Collectif depuis sa création : nous relier aux autres familles pour nous soutenir et soutenir nos enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats encourageants demandent pourtant une lecture consciente de biais possibles. Les familles qui ont répondu sont sans doute aussi les plus favorisées, et les plus en mesure de demander de l’aide. L’équipe l’a reconnu lors de la table ronde : les parents LGBT+ de l’échantillon appartenaient bien plus souvent à des catégories socioprofessionnelles élevées. Pour que chacune de nos familles puisse gagner en force et en résilience dans son parcours, l’aide doit donc devenir la plus disponible et la plus facile d’accès possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les associations y contribuent, mais elles ne peuvent pas porter cette tâche seules. Donner accès à l’information, créer des terrains inclusifs pour toutes nos familles, à l’école, dans les lieux de soin, dans les administrations : cela demande une politique publique forte, portée par une volonté et des moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ressources</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://webtv.unimes.fr/permalink/v126b0e34383btovp59s/">Revoir la table ronde du 26 septembre 2025</a>, avec le Collectif Famille·s, Transparents et ARAP-Rubis</li>



<li><a href="https://hope-lgbt.unimes.fr/files/2025/11/Hope-LGBT-Livret-3.pdf">Livret pour les parents LGBT+ et leurs enfants</a></li>



<li><a href="https://hope-lgbt.unimes.fr/files/2025/11/Hope-LGBT-Livret-2-VF.pdf">Livret sur la santé des parents LGBT+</a></li>



<li><a href="https://hope-lgbt.unimes.fr/files/2025/11/Hope-LGBT-Livret-1-VF.pdf">Livret pour les parents d’un jeune LGBT+</a></li>



<li><a href="https://hope-lgbt.unimes.fr/ressources/">La page Ressources du projet</a> : associations, livres, séries et films</li>



<li><a href="https://collectiffamilles.com/projets/#sensi">Nos interventions en classe</a>, pour faire venir le Collectif dans l’école de votre enfant</li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Nos famille·s à l’école, épisode 1 : « Y a encore du taf ! »</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/nos-famille%c2%b7s-a-lecole-episode-1-y-a-encore-du-taf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 11:48:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Famille.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>s Première rentrée, maternelle, collège, lycée : chaque étape apporte son lot de bonnes et de moins bonnes surprises, d’ajustements et de petites tactiques. Le Collectif Famille·s ouvre une série consacrée à la manière dont nos familles abordent l’école : les mots qu’on emploie pour se présenter, la rencontre avec les autres parents, et ces [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading">s</h1>



<p class="wp-block-paragraph">Première rentrée, maternelle, collège, lycée : chaque étape apporte son lot de bonnes et de moins bonnes surprises, d’ajustements et de petites tactiques. Le Collectif Famille·s ouvre une série consacrée à la manière dont nos familles abordent l’école : les mots qu’on emploie pour se présenter, la rencontre avec les autres parents, et ces coming out informels qu’il faut refaire chaque année. Elle se déploiera sur plusieurs mois, du côté des parents, des enfants et des enseignant·es.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici la première scène : une démarche administrative banale, un coup de téléphone, et une famille effacée en trois phrases.</p>



<p class="wp-block-paragraph">💬 <em>« Ce matin, mon ex-femme contacte l’école pour mettre en place le paiement séparé. Au téléphone, la secrétaire dit : “Ah oui, tout est sur le compte du papa.” Elle répond : “De l’autre maman, vous voulez dire.” Et par trois fois, elle entendra : “Oui, mais c’est sur le compte du papa.” C’est la troisième année que notre fille est scolarisée dans l’école… Voilà, y a encore du taf ! »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">– Une maman, témoignage anonyme</p>



<p class="wp-block-paragraph">La correction est faite, calmement, et elle ne passe pas. Trois fois de suite, « le compte du papa » revient comme si l’autre maman n’avait rien dit. Or l’école connaît cette famille depuis trois rentrées. Il faut pourtant refaire son coming out au téléphone, pour une simple question de paiement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des parents séparés qui veulent payer chacun de leur côté, les écoles en voient à chaque rentrée. La séparation entre donc dans leurs cases. Deux mamans, trois ans après l’inscription, n’y entrent toujours pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce genre de détail que la série veut rendre visible : des détails qui pèsent sur le quotidien des parents comme des enfants. Mis bout à bout, ça commence à faire beaucoup.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a>Les petits pas</a></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pour les équipes des écoles</strong> : quand un parent vous corrige, reprenez ses mots. Dites « l’autre maman », « l’autre parent » ou simplement son prénom.</li>



<li><strong>Pour les parents</strong> : si la fiche d’inscription, le logiciel ou le formulaire de paiement de votre école ne connaît que « père » et « mère », signalez-le. Un signalement déclenche un courrier du Collectif à l’organisme concerné. <a href="https://collectiffamilles.com/agir/">👉 Je signale un formulaire</a></li>



<li><strong>Pour tout le monde</strong> : transmettez notre guide à l’école de vos enfants. <a href="https://collectiffamilles.com/wp-content/uploads/2023/08/Plaquette-ecole_cf.pdf">👉 Je télécharge le guide écoles</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><a>Racontez-nous votre rentrée</a></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La série se nourrit de vos scènes, en bien comme en mal : la case du formulaire qui ne prévoit pas votre famille, la réaction de l’enseignant·e quand vous vous présentez, la remarque d’un autre parent devant le portail. Et aussi tout ce qui s’est bien passé et dont on ne parle jamais, parce que ça va de soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Côté parents</strong> : notez ce qui vous a marqué·es. Une seule scène bien vue vaut mieux qu’un bilan complet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Côté enfants</strong> : si votre enfant est en âge de le dire et qu’il en a envie, notez ses mots tels quels, sans les arranger. Il peut aussi écrire lui-même ou enregistrer une note vocale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Côté enseignant·es</strong> : vous êtes professeur·e des écoles ou directeurice, ou vous connaissez quelqu’un qui l’est ? Nous cherchons des personnes prêtes à raconter comment elles accueillent nos familles, ce qu’elles observent en classe et les outils qui leur manquent. Ce volet paraîtra en janvier, mais vous pouvez vous faire connaître dès maintenant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La forme</strong> : trois lignes écrites le soir, une phrase tapée sur le téléphone ou un message vocal. Il n’y a rien à rédiger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">📩 Envoyez vos notes à <strong><a href="mailto:contact@collectiffamilles.fr">contact@collectiffamilles.fr</a></strong> d’ici au <strong>mercredi 30 septembre</strong>. Rien ne paraît sans votre accord : vous choisissez entre votre prénom, un prénom d’emprunt ou l’anonymat complet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre intention est de rassembler ce qui reste invisible et alourdit le quotidien de nos familles. De là viendront les petits pas que chacun·e peut faire, et peut-être, à terme, une note d’intention adressée aux instances politiques.</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/nos-famille%c2%b7s-a-lecole-episode-1-y-a-encore-du-taf/">Nos famille·s à l’école, épisode 1 : « Y a encore du taf ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
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		<title>PAILLETTES &#038; PRÉJUGÉS &#8211; Paniques morales : les enfants, instruments et victimes des réac &#8211; Aline Laurent-Mayard</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/paillettes-prejuges-paniques-morales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 19:58:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcasts]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Les profs veulent monter à nos enfants comment se masturber ! » 🤯« A l’école, on oblige mon garçon à se déguiser en princesse ! » 😤« Des garçons se font passer pour des filles pour gagner des compétitions sportives » 🤬 Pour ne pas nous laisser avoir par les paniques morales créées de toute pièces par les réactionnaires, nous avons [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« Les profs veulent monter à nos enfants comment se masturber ! » 🤯<br>« A l’école, on oblige mon garçon à se déguiser en princesse ! » 😤<br>« Des garçons se font passer pour des filles pour gagner des compétitions sportives » 🤬</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne pas nous laisser avoir par les paniques morales créées de toute pièces par les réactionnaires, nous avons besoin de comprendre comment et pourquoi elles fonctionnent. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce qu’Aline Laurent-Mayard a exploré lors d&rsquo;une table ronde organisée par l’AJL, désormais disponible sur Spotify, avec :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Léane Alestra, journaliste et autrice des essais “Les hommes hétéros le sont-ils vraiment” et “Les vigilantes” et cofondatrice du média indépendant Problematik</li>



<li>Maëlle Le Corre, journaliste et autrice du guide “La PMA pour les Nuls en 50 notions clés “et l’ouvrage collectif “Gouines”</li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« <em>Je ne peux que vous recommander très chaleureusement l’écoute du dernier épisode « Panique Morale » de l’excellent podcast Paillettes et Préjugés qui parle de nos familles LGBTQ+ à l’intersection des féminismes et de l’enfantisme. Très très puissant! 🔥 La partie sur le « militantisme à la manière de nos opposant·es » est très inspirante. On tente ? 😏</em> »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>– Alex, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>SERIE MUSIC QUEER &#8211; ARTE</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/serie-music-queer-arte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 19:40:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Série “Music Queer” à voir sur ARTE.TV de Rebecca Manzoni, Amandine Fredon et Emilie Valentin, et création graphique de Leslie Plée. Ces 20 épisodes durent le temps d&#8217;une chanson et, réunis, ils couvrent un siècle d&#8217;histoire sociale, politique et musicale. Du blues de Ma Rainey au rap de Lil Nas X, en passant par les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Série “<strong>Music Queer</strong>” à voir sur<strong> <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/117744-001-A/music-queer/">ARTE.TV</a></strong> de Rebecca Manzoni, Amandine Fredon et Emilie Valentin, et création graphique de Leslie Plée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces 20 épisodes durent le temps d&rsquo;une chanson et, réunis, ils couvrent un siècle d&rsquo;histoire sociale, politique et musicale. Du blues de Ma Rainey au rap de Lil Nas X, en passant par les voix de Juliette Gréco et Klaus Nomi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un format court (moins de 3 minutes) : quelques éléments de contexte pour resituer la chanson dans son époque puis un focus sur l’artiste, le sens de de la chanson et la façon dont elle était perçue à l’époque de sa sortie, puis un final avec à l’écran les paroles de la chanson et le volume de la musique augmenté façon karaoké. Le tout narré par Rebecca Manzoni et sa magnifique voix et mis en images animées par Leslie Plée et son trait à la fois simple et tellement expressif : que du bonheur 🙏 !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Cette série tombe à pic et permet de rappeler les nombreux apports de la culture queer à la pop mondiale et l’impact des artistes queer sur l’évolution de la société et sur l&rsquo;acquisition des droits, terriblement fragilisés et menacés par les temps qui courent.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci aussi à Rebecca Manzoni d’avoir rappelé que “nous avons tous, toutes et les autres quelque chose de queer en nous” 🌈. Un récit dense, intime qui va à mille à l’heure comme une quête de bonheur.</em> »</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">– <strong>Nathalie</strong>, bénévole au Collectif Famille·s</p>
</blockquote>
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		<title>Ravie au monde : Journal (1943-1945) Nelly Mousset-Vos et Sylvie Bianchi</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/ravie-au-monde-journal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 12:14:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Héroïne lesbienne]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1943, Nelly Mousset-Vos est arrêtée à la sortie d’une représentation de chant devant la statue de Molière, à Paris. S’en suivront des années de détention dans différents camps de concentration. À Ravensbruck, elle rencontre Nadine, dont elle tombe amoureuse et qu’elle parviendra à rejoindre à la fin de la guerre, puis avec qui, elle [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En 1943, Nelly Mousset-Vos est arrêtée à la sortie d’une représentation de chant devant la statue de Molière, à Paris. S’en suivront des années de détention dans différents camps de concentration. À Ravensbruck, elle rencontre Nadine, dont elle tombe amoureuse et qu’elle parviendra à rejoindre à la fin de la guerre, puis avec qui, elle partira au Vénézuela. L’ouvrage est constitué en grande partie du journal personnel que Nelly tenait pendant sa détention.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Son écriture est d’une grande poésie, tournée vers la nature et les souvenirs heureux, mais qui ne parviennent pas à éclipser l’horreur des camps. Une lecture nécessaire et un témoignage précieux de l’amour lesbien au cœur de la guerre. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>– </em>Recommandation en collaboration avec et par la<strong> Bibliothequeer <a href="https://www.instagram.com/bibliothequeer/">@bibliothequeer</a> </strong>sur Instagram</p>
</blockquote>
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		<title>WALK ME TO THE CORNER &#8211; Anneli Furmark</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/walk-me-to-the-corner-anneli-furmark/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 12:05:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Héroïne lesbienne]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elise a la cinquantaine et est mariée à Henrik depuis toujours. Elle rencontre alors Dagmar, elle aussi en couple avec sa partenaire. Une histoire passionnée commence entre elles. Pourtant, elles refusent chacune de quitter leur famille autant que de se priver l’une de l’autre. « “Walk me to the corner” aborde avec beaucoup de sensibilité [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Elise a la cinquantaine et est mariée à Henrik depuis toujours. Elle rencontre alors Dagmar, elle aussi en couple avec sa partenaire. Une histoire passionnée commence entre elles. Pourtant, elles refusent chacune de quitter leur famille autant que de se priver l’une de l’autre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« “Walk me to the corner” aborde avec beaucoup de sensibilité le dilemme, les choix qu’on ne veut ou que l’on ne peut pas faire, la complexité des relations. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>– </em>Recommandation en collaboration avec et par la<strong> Bibliothequeer <a href="https://www.instagram.com/bibliothequeer/">@bibliothequeer</a> </strong>sur Instagram</p>
</blockquote>
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		<item>
		<title>Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (3/3)</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-3-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 14:56:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28291</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. Ce mois-ci, découvrez encore deux témoignages, ceux de la Nanou de Charlie et la Nana de Milo, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-3-3/">Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (3/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois-ci, découvrez encore deux témoignages, ceux de la Nanou de Charlie et la Nana de Milo, des grand-mères qui disent les mots pour dire leur réalité et celle de leur petit-fils, que ça plaise ou non aux personnes à qui elles parlent. Parce qu’après-tout, c’est en laissant vivre son enfant qu’on découvre le bonheur d’avoir des petits-enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous les avez ratés, plongez-vous dans ceux de la <a href="http://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/" type="link" id="http://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/">Mamina et le Papi de cœur de Aube et de la Mamicha de trois petits loulous</a>, publiés en mars dernier et ceux de <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-2-3/">Nathalie la Mamina d&rsquo;Aismée, Christian le Papi et Agnès la Mamiti de Nathan</a> le mois dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#Marie-Ann" type="internal" id="#Nathalie">Marie-Ann</a> &#8211; <a href="#Danielle" type="internal" id="#Christian">Danielle</a></p>



<h2 id="Marie-Ann" class="wp-block-heading"><strong>Marie-Ann, la Nanou de Charlie, qui avec son Papou forment le duo “Napou”</strong> : “Je voudrais que ce ne soit plus un sujet. Que les festivals comme le Family Pride Festival soient la vraie vie !”</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A l’annonce de l’arrivée de cet enfant dans la famille, très naturellement et pour faire différemment, on s’est dit qu’on voulait être nommés Papou et Nanou. Ma fille nous appelle aussi comme ça maintenant. Notre duo s’appelle Napou. Mapi sont les arrières grands-parents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ et quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ma fille, on se voyait très fréquemment, on dînait chaque semaine ensemble à Paris. J’ai appris qu’elle fréquentait une femme un soir par téléphone. C’était au moment des manifestations pour le mariage pour tous, c’était un monde inconnu pour moi qui avait grandi dans une éducation catholique et des œillères pour les choses différentes. C’était donc important pour moi qu’il n’y ait ni mensonge, ni tabou, ni jugement sur la manière d’être une famille dans notre famille, et comment elle souhaitait vivre sa vie. Je lui ai tout de suite répondu que je souhaitais la rencontrer. Elles ont tout de suite accepté. J’ai découvert qu’elle avait sa vie avec nous et sa vie de femme qu’elle n’avait pas osé partager. Je regrette ce manque d’ouverture que j’ai pu avoir, et surtout de ne pas avoir partagé plus tôt avec elle qu&rsquo;elle pouvait construire sa vie comme elle l’entendait, sans qu’il n’y ait de question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a pris un café, elles m’ont raconté leur rencontre à la fac et qu’elles avaient déjà entamé des recherches pour trouver un appartement. Elles m’ont partagé que c’était difficile de vivre dans un monde qui ne leur convenait pas. Le projet de bébé n’était pas pour tout de suite. Je me posais la question de savoir si j&rsquo;allais être grand-mère ou pas, elles y ont répondu en disant que si c’était possible elles aimeraient avoir des enfants. Elles ont entamé une PMA en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un peu comme si j’avais deux filles désormais, donc pour moi, peu importe qui porterait l&rsquo;enfant, c&rsquo;était pareil. Dès le début, on leur a dit qu’on était là pour elles et qu’on sera là pour cet enfant à venir, dans cet ascenseur émotionnel. En plus, du gros sacrifice financier de faire ce parcours, les démarches, les voyages. Elles sont allées au Portugal, avec un accompagnement par une gynéco super. Ça n&rsquo;a pas marché du premier coup, mais on les a vu grandir en même temps qu’elles construisaient leur famille.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, en avez-vous à conseiller à des futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il faut être ouvert à discuter et qu’il ne faut pas hésiter à poser les questions qu’on peut avoir à ses enfants, qui vivent pleinement cette situation. Sans entrer dans l&rsquo;intimité, je conseille de leur faire comprendre qu’on est présent : demander quelles sont les réactions au travail, celles de leurs amis, et aussi des questions sur le quotidien. Je sais qu’on ne vit pas dans un monde de bisounours. Et je leur répète souvent d’avancer ensemble, de faire leur vie et de se respecter l’une et l’autre. La famille doit être là, montrer de la bienveillance, du soutien et permettre des échanges sur leurs projets de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma difficulté a été de le faire accepter à mes parents. Et c’est à ce moment-là que mon père m’a parlé de ses deux amis qui se cachaient à l’époque pour vivre leur histoire. Il était donc content pour sa petite-fille qui pouvait la vivre au grand jour.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous rend fier·e en tant que grand-parent dans cette histoire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis très fière, même si ce n’est peut être pas le mot. Je n’aime pas trop ce mot fière. C’est plutôt que ça me donne un sens, de l’énergie et surtout beaucoup de bonheur. On sait pourquoi on fait les choses, on le fait pour elles et pour lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ma belle-fille qui a porté Charlie et ma fille a souhaité s’arrêter presque un an pour la première année de cet enfant. Le mimétisme est quelque chose de puissant car il ressemble plus à ma fille qu’à ma belle-fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses mamans ont déjà écrit un livre sur son histoire, pour lui raconter comment elles ont fait leur famille, leur choix. J’aime raconter avec mes mots son histoire, lui parler de ses mamans dont je suis fière. Quand je ne sais pas, je lis des articles, je vais sur le site du Collectif Famille.s !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vivez-vous votre rôle de grand-parent dans cette famille ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un petit garçon qui a deux ans et demi. Depuis sa naissance, on fait partie de son quotidien. On est présent, on se voit toutes les semaines donc notre rôle est facilité. On a beaucoup de chance car elles habitent près de chez nous. On partage les vacances. C’est aussi que du bonheur d’avoir une belle-fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas de tabou parce que ce sont deux filles. Cela fait zéro différence pour moi. Par contre je ne suis pas dupe, on aura besoin de les aider, même si je trouve que leur couple est très cérébral et que tout est pensé. C’est le fruit de ce qu’elles souhaitent, tout est réfléchi. On ne fait pas un enfant “à la légère”. Elles sont dans un deuxième parcours PMA, avec un bébé à venir. Vu le temps du parcours, on est très protecteur. Pour le moment c’est trop tôt pour y penser, on ne veut pas de déception pour elles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Y a-t-il un moment marquant ou une anecdote que vous aimeriez partager ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je voudrais partager deux anecdotes. Je suis plus attentive aux choses que je peux lire. Par exemple, quand elles sont allées chez le notaire, les documents déclarant Madame et Monsieur, je me dis que si moi ça me choque, alors elles, ça les blesse. Je fais donc beaucoup plus attention à comment exprimer les choses. Au travail notamment, dans la newsletter qu’on envoie, c’est important de dire deuxième parent et non un père/une mère. Le modèle tel qu’il existe n’est pas la réalité et ça doit être très usant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, on a fêté les 30 ans de ma fille en voyage. Un des guides a demandé quelque chose à ma fille en pensant qu’elles étaient sœurs. Je pense que si ça nous interpelle nous, le couple est blessé. Cela m’amène à donner un conseil aux grands-parents de bien réfléchir avant de parler pour que ça devienne naturel ensuite.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment en parlez-vous autour de vous (amis, voisins, autres membres de la famille) ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans notre entourage, autant mon mari que moi, il n’y a pas eu de réflexion ni de mots de travers. Pour moi, c’est naturel et quand on est naturel, les gens ne posent pas de questions, c’est comme ça. Moi j’ai tout de suite dit, sans tabou, que ma fille construisait sa vie avec une autre femme. C’est ma façon de l&rsquo;accepter, de montrer que je suis contente. Au travail, je fais attention désormais à comment je nomme les gens, j’utilise un vocabulaire non genré, pour ne pas faire de mal. Nous avons eu également des conférences en interne auxquelles j’ai participé car je pense que tous les témoignages sont importants.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà été confronté·e à des remarques maladroites ou discriminantes ? Si oui, comment avez-vous réagi ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas été confrontée verbalement, mais je suis attentive à ce qui se dit dans le regard des gens : le regard est pire que les paroles. Ce sont les seules choses que j’ai vécu en direct. Les filles sont sujettes à des paroles, mais m’en parlent de façon douce parce qu’elles savent que ça me fait mal. Ensuite, je me suis renseignée sur ce qu’elles peuvent ou ne pas faire : où partir en vacances et se tenir par la main, justement pour ne pas qu’elles soient confrontées à ces regards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, mon petit-fils n’est pas encore confronté à cela car il est encore petit. A la crèche, il y a un autre couple de mamans. Et pour Charlie que ce soit Papou, Nanou, Maman Fio ou Maman Alex, c’est la même chose. Ce sont des personnes qui l’aiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je rêve d’un monde sans remarque et dans lequel on n’utilise pas ces familles pour faire croire qu’on est inclusif ou pour remplir des quotas. On prend ce qui vient, tout le monde devrait avoir sa place partout et dans un cadre qui est le même pour tout le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai remarqué que la répartition des rôles chez ma fille n’est pas figée comme dans un couple hétéro. Ce rôle a changé, elles sont beaucoup plus à l’écoute l’une de l’autre. Je schématise mais c’est beaucoup ça. Avec elles, on apprend en marchant et on sait les obstacles qu’elles ont dans leur vie. Elles ne sont pas seules, elles sont en famille. On est là aussi pour enlever ces obstacles perso et pro, pour aider à changer le regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charlie joue à tout et a un équilibre avec des hommes et des femmes dans son entourage, de tout âge, car il connaît ses arrières grands-parents. Son papou va le chercher à la crèche, il représente l’homme certes, mais pas que pour le bricolage. Charlie voit bien qu’il y a quelque chose de différent : sa barbe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus globalement et indirectement, cette expérience a des conséquences sur mon rôle dans la société parce que je suis beaucoup plus attentive aux questionnements des autres. Je vais volontairement parler de la situation de ma fille pour faire comprendre qu’il n’y a pas qu’un seul mode de vie. Chacun est différent, fait sa vie, tant que son attitude ne me dérange pas, je n’ai pas de jugement à avoir. J’ai par nature, toujours été une personne tolérante et ouverte, mais j’ai aussi pris conscience que dans ma génération, l’éducation nous a mis des œillères. Et dans mon entourage proche également, ma tante a une fille qui vit aussi avec une femme, plus âgée. Avant ça on en parlait moins et aujourd’hui elle se sent épaulée et on en parle plus librement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ne changez rien, si vous aimez vos enfants, vous aimez vos enfants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On est une famille, on est un équilibre, une terre, un monde. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On a élevé nos enfants, on leur a donné la vie, on les aime et on les respecte. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grand-parents sont là, main dans la main, pas pour orienter mais pour respecter les choix et l’enfant à venir, ça ne change rien. Je voudrais ne plus avoir besoin d’en parler, que ce soit normal. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Que les festivals comme le Family Pride Festival soient la vraie vie !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 id="Danielle" class="wp-block-heading"><strong>Danielle, la Nana de Milo : “ Qu&rsquo;est ce que ça change que ce soit deux hommes ou deux femmes ? C’est l’amour qui en ressort qui est très important. Laissez-les vivre !”</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vos petits-enfants vous appellent ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On avait eu l’idée de faire un mélange de “Mamie” et “Nanou” pour faire Manou. Je n’avais pas envie de mamie, ce n’était pas approprié pour moi car cela sonne plus âgé. Finalement, Milo, qui va avoir 16 mois, va m’appeler autrement, ça sera Nana si ça lui plait. Et ça pourra changer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ et quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai toujours su que Malvyna voulait des enfants, et cela même avant sa vie avec Claire. Puis, toutes les deux ont décidé de commencer le parcours PMA ensemble. On en a parlé tout de suite très librement, pour moi c’était un non-sujet. Mais je ne savais pas quand elles débuteraient, pour avoir la surprise. Le jour où j’ai appris que Malvyna était enceinte, ça a été des pleurs de joie et d’amour. Elles avaient prévu un petit cadeau pour moi, une petite boîte avec un dessin et un petit bracelet, je n’ai pas compris tout de suite et quand j’ai ouvert le dessin des deux petits pieds, j’ai compris. J’étais si contente pour elles et que ça ait fonctionné tout de suite. L’arrivée d’un enfant, c’est du pur bonheur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, en avez-vous à conseiller à des futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas eu besoin de temps car pour moi c’est un non-sujet de faire sa vie auprès d’une femme. J’ai toujours dit à mes filles qu’elles pouvaient aimer qui elles voulaient. Quand ça se réalise, pour moi ça ne change rien. C’est comme ça, c’est la vie qui arrive avec deux mamans, au lieu d’un papa et une maman. Et je ne suis pas sûre qu’il faille un père et une mère, quand on voit que la mère se retrouve seule. Le principal, c’est que l&rsquo;enfant soit épanoui et heureux. Je n’ai pas trop de conseils à donner car c’est propre aux ressentis de chacun. Pour moi, je vois ma fille heureuse, cet enfant aussi, et c’est que de l’amour.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vivez-vous votre rôle de grand-parent dans cette famille ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un apprentissage heureux et merveilleux. C’est un rôle différent de celui de parent, il faut trouver sa place de grand-mère, qui ne s’implique en aucun cas dans l’éducation. Écouter et respecter pour garder ma place qui n’est que celle du bonheur. J’écoute et respecte leur éducation et moi je reproduis, je ne suis pas là pour casser. Je suis dans l’écoute et le partage tout en continuant de suivre ce que font les mamans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moi en tant que mère, quand je faisais des choses que je voulais, et que d’autres ne respectaient pas, c&rsquo;était compliqué pour moi. Quand j’avais une nourrice que je payais ça allait mieux. Donc je leur ai toujours dit que je ferais dans le respect de leur éducation, car je l’ai mal vécu de mon côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas l’éducation que j’ai donné à mes filles et je l&rsquo;entends, ça ne me pose pas de problème. C’est une nouvelle génération. Je suis là pour les bonnes choses et pour profiter. En tout cas j’essaie. Et à l’inverse, les filles me disent, pour éviter les frustrations de leur côté, et je rectifie pour ne pas reproduire. C’est super, et il est super !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment en parlez-vous autour de vous (amis, voisins, autres membres de la famille) ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’en parle car encore une fois, c’est un non-sujet. J’ai un petit-fils, ma fille est avec une femme et elles vivent ensemble. Je n’ai rien à cacher et il n’y a rien à dire. Je sais évidemment que la société n’est pas comme ça, mais je n’ai jamais rien reçu de négatif, ni sur le fait qu’elles aient un enfant. Si ça arrive, je ne me laisserais pas faire. Il n’y a pas matière à discuter et ça ne m’intéresse pas de relever.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois que cette expérience a changé ma manière de montrer le bonheur de ma fille que je vis avec elle. Ce qui permet d’aller vers plus d’acceptation dans cette société, montrer que c’est ok. Tout le monde peut être heureux et ça n’enlève rien à personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une famille est une famille, qu’elle soit jaune, verte, bleue, composée d’un homme, d’une femme, deux femmes, deux hommes. Le principal c’est que les personnes soient heureuses. Je n’ai pas à percevoir bien ou mal. Chacun a sa famille, il n’y a pas à juger et il n’y pas de problème là-dessus.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouve qu’on passe à côté de quelque chose quand on est grand-parents et qu’on se prive de voir ses enfants heureux et ses petits-enfants grandir. J’ai un peu de mal avec le fait de ne pas accepter et je me demande au fond ce que ces personnes n&rsquo;acceptent pas. Pour moi, le bonheur de son enfant, ça n&rsquo;a pas de prix. Qu&rsquo;est ce que ça change que ce soit deux hommes ou deux femmes ? C’est l’amour qui en ressort qui est très important. Laissez-les vivre ! C’est leur vie, leur cœur, leur corps. Ça ne nous regarde pas, c’est leur amour. Il faut laisser son enfant s’épanouir et fonder une famille. On n’a pas à mal le prendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ma fille et sa compagne, je suis présente et je les soutiens. La vie est déjà bien assez courte et n’est parfois pas très gai. Et après tout, nous ne sommes que de passage sur cette terre. Alors profitons de ce bonheur, c’est tout bénéf !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-3-3/">Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (3/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>WEBINAIRE &#8211; Les imaginaires LGBTQIA+ dans la littérature jeunesse : rendez-vous le 3 juin 2026</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/les-imaginaires-lgbtqia-dans-la-litterature-jeunesse-webinaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 19:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Albums jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Webinaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quels mondes, quels possibles, quelles absences pour nos enfants ? Pourquoi la littérature jeunesse est un enjeu politique pour les familles queers? Quand on devient parent dans une famille LGBTQIA+, on se rend vite compte que les livres qu’on tend à ses enfants ne sont jamais de simples histoires. Ce sont des cartes du monde. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Quels mondes, quels possibles, quelles absences pour nos enfants ?</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la littérature jeunesse est un enjeu politique pour les familles queers?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on devient parent dans une famille LGBTQIA+, on se rend vite compte que les livres qu’on tend à ses enfants ne sont jamais de simples histoires. Ce sont des cartes du monde. Ils disent ce qui existe, ce qui se nomme, ce qui se célèbre. <br>Et, en creux, ils disent aussi ce qui reste innommé, invisible, impensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour nos enfants, l’enjeu est double</strong>. D’un côté, <strong>se reconnaître</strong> : retrouver dans une page une famille qui ressemble à la sienne, des prénoms, des gestes, des silhouettes parentales qui font écho. De l’autre, <strong>élargir l’horizon</strong> : croiser d’autres formes de familles, d’autres identités, d’autres manières d’être au monde. Les imaginaires que nous leur transmettons ne se contentent pas d’illustrer leur quotidien, ils dessinent ce qu’iels pourront, plus tard, considérer comme possible pour elleux et pour les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour les parents queers, cela soulève des questions très concrètes.</strong> Quels livres choisir ? Comment naviguer entre représentation explicite et discrétion ? Que faire des absences, des stéréotypes, des récits qui n’existent pas encore ? Et comment outiller les bibliothèques scolaires, les médiathèques, les enseignant·es, les libraires, pour que ces imaginaires deviennent un patrimoine partagé et pas une niche militante ?<br>C’est exactement à ces questions que s’attaque le webinaire proposé le mercredi 3 juin 2026 à 20h30, par sept associations francophones engagées pour la visibilité et les droits des familles LGBTQIA+.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois intervenantes, trois angles complémentaires</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sarah Ghelam : la sociologue qui regarde les pages</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sarah Ghelam est <strong>sociologue et directrice de la collection J’aimerais t’y voir</strong>, dont le titre dit déjà tout : il s’agit de questionner ce que voient, ou ne voient pas, les enfants dans les livres qui leur sont destinés. Croiser sociologie et édition, c’est tenir ensemble deux gestes : analyser les représentations dominantes (qui apparaît, comment, à quelle fréquence, dans quelles postures) et proposer concrètement d’autres récits. Sarah Ghelam apportera au webinaire une lecture critique et structurée des angles morts persistants, et des leviers pour les combler.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Elsa Kedadouche : éditer pour rendre visible</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Elsa Kedadouche est <strong>co-fondatrice de la maison d’édition On Ne Compte Pas Pour Du Beurre</strong>, qui s’est donnée pour mission de produire une littérature jeunesse résolument inclusive : familles diverses, corps différents, identités plurielles, récits qui ne demandent pas aux enfants de se conformer pour exister. Faire ce travail depuis le siège d’éditrice, c’est intervenir en amont de la chaîne du livre, là où se décide ce qui sera publié, illustré, distribué. C’est aussi se confronter aux contraintes économiques, aux réticences des diffuseurs, et aux résistances qu’une littérature inclusive peut encore susciter. Son regard nous éclairera sur la fabrique concrète des livres que nos enfants tiennent entre les mains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Céline Cerny : faire vivre les livres auprès des enfants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Céline Cerny est <strong>autrice, conteuse et médiatrice à la fondation Bibliomedia Suisse</strong>, l’institution qui irrigue les bibliothèques publiques et scolaires suisses en ressources de lecture. Ce positionnement est précieux : un livre qui existe sur un catalogue d’éditeur n’a de valeur pour un enfant que s’il arrive jusqu’à lui, sur une étagère, dans une bibliothèque de classe, dans une animation, dans une voix qui le raconte. La médiation est le dernier kilomètre, souvent le plus négligé. Céline Cerny incarne ce travail de passeuse, celui qui transforme un fonds éditorial en rencontre vivante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois pays, sept associations : une coopération francophone inédite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre raison de participer à ce webinaire tient à celleux qui le portent. <strong>Sept associations issues de trois pays francophones se sont réunies pour le co-organiser : APGL, Bibliomedia, Collectif Famille·s, Familles arc-en-ciel, Homoparentalités, Mes Deux Papas, et 360 Familles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce genre de coopération transnationale et transassociative reste rare. Chaque structure a ses priorités, son territoire, son histoire militante, son public. Les faire converger sur un format commun, ouvert à tous·tes les adhérent·es est aussi un signal politique : les enjeux de visibilité des familles queers ne s’arrêtent pas aux frontières nationales, et les ressources d’une association suisse, française ou belge gagnent à circuler. Le faire autour de la littérature jeunesse, c’est-à-dire autour de ce que nous transmettons aux générations suivantes, n’est pas un hasard. C’est probablement là que se joue, sur le temps long, une partie décisive de la bataille culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour participer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le webinaire « <strong>Les imaginaires LGBTQIA+ dans la littérature jeunesse</strong> » se tient le <strong>mercredi 3 juin 2026 à 20h30</strong>.<br>Il est ouvert à tous·tes les adhérent·es des associations organisatrices, sur inscription.<br>Si vous êtes parent, futur·e parent, professionnel·le du livre, enseignant·e, bibliothécaire, ou simplement curieuse·eux des imaginaires que nous laissons à nos enfants, c’est un rendez-vous à noter ! Et à partager autour de vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.helloasso.com/associations/collectif-familles/evenements/webinaire-les-imaginaires-lgbtqia-dans-la-litterature-jeunesse">S&rsquo;inscrire pour le webinaire</a></div>
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		<title>FAMILY PRIDE FESTIVAL &#8211; 23 &#038; 24 MAI 2026</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/family-pride-festival-23-24-mai-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 19:58:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’équipe de bénévoles du Collectif Famille･s s’active plus que jamais, main dans la main avec celle de Ground Control, lieu emblématique qui accueille cette 5e édition. Elle finalise la programmation avec les intervenant·es, forme les bénévoles (VSS, accueil LSF…), prépare la signalétique, active la presse pour visibiliser nos familles, tente de faire rentrer la riche [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/family-pride-festival-23-24-mai-2026/">FAMILY PRIDE FESTIVAL &#8211; 23 &amp; 24 MAI 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’équipe de bénévoles du Collectif Famille･s s’active plus que jamais, main dans la main avec celle de Ground Control, lieu emblématique qui accueille cette 5e édition. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle finalise la programmation avec les intervenant·es, forme les bénévoles (VSS, accueil LSF…), prépare la signalétique, active la presse pour visibiliser nos familles, tente de faire rentrer la riche programmation sur des affiches toujours trop petites, prépare une queermesse avec plein de nouveautés et revisite la fresque avec une promesse de good vibes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nouveau lieu = nouveaux enjeux !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour cette première à Ground Control, nous espérons profondément :</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>faire de cette nouvelle éditionune réussite pour chacun·e</strong> : festivalier·es, intervenant·es, bénévoles, bénéLoves (notre groupe de jeunes volontaires), petit·es, moyen·es, grand·es et très grand·es</li>



<li><strong>faciliter la rencontre et la création de liensavec nos nouveaux formats</strong> : les meet-ups et un temps notamment dédié à la coparentalité (un jeu a été spécialement façonné pour ce moment…)</li>



<li><strong>communiquer et continuer de faire connaître ce festival</strong> pour que personne ne rate ce moment, véritable booster d’énergie</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">C’est dans un peu moins d’un mois et d’ici là :</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li>Découvrez ou redécouvrez la <strong>programmation sur notre site</strong> : conférences, rencontres, dédicaces, groupes de parole et bien sûr les spectacles : <a href="https://www.familypridefestival.com/">https://www.familypridefestival.com/</a></li>



<li><strong>Partagez et faites connaître cet événement</strong> autour de vous et venez en familles et/ou entre ami·es. <br>N’hésitez pas à reposter nos communications quand vous les voyez passer sur les réseaux sociaux. <br>Nous avons des <strong>affiches et flyers à disposition</strong>, prêts à être exposés dans vos mairies, vos médiathèques, vos lieux de vie…. Prenez contact avec nous : <a href="mailto:prod@collectiffamilles.fr">prod@collectiffamilles.fr</a></li>



<li>Prenez <strong>vos places</strong>, inscrivez vos enfants à la garderie et vous-mêmes sur les animations qui sont sur <strong>inscription </strong>: <a href="https://www.familypridefestival.com/billetterie">https://www.familypridefestival.com/billetterie</a></li>



<li>Enfin, pour celles qui peuvent donner un peu de temps, nous avons encore besoin de <strong>bénévoles </strong>: quelques heures pour guider les festivaliers, aider lors de la queermesse… : <a href="https://www.familypridefestival.com/devenir-benevole">https://www.familypridefestival.com/devenir-benevole</a></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Vous avez des enfants ayant 9-10 ans ou plus qui veulent être acteurice de ce festival ? </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils peuvent rejoindre nos <strong>BénéLoves</strong>, une belle expérience de bénévolat animé par Léa qui a imaginé plein de petites missions. Expérience inoubliable et nouveaux amis garantie !</p>



<figure class="wp-block-video aligncenter"><video height="480" style="aspect-ratio: 848 / 480;" width="848" controls src="https://collectiffamilles.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Video-2026-03-25-at-09.36.00.mp4"></video></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Retrouvons-nous dans un mois pour célébrer nos familles !</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-fe48e5de wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.familypridefestival.com/"><strong>FAMILY PRIDE FESTIVAL</strong></a></div>
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