<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Collectif Famille.s</title>
	<atom:link href="https://collectiffamilles.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://collectiffamilles.com/</link>
	<description>Parentalités LGBTQIA+</description>
	<lastBuildDate>Wed, 24 Jun 2026 19:58:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://collectiffamilles.com/wp-content/uploads/2022/12/favicon-collectif-familles.svg</url>
	<title>Collectif Famille.s</title>
	<link>https://collectiffamilles.com/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>PAILLETTES &#038; PRÉJUGÉS &#8211; Paniques morales : les enfants, instruments et victimes des réac &#8211; Aline Laurent-Mayard</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/paillettes-prejuges-paniques-morales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 19:58:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcasts]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28324</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Les profs veulent monter à nos enfants comment se masturber ! » 🤯« A l’école, on oblige mon garçon à se déguiser en princesse ! » 😤« Des garçons se font passer pour des filles pour gagner des compétitions sportives » 🤬 Pour ne pas nous laisser avoir par les paniques morales créées de toute pièces par les réactionnaires, nous avons [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/paillettes-prejuges-paniques-morales/">PAILLETTES &amp; PRÉJUGÉS &#8211; Paniques morales : les enfants, instruments et victimes des réac &#8211; Aline Laurent-Mayard</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« Les profs veulent monter à nos enfants comment se masturber ! » 🤯<br>« A l’école, on oblige mon garçon à se déguiser en princesse ! » 😤<br>« Des garçons se font passer pour des filles pour gagner des compétitions sportives » 🤬</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ne pas nous laisser avoir par les paniques morales créées de toute pièces par les réactionnaires, nous avons besoin de comprendre comment et pourquoi elles fonctionnent. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce qu’Aline Laurent-Mayard a exploré lors d&rsquo;une table ronde organisée par l’AJL, désormais disponible sur Spotify, avec :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Léane Alestra, journaliste et autrice des essais “Les hommes hétéros le sont-ils vraiment” et “Les vigilantes” et cofondatrice du média indépendant Problematik</li>



<li>Maëlle Le Corre, journaliste et autrice du guide “La PMA pour les Nuls en 50 notions clés “et l’ouvrage collectif “Gouines”</li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« <em>Je ne peux que vous recommander très chaleureusement l’écoute du dernier épisode « Panique Morale » de l’excellent podcast Paillettes et Préjugés qui parle de nos familles LGBTQ+ à l’intersection des féminismes et de l’enfantisme. Très très puissant! 🔥 La partie sur le « militantisme à la manière de nos opposant·es » est très inspirante. On tente ? 😏</em> »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>– Alex, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://open.spotify.com/episode/6GL92ZpoxrPb5DL9CVXGeT?si=6hlhKA02RhKii6C345I7bQ&amp;nd=1&amp;dlsi=e1057c58323346ea" rel="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-lgbt-une-histoire-queer">Découvrir l&rsquo;épisode</a></div>
</div>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/paillettes-prejuges-paniques-morales/">PAILLETTES &amp; PRÉJUGÉS &#8211; Paniques morales : les enfants, instruments et victimes des réac &#8211; Aline Laurent-Mayard</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SERIE MUSIC QUEER &#8211; ARTE</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/serie-music-queer-arte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 19:40:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28315</guid>

					<description><![CDATA[<p>Série “Music Queer” à voir sur ARTE.TV de Rebecca Manzoni, Amandine Fredon et Emilie Valentin, et création graphique de Leslie Plée. Ces 20 épisodes durent le temps d&#8217;une chanson et, réunis, ils couvrent un siècle d&#8217;histoire sociale, politique et musicale. Du blues de Ma Rainey au rap de Lil Nas X, en passant par les [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/serie-music-queer-arte/">SERIE MUSIC QUEER &#8211; ARTE</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Série “<strong>Music Queer</strong>” à voir sur<strong> <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/117744-001-A/music-queer/">ARTE.TV</a></strong> de Rebecca Manzoni, Amandine Fredon et Emilie Valentin, et création graphique de Leslie Plée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces 20 épisodes durent le temps d&rsquo;une chanson et, réunis, ils couvrent un siècle d&rsquo;histoire sociale, politique et musicale. Du blues de Ma Rainey au rap de Lil Nas X, en passant par les voix de Juliette Gréco et Klaus Nomi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un format court (moins de 3 minutes) : quelques éléments de contexte pour resituer la chanson dans son époque puis un focus sur l’artiste, le sens de de la chanson et la façon dont elle était perçue à l’époque de sa sortie, puis un final avec à l’écran les paroles de la chanson et le volume de la musique augmenté façon karaoké. Le tout narré par Rebecca Manzoni et sa magnifique voix et mis en images animées par Leslie Plée et son trait à la fois simple et tellement expressif : que du bonheur 🙏 !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-027778/music-queer/">Voir la série</a></div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Cette série tombe à pic et permet de rappeler les nombreux apports de la culture queer à la pop mondiale et l’impact des artistes queer sur l’évolution de la société et sur l&rsquo;acquisition des droits, terriblement fragilisés et menacés par les temps qui courent.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci aussi à Rebecca Manzoni d’avoir rappelé que “nous avons tous, toutes et les autres quelque chose de queer en nous” 🌈. Un récit dense, intime qui va à mille à l’heure comme une quête de bonheur.</em> »</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">– <strong>Nathalie</strong>, bénévole au Collectif Famille·s</p>
</blockquote>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/serie-music-queer-arte/">SERIE MUSIC QUEER &#8211; ARTE</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ravie au monde : Journal (1943-1945) Nelly Mousset-Vos et Sylvie Bianchi</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/ravie-au-monde-journal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 12:14:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Héroïne lesbienne]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28301</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 1943, Nelly Mousset-Vos est arrêtée à la sortie d’une représentation de chant devant la statue de Molière, à Paris. S’en suivront des années de détention dans différents camps de concentration. À Ravensbruck, elle rencontre Nadine, dont elle tombe amoureuse et qu’elle parviendra à rejoindre à la fin de la guerre, puis avec qui, elle [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/ravie-au-monde-journal/">Ravie au monde : Journal (1943-1945) Nelly Mousset-Vos et Sylvie Bianchi</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En 1943, Nelly Mousset-Vos est arrêtée à la sortie d’une représentation de chant devant la statue de Molière, à Paris. S’en suivront des années de détention dans différents camps de concentration. À Ravensbruck, elle rencontre Nadine, dont elle tombe amoureuse et qu’elle parviendra à rejoindre à la fin de la guerre, puis avec qui, elle partira au Vénézuela. L’ouvrage est constitué en grande partie du journal personnel que Nelly tenait pendant sa détention.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Son écriture est d’une grande poésie, tournée vers la nature et les souvenirs heureux, mais qui ne parviennent pas à éclipser l’horreur des camps. Une lecture nécessaire et un témoignage précieux de l’amour lesbien au cœur de la guerre. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>– </em>Recommandation en collaboration avec et par la<strong> Bibliothequeer <a href="https://www.instagram.com/bibliothequeer/">@bibliothequeer</a> </strong>sur Instagram</p>
</blockquote>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/ravie-au-monde-journal/">Ravie au monde : Journal (1943-1945) Nelly Mousset-Vos et Sylvie Bianchi</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>WALK ME TO THE CORNER &#8211; Anneli Furmark</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/walk-me-to-the-corner-anneli-furmark/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 12:05:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Héroïne lesbienne]]></category>
		<category><![CDATA[Lesbianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28297</guid>

					<description><![CDATA[<p>Elise a la cinquantaine et est mariée à Henrik depuis toujours. Elle rencontre alors Dagmar, elle aussi en couple avec sa partenaire. Une histoire passionnée commence entre elles. Pourtant, elles refusent chacune de quitter leur famille autant que de se priver l’une de l’autre. « “Walk me to the corner” aborde avec beaucoup de sensibilité [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/walk-me-to-the-corner-anneli-furmark/">WALK ME TO THE CORNER &#8211; Anneli Furmark</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Elise a la cinquantaine et est mariée à Henrik depuis toujours. Elle rencontre alors Dagmar, elle aussi en couple avec sa partenaire. Une histoire passionnée commence entre elles. Pourtant, elles refusent chacune de quitter leur famille autant que de se priver l’une de l’autre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« “Walk me to the corner” aborde avec beaucoup de sensibilité le dilemme, les choix qu’on ne veut ou que l’on ne peut pas faire, la complexité des relations. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>– </em>Recommandation en collaboration avec et par la<strong> Bibliothequeer <a href="https://www.instagram.com/bibliothequeer/">@bibliothequeer</a> </strong>sur Instagram</p>
</blockquote>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/walk-me-to-the-corner-anneli-furmark/">WALK ME TO THE CORNER &#8211; Anneli Furmark</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (3/3)</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-3-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 14:56:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28291</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. Ce mois-ci, découvrez encore deux témoignages, ceux de la Nanou de Charlie et la Nana de Milo, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-3-3/">Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (3/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois-ci, découvrez encore deux témoignages, ceux de la Nanou de Charlie et la Nana de Milo, des grand-mères qui disent les mots pour dire leur réalité et celle de leur petit-fils, que ça plaise ou non aux personnes à qui elles parlent. Parce qu’après-tout, c’est en laissant vivre son enfant qu’on découvre le bonheur d’avoir des petits-enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous les avez ratés, plongez-vous dans ceux de la <a href="http://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/" type="link" id="http://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/">Mamina et le Papi de cœur de Aube et de la Mamicha de trois petits loulous</a>, publiés en mars dernier et ceux de <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-2-3/">Nathalie la Mamina d&rsquo;Aismée, Christian le Papi et Agnès la Mamiti de Nathan</a> le mois dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#Marie-Ann" type="internal" id="#Nathalie">Marie-Ann</a> &#8211; <a href="#Danielle" type="internal" id="#Christian">Danielle</a></p>



<h2 id="Marie-Ann" class="wp-block-heading"><strong>Marie-Ann, la Nanou de Charlie, qui avec son Papou forment le duo “Napou”</strong> : “Je voudrais que ce ne soit plus un sujet. Que les festivals comme le Family Pride Festival soient la vraie vie !”</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A l’annonce de l’arrivée de cet enfant dans la famille, très naturellement et pour faire différemment, on s’est dit qu’on voulait être nommés Papou et Nanou. Ma fille nous appelle aussi comme ça maintenant. Notre duo s’appelle Napou. Mapi sont les arrières grands-parents.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ et quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ma fille, on se voyait très fréquemment, on dînait chaque semaine ensemble à Paris. J’ai appris qu’elle fréquentait une femme un soir par téléphone. C’était au moment des manifestations pour le mariage pour tous, c’était un monde inconnu pour moi qui avait grandi dans une éducation catholique et des œillères pour les choses différentes. C’était donc important pour moi qu’il n’y ait ni mensonge, ni tabou, ni jugement sur la manière d’être une famille dans notre famille, et comment elle souhaitait vivre sa vie. Je lui ai tout de suite répondu que je souhaitais la rencontrer. Elles ont tout de suite accepté. J’ai découvert qu’elle avait sa vie avec nous et sa vie de femme qu’elle n’avait pas osé partager. Je regrette ce manque d’ouverture que j’ai pu avoir, et surtout de ne pas avoir partagé plus tôt avec elle qu&rsquo;elle pouvait construire sa vie comme elle l’entendait, sans qu’il n’y ait de question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a pris un café, elles m’ont raconté leur rencontre à la fac et qu’elles avaient déjà entamé des recherches pour trouver un appartement. Elles m’ont partagé que c’était difficile de vivre dans un monde qui ne leur convenait pas. Le projet de bébé n’était pas pour tout de suite. Je me posais la question de savoir si j&rsquo;allais être grand-mère ou pas, elles y ont répondu en disant que si c’était possible elles aimeraient avoir des enfants. Elles ont entamé une PMA en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un peu comme si j’avais deux filles désormais, donc pour moi, peu importe qui porterait l&rsquo;enfant, c&rsquo;était pareil. Dès le début, on leur a dit qu’on était là pour elles et qu’on sera là pour cet enfant à venir, dans cet ascenseur émotionnel. En plus, du gros sacrifice financier de faire ce parcours, les démarches, les voyages. Elles sont allées au Portugal, avec un accompagnement par une gynéco super. Ça n&rsquo;a pas marché du premier coup, mais on les a vu grandir en même temps qu’elles construisaient leur famille.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, en avez-vous à conseiller à des futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense qu’il faut être ouvert à discuter et qu’il ne faut pas hésiter à poser les questions qu’on peut avoir à ses enfants, qui vivent pleinement cette situation. Sans entrer dans l&rsquo;intimité, je conseille de leur faire comprendre qu’on est présent : demander quelles sont les réactions au travail, celles de leurs amis, et aussi des questions sur le quotidien. Je sais qu’on ne vit pas dans un monde de bisounours. Et je leur répète souvent d’avancer ensemble, de faire leur vie et de se respecter l’une et l’autre. La famille doit être là, montrer de la bienveillance, du soutien et permettre des échanges sur leurs projets de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma difficulté a été de le faire accepter à mes parents. Et c’est à ce moment-là que mon père m’a parlé de ses deux amis qui se cachaient à l’époque pour vivre leur histoire. Il était donc content pour sa petite-fille qui pouvait la vivre au grand jour.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous rend fier·e en tant que grand-parent dans cette histoire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis très fière, même si ce n’est peut être pas le mot. Je n’aime pas trop ce mot fière. C’est plutôt que ça me donne un sens, de l’énergie et surtout beaucoup de bonheur. On sait pourquoi on fait les choses, on le fait pour elles et pour lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ma belle-fille qui a porté Charlie et ma fille a souhaité s’arrêter presque un an pour la première année de cet enfant. Le mimétisme est quelque chose de puissant car il ressemble plus à ma fille qu’à ma belle-fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses mamans ont déjà écrit un livre sur son histoire, pour lui raconter comment elles ont fait leur famille, leur choix. J’aime raconter avec mes mots son histoire, lui parler de ses mamans dont je suis fière. Quand je ne sais pas, je lis des articles, je vais sur le site du Collectif Famille.s !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vivez-vous votre rôle de grand-parent dans cette famille ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un petit garçon qui a deux ans et demi. Depuis sa naissance, on fait partie de son quotidien. On est présent, on se voit toutes les semaines donc notre rôle est facilité. On a beaucoup de chance car elles habitent près de chez nous. On partage les vacances. C’est aussi que du bonheur d’avoir une belle-fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas de tabou parce que ce sont deux filles. Cela fait zéro différence pour moi. Par contre je ne suis pas dupe, on aura besoin de les aider, même si je trouve que leur couple est très cérébral et que tout est pensé. C’est le fruit de ce qu’elles souhaitent, tout est réfléchi. On ne fait pas un enfant “à la légère”. Elles sont dans un deuxième parcours PMA, avec un bébé à venir. Vu le temps du parcours, on est très protecteur. Pour le moment c’est trop tôt pour y penser, on ne veut pas de déception pour elles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Y a-t-il un moment marquant ou une anecdote que vous aimeriez partager ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je voudrais partager deux anecdotes. Je suis plus attentive aux choses que je peux lire. Par exemple, quand elles sont allées chez le notaire, les documents déclarant Madame et Monsieur, je me dis que si moi ça me choque, alors elles, ça les blesse. Je fais donc beaucoup plus attention à comment exprimer les choses. Au travail notamment, dans la newsletter qu’on envoie, c’est important de dire deuxième parent et non un père/une mère. Le modèle tel qu’il existe n’est pas la réalité et ça doit être très usant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus récemment, on a fêté les 30 ans de ma fille en voyage. Un des guides a demandé quelque chose à ma fille en pensant qu’elles étaient sœurs. Je pense que si ça nous interpelle nous, le couple est blessé. Cela m’amène à donner un conseil aux grands-parents de bien réfléchir avant de parler pour que ça devienne naturel ensuite.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment en parlez-vous autour de vous (amis, voisins, autres membres de la famille) ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans notre entourage, autant mon mari que moi, il n’y a pas eu de réflexion ni de mots de travers. Pour moi, c’est naturel et quand on est naturel, les gens ne posent pas de questions, c’est comme ça. Moi j’ai tout de suite dit, sans tabou, que ma fille construisait sa vie avec une autre femme. C’est ma façon de l&rsquo;accepter, de montrer que je suis contente. Au travail, je fais attention désormais à comment je nomme les gens, j’utilise un vocabulaire non genré, pour ne pas faire de mal. Nous avons eu également des conférences en interne auxquelles j’ai participé car je pense que tous les témoignages sont importants.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà été confronté·e à des remarques maladroites ou discriminantes ? Si oui, comment avez-vous réagi ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas été confrontée verbalement, mais je suis attentive à ce qui se dit dans le regard des gens : le regard est pire que les paroles. Ce sont les seules choses que j’ai vécu en direct. Les filles sont sujettes à des paroles, mais m’en parlent de façon douce parce qu’elles savent que ça me fait mal. Ensuite, je me suis renseignée sur ce qu’elles peuvent ou ne pas faire : où partir en vacances et se tenir par la main, justement pour ne pas qu’elles soient confrontées à ces regards.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, mon petit-fils n’est pas encore confronté à cela car il est encore petit. A la crèche, il y a un autre couple de mamans. Et pour Charlie que ce soit Papou, Nanou, Maman Fio ou Maman Alex, c’est la même chose. Ce sont des personnes qui l’aiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je rêve d’un monde sans remarque et dans lequel on n’utilise pas ces familles pour faire croire qu’on est inclusif ou pour remplir des quotas. On prend ce qui vient, tout le monde devrait avoir sa place partout et dans un cadre qui est le même pour tout le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai remarqué que la répartition des rôles chez ma fille n’est pas figée comme dans un couple hétéro. Ce rôle a changé, elles sont beaucoup plus à l’écoute l’une de l’autre. Je schématise mais c’est beaucoup ça. Avec elles, on apprend en marchant et on sait les obstacles qu’elles ont dans leur vie. Elles ne sont pas seules, elles sont en famille. On est là aussi pour enlever ces obstacles perso et pro, pour aider à changer le regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charlie joue à tout et a un équilibre avec des hommes et des femmes dans son entourage, de tout âge, car il connaît ses arrières grands-parents. Son papou va le chercher à la crèche, il représente l’homme certes, mais pas que pour le bricolage. Charlie voit bien qu’il y a quelque chose de différent : sa barbe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus globalement et indirectement, cette expérience a des conséquences sur mon rôle dans la société parce que je suis beaucoup plus attentive aux questionnements des autres. Je vais volontairement parler de la situation de ma fille pour faire comprendre qu’il n’y a pas qu’un seul mode de vie. Chacun est différent, fait sa vie, tant que son attitude ne me dérange pas, je n’ai pas de jugement à avoir. J’ai par nature, toujours été une personne tolérante et ouverte, mais j’ai aussi pris conscience que dans ma génération, l’éducation nous a mis des œillères. Et dans mon entourage proche également, ma tante a une fille qui vit aussi avec une femme, plus âgée. Avant ça on en parlait moins et aujourd’hui elle se sent épaulée et on en parle plus librement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ne changez rien, si vous aimez vos enfants, vous aimez vos enfants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On est une famille, on est un équilibre, une terre, un monde. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On a élevé nos enfants, on leur a donné la vie, on les aime et on les respecte. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grand-parents sont là, main dans la main, pas pour orienter mais pour respecter les choix et l’enfant à venir, ça ne change rien. Je voudrais ne plus avoir besoin d’en parler, que ce soit normal. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Que les festivals comme le Family Pride Festival soient la vraie vie !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 id="Danielle" class="wp-block-heading"><strong>Danielle, la Nana de Milo : “ Qu&rsquo;est ce que ça change que ce soit deux hommes ou deux femmes ? C’est l’amour qui en ressort qui est très important. Laissez-les vivre !”</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vos petits-enfants vous appellent ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On avait eu l’idée de faire un mélange de “Mamie” et “Nanou” pour faire Manou. Je n’avais pas envie de mamie, ce n’était pas approprié pour moi car cela sonne plus âgé. Finalement, Milo, qui va avoir 16 mois, va m’appeler autrement, ça sera Nana si ça lui plait. Et ça pourra changer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ et quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai toujours su que Malvyna voulait des enfants, et cela même avant sa vie avec Claire. Puis, toutes les deux ont décidé de commencer le parcours PMA ensemble. On en a parlé tout de suite très librement, pour moi c’était un non-sujet. Mais je ne savais pas quand elles débuteraient, pour avoir la surprise. Le jour où j’ai appris que Malvyna était enceinte, ça a été des pleurs de joie et d’amour. Elles avaient prévu un petit cadeau pour moi, une petite boîte avec un dessin et un petit bracelet, je n’ai pas compris tout de suite et quand j’ai ouvert le dessin des deux petits pieds, j’ai compris. J’étais si contente pour elles et que ça ait fonctionné tout de suite. L’arrivée d’un enfant, c’est du pur bonheur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, en avez-vous à conseiller à des futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas eu besoin de temps car pour moi c’est un non-sujet de faire sa vie auprès d’une femme. J’ai toujours dit à mes filles qu’elles pouvaient aimer qui elles voulaient. Quand ça se réalise, pour moi ça ne change rien. C’est comme ça, c’est la vie qui arrive avec deux mamans, au lieu d’un papa et une maman. Et je ne suis pas sûre qu’il faille un père et une mère, quand on voit que la mère se retrouve seule. Le principal, c’est que l&rsquo;enfant soit épanoui et heureux. Je n’ai pas trop de conseils à donner car c’est propre aux ressentis de chacun. Pour moi, je vois ma fille heureuse, cet enfant aussi, et c’est que de l’amour.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vivez-vous votre rôle de grand-parent dans cette famille ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un apprentissage heureux et merveilleux. C’est un rôle différent de celui de parent, il faut trouver sa place de grand-mère, qui ne s’implique en aucun cas dans l’éducation. Écouter et respecter pour garder ma place qui n’est que celle du bonheur. J’écoute et respecte leur éducation et moi je reproduis, je ne suis pas là pour casser. Je suis dans l’écoute et le partage tout en continuant de suivre ce que font les mamans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moi en tant que mère, quand je faisais des choses que je voulais, et que d’autres ne respectaient pas, c&rsquo;était compliqué pour moi. Quand j’avais une nourrice que je payais ça allait mieux. Donc je leur ai toujours dit que je ferais dans le respect de leur éducation, car je l’ai mal vécu de mon côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas l’éducation que j’ai donné à mes filles et je l&rsquo;entends, ça ne me pose pas de problème. C’est une nouvelle génération. Je suis là pour les bonnes choses et pour profiter. En tout cas j’essaie. Et à l’inverse, les filles me disent, pour éviter les frustrations de leur côté, et je rectifie pour ne pas reproduire. C’est super, et il est super !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment en parlez-vous autour de vous (amis, voisins, autres membres de la famille) ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’en parle car encore une fois, c’est un non-sujet. J’ai un petit-fils, ma fille est avec une femme et elles vivent ensemble. Je n’ai rien à cacher et il n’y a rien à dire. Je sais évidemment que la société n’est pas comme ça, mais je n’ai jamais rien reçu de négatif, ni sur le fait qu’elles aient un enfant. Si ça arrive, je ne me laisserais pas faire. Il n’y a pas matière à discuter et ça ne m’intéresse pas de relever.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois que cette expérience a changé ma manière de montrer le bonheur de ma fille que je vis avec elle. Ce qui permet d’aller vers plus d’acceptation dans cette société, montrer que c’est ok. Tout le monde peut être heureux et ça n’enlève rien à personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une famille est une famille, qu’elle soit jaune, verte, bleue, composée d’un homme, d’une femme, deux femmes, deux hommes. Le principal c’est que les personnes soient heureuses. Je n’ai pas à percevoir bien ou mal. Chacun a sa famille, il n’y a pas à juger et il n’y pas de problème là-dessus.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouve qu’on passe à côté de quelque chose quand on est grand-parents et qu’on se prive de voir ses enfants heureux et ses petits-enfants grandir. J’ai un peu de mal avec le fait de ne pas accepter et je me demande au fond ce que ces personnes n&rsquo;acceptent pas. Pour moi, le bonheur de son enfant, ça n&rsquo;a pas de prix. Qu&rsquo;est ce que ça change que ce soit deux hommes ou deux femmes ? C’est l’amour qui en ressort qui est très important. Laissez-les vivre ! C’est leur vie, leur cœur, leur corps. Ça ne nous regarde pas, c’est leur amour. Il faut laisser son enfant s’épanouir et fonder une famille. On n’a pas à mal le prendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ma fille et sa compagne, je suis présente et je les soutiens. La vie est déjà bien assez courte et n’est parfois pas très gai. Et après tout, nous ne sommes que de passage sur cette terre. Alors profitons de ce bonheur, c’est tout bénéf !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-3-3/">Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (3/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>WEBINAIRE &#8211; Les imaginaires LGBTQIA+ dans la littérature jeunesse : rendez-vous le 3 juin 2026</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/les-imaginaires-lgbtqia-dans-la-litterature-jeunesse-webinaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 19:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Albums jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Webinaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28279</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quels mondes, quels possibles, quelles absences pour nos enfants ? Pourquoi la littérature jeunesse est un enjeu politique pour les familles queers? Quand on devient parent dans une famille LGBTQIA+, on se rend vite compte que les livres qu’on tend à ses enfants ne sont jamais de simples histoires. Ce sont des cartes du monde. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/les-imaginaires-lgbtqia-dans-la-litterature-jeunesse-webinaire/">WEBINAIRE &#8211; Les imaginaires LGBTQIA+ dans la littérature jeunesse : rendez-vous le 3 juin 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Quels mondes, quels possibles, quelles absences pour nos enfants ?</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi la littérature jeunesse est un enjeu politique pour les familles queers?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on devient parent dans une famille LGBTQIA+, on se rend vite compte que les livres qu’on tend à ses enfants ne sont jamais de simples histoires. Ce sont des cartes du monde. Ils disent ce qui existe, ce qui se nomme, ce qui se célèbre. <br>Et, en creux, ils disent aussi ce qui reste innommé, invisible, impensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour nos enfants, l’enjeu est double</strong>. D’un côté, <strong>se reconnaître</strong> : retrouver dans une page une famille qui ressemble à la sienne, des prénoms, des gestes, des silhouettes parentales qui font écho. De l’autre, <strong>élargir l’horizon</strong> : croiser d’autres formes de familles, d’autres identités, d’autres manières d’être au monde. Les imaginaires que nous leur transmettons ne se contentent pas d’illustrer leur quotidien, ils dessinent ce qu’iels pourront, plus tard, considérer comme possible pour elleux et pour les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour les parents queers, cela soulève des questions très concrètes.</strong> Quels livres choisir ? Comment naviguer entre représentation explicite et discrétion ? Que faire des absences, des stéréotypes, des récits qui n’existent pas encore ? Et comment outiller les bibliothèques scolaires, les médiathèques, les enseignant·es, les libraires, pour que ces imaginaires deviennent un patrimoine partagé et pas une niche militante ?<br>C’est exactement à ces questions que s’attaque le webinaire proposé le mercredi 3 juin 2026 à 20h30, par sept associations francophones engagées pour la visibilité et les droits des familles LGBTQIA+.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois intervenantes, trois angles complémentaires</h2>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Sarah Ghelam : la sociologue qui regarde les pages</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Sarah Ghelam est <strong>sociologue et directrice de la collection J’aimerais t’y voir</strong>, dont le titre dit déjà tout : il s’agit de questionner ce que voient, ou ne voient pas, les enfants dans les livres qui leur sont destinés. Croiser sociologie et édition, c’est tenir ensemble deux gestes : analyser les représentations dominantes (qui apparaît, comment, à quelle fréquence, dans quelles postures) et proposer concrètement d’autres récits. Sarah Ghelam apportera au webinaire une lecture critique et structurée des angles morts persistants, et des leviers pour les combler.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Elsa Kedadouche : éditer pour rendre visible</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Elsa Kedadouche est <strong>co-fondatrice de la maison d’édition On Ne Compte Pas Pour Du Beurre</strong>, qui s’est donnée pour mission de produire une littérature jeunesse résolument inclusive : familles diverses, corps différents, identités plurielles, récits qui ne demandent pas aux enfants de se conformer pour exister. Faire ce travail depuis le siège d’éditrice, c’est intervenir en amont de la chaîne du livre, là où se décide ce qui sera publié, illustré, distribué. C’est aussi se confronter aux contraintes économiques, aux réticences des diffuseurs, et aux résistances qu’une littérature inclusive peut encore susciter. Son regard nous éclairera sur la fabrique concrète des livres que nos enfants tiennent entre les mains.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Céline Cerny : faire vivre les livres auprès des enfants</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Céline Cerny est <strong>autrice, conteuse et médiatrice à la fondation Bibliomedia Suisse</strong>, l’institution qui irrigue les bibliothèques publiques et scolaires suisses en ressources de lecture. Ce positionnement est précieux : un livre qui existe sur un catalogue d’éditeur n’a de valeur pour un enfant que s’il arrive jusqu’à lui, sur une étagère, dans une bibliothèque de classe, dans une animation, dans une voix qui le raconte. La médiation est le dernier kilomètre, souvent le plus négligé. Céline Cerny incarne ce travail de passeuse, celui qui transforme un fonds éditorial en rencontre vivante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois pays, sept associations : une coopération francophone inédite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre raison de participer à ce webinaire tient à celleux qui le portent. <strong>Sept associations issues de trois pays francophones se sont réunies pour le co-organiser : APGL, Bibliomedia, Collectif Famille·s, Familles arc-en-ciel, Homoparentalités, Mes Deux Papas, et 360 Familles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce genre de coopération transnationale et transassociative reste rare. Chaque structure a ses priorités, son territoire, son histoire militante, son public. Les faire converger sur un format commun, ouvert à tous·tes les adhérent·es est aussi un signal politique : les enjeux de visibilité des familles queers ne s’arrêtent pas aux frontières nationales, et les ressources d’une association suisse, française ou belge gagnent à circuler. Le faire autour de la littérature jeunesse, c’est-à-dire autour de ce que nous transmettons aux générations suivantes, n’est pas un hasard. C’est probablement là que se joue, sur le temps long, une partie décisive de la bataille culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour participer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le webinaire « <strong>Les imaginaires LGBTQIA+ dans la littérature jeunesse</strong> » se tient le <strong>mercredi 3 juin 2026 à 20h30</strong>.<br>Il est ouvert à tous·tes les adhérent·es des associations organisatrices, sur inscription.<br>Si vous êtes parent, futur·e parent, professionnel·le du livre, enseignant·e, bibliothécaire, ou simplement curieuse·eux des imaginaires que nous laissons à nos enfants, c’est un rendez-vous à noter ! Et à partager autour de vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.helloasso.com/associations/collectif-familles/evenements/webinaire-les-imaginaires-lgbtqia-dans-la-litterature-jeunesse">S&rsquo;inscrire pour le webinaire</a></div>
</div>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/les-imaginaires-lgbtqia-dans-la-litterature-jeunesse-webinaire/">WEBINAIRE &#8211; Les imaginaires LGBTQIA+ dans la littérature jeunesse : rendez-vous le 3 juin 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>FAMILY PRIDE FESTIVAL &#8211; 23 &#038; 24 MAI 2026</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/family-pride-festival-23-24-mai-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 May 2026 19:58:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28226</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’équipe de bénévoles du Collectif Famille･s s’active plus que jamais, main dans la main avec celle de Ground Control, lieu emblématique qui accueille cette 5e édition. Elle finalise la programmation avec les intervenant·es, forme les bénévoles (VSS, accueil LSF…), prépare la signalétique, active la presse pour visibiliser nos familles, tente de faire rentrer la riche [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/family-pride-festival-23-24-mai-2026/">FAMILY PRIDE FESTIVAL &#8211; 23 &amp; 24 MAI 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L’équipe de bénévoles du Collectif Famille･s s’active plus que jamais, main dans la main avec celle de Ground Control, lieu emblématique qui accueille cette 5e édition. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle finalise la programmation avec les intervenant·es, forme les bénévoles (VSS, accueil LSF…), prépare la signalétique, active la presse pour visibiliser nos familles, tente de faire rentrer la riche programmation sur des affiches toujours trop petites, prépare une queermesse avec plein de nouveautés et revisite la fresque avec une promesse de good vibes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nouveau lieu = nouveaux enjeux !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour cette première à Ground Control, nous espérons profondément :</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>faire de cette nouvelle éditionune réussite pour chacun·e</strong> : festivalier·es, intervenant·es, bénévoles, bénéLoves (notre groupe de jeunes volontaires), petit·es, moyen·es, grand·es et très grand·es</li>



<li><strong>faciliter la rencontre et la création de liensavec nos nouveaux formats</strong> : les meet-ups et un temps notamment dédié à la coparentalité (un jeu a été spécialement façonné pour ce moment…)</li>



<li><strong>communiquer et continuer de faire connaître ce festival</strong> pour que personne ne rate ce moment, véritable booster d’énergie</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">C’est dans un peu moins d’un mois et d’ici là :</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li>Découvrez ou redécouvrez la <strong>programmation sur notre site</strong> : conférences, rencontres, dédicaces, groupes de parole et bien sûr les spectacles : <a href="https://www.familypridefestival.com/">https://www.familypridefestival.com/</a></li>



<li><strong>Partagez et faites connaître cet événement</strong> autour de vous et venez en familles et/ou entre ami·es. <br>N’hésitez pas à reposter nos communications quand vous les voyez passer sur les réseaux sociaux. <br>Nous avons des <strong>affiches et flyers à disposition</strong>, prêts à être exposés dans vos mairies, vos médiathèques, vos lieux de vie…. Prenez contact avec nous : <a href="mailto:prod@collectiffamilles.fr">prod@collectiffamilles.fr</a></li>



<li>Prenez <strong>vos places</strong>, inscrivez vos enfants à la garderie et vous-mêmes sur les animations qui sont sur <strong>inscription </strong>: <a href="https://www.familypridefestival.com/billetterie">https://www.familypridefestival.com/billetterie</a></li>



<li>Enfin, pour celles qui peuvent donner un peu de temps, nous avons encore besoin de <strong>bénévoles </strong>: quelques heures pour guider les festivaliers, aider lors de la queermesse… : <a href="https://www.familypridefestival.com/devenir-benevole">https://www.familypridefestival.com/devenir-benevole</a></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Vous avez des enfants ayant 9-10 ans ou plus qui veulent être acteurice de ce festival ? </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ils peuvent rejoindre nos <strong>BénéLoves</strong>, une belle expérience de bénévolat animé par Léa qui a imaginé plein de petites missions. Expérience inoubliable et nouveaux amis garantie !</p>



<figure class="wp-block-video aligncenter"><video height="480" style="aspect-ratio: 848 / 480;" width="848" controls src="https://collectiffamilles.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Video-2026-03-25-at-09.36.00.mp4"></video></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Retrouvons-nous dans un mois pour célébrer nos familles !</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-fe48e5de wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://www.familypridefestival.com/"><strong>FAMILY PRIDE FESTIVAL</strong></a></div>
</div>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/family-pride-festival-23-24-mai-2026/">FAMILY PRIDE FESTIVAL &#8211; 23 &amp; 24 MAI 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		<enclosure url="https://collectiffamilles.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Video-2026-03-25-at-09.36.00.mp4" length="0" type="video/mp4" />

			</item>
		<item>
		<title>Les auteur·ices en dédicace au Family Pride Festival !</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/les-auteurices-en-dedicace-au-family-pride-festival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 19:42:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Pour les adultes]]></category>
		<category><![CDATA[Transidentité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28211</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des auteur·ices passionnant·es et engagé·es seront là pour une séance de dédicace ! Vous pourrez acheter et faire dédicacer : samedi 23 mai Librairie Charybde 15H 15H30 16H30 17H STAND DU COLLECTIF 15H 15H30 16H Dimanche 24 mai Librairie Charybde 14H 15H 15H30 Retrouvez toute le programmation sur www.familypridefestival.com</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/les-auteurices-en-dedicace-au-family-pride-festival/">Les auteur·ices en dédicace au Family Pride Festival !</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des auteur·ices passionnant·es et engagé·es seront là pour une séance de dédicace !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pourrez acheter et faire dédicacer :</p>



<h2 class="wp-block-heading">samedi 23 mai</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Librairie Charybde</h3>



<h4 class="wp-block-heading">15H</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Les bateaux sur la terrasse</em>, <strong>Jessé Rémond Lacroix</strong></li>



<li><em>Tous hétéros au boulot</em>, <strong>Émilie Morand</strong></li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">15H30</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Juste une fois pour essayer</em>, <strong>Élodie Garnier</strong></li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">16H30</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>À nos désirs</em> &amp; <em>Coming In,</em> <strong>Élodie Font</strong></li>



<li><em>Dar a Luz, Vers la maternité, contre vents et marées</em>, <strong>Chloé Roy</strong></li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">17H</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Parents en quête de droits</em>: <em>Minorités de sexualité et de genre d&rsquo;un continent à l&rsquo;autre,</em> <strong>Émilie Biland</strong></li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">STAND DU COLLECTIF</h3>



<h4 class="wp-block-heading">15H</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Combien tu m’aimes</em> &amp; <em>Solal est amoureux</em>, <strong>Tiffany Cooper</strong></li>



<li><em>L’amoureuse de Simone</em>, <strong>Elsa Kedadouche</strong></li>



<li><em>Les nuits de ma vie</em>, <strong>Feriel Gaye</strong></li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">15H30</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Juste une fois pour essayer</em>, <strong>Élodie Garnier</strong></li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">16H</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Papita</em>, <strong>Chloé Vivarès</strong></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Dimanche 24 mai</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Librairie Charybde</h3>



<h4 class="wp-block-heading">14H</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>Au-delà du placard : renverser la honte, repenser l&rsquo;intime</em>, <strong>Florent Manelli</strong></li>



<li><em>Positives</em>, <strong>Blandine Freté</strong></li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">15H</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>On ne choisit pas qui on aime</em>, <strong>Marie-Clémence Bordet</strong> : dédicaces à 15h</li>
</ul>



<h4 class="wp-block-heading">15H30</h4>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>BI·ES</em>, collectif coordonné par Camille Regache, <strong>Morgan Noam</strong></li>



<li><em>Transphobia</em>, É<strong>lie Hervé</strong></li>



<li><em>Le droit des familles LGBT+</em>, <strong>Clélia Richard</strong> : horaire à venir</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez toute le programmation sur <a href="https://www.familypridefestival.com/programmation">www.familypridefestival.com</a></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/les-auteurices-en-dedicace-au-family-pride-festival/">Les auteur·ices en dédicace au Family Pride Festival !</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (2/3)</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-2-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 19:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28199</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. Ce mois-ci, vous pourrez lire les témoignages sincères et délicats de la Mamina d’Aismée et ceux du [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-2-3/">Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (2/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois-ci, vous pourrez lire les témoignages sincères et délicats de la <strong>Mamina d’Aismée</strong> et ceux du <strong>Papi de Nathan et également les mots de sa Mamiti</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous les avez ratés, plongez-vous dans ceux de la <a href="http://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/" type="link" id="http://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/">Mamina et le Papi de cœur de Aube et de la Mamicha de trois petits loulous</a>, publiés le mois dernier</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#Nathalie" type="internal" id="#Nathalie">Nathalie</a> &#8211; <a href="#Christian" type="internal" id="#Christian">Christian</a> &amp; <a href="#Agnès">Agnès</a></p>



<h2 id="Nathalie" class="wp-block-heading"><strong>Nathalie, Mamina d’Aismée : ”Une famille se construit non pas par les liens de sang, mais par l’amour”</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je m’appelle Nathalie et je suis la mère de Margaux, bénévole au Collectif Famille.s. Aismée, 18 mois, est ma première petite-fille. Margaux et Marine m&rsquo;offrent le cadeau d’être grand-mère. J’ai l’habitude de côtoyer des enfants et des familles multiples, parce que je suis enseignante en maternelle dans un village et que, depuis quelques années, il y a des familles avec deux mamans. J’ai donc vécu ça avant de le vivre moi-même.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment en parlez-vous autour de vous (amis, voisins, autres membres de la famille) ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cela n&rsquo;a jamais posé de problème. A 13 ans, ma fille Margaux m’a demandé si je l’aimerai même si elle était amoureuse d’une fille. Je lui ai répondu qu’à partir du moment où elle était heureuse c’était le principal pour moi. Elle a donc su rapidement que j’étais open et elle a pu s’assumer très rapidement. Pour moi, ça a toujours été ma fille et sa copine, et maintenant ma fille et sa femme. Au sein de ma petite école familiale, j’en parle très naturellement. On échange énormément avec les parents d’élèves, avec la mairie : tout le monde sait que j’ai une fille qui est mariée avec une femme et avec une petite-fille désormais. Je n’ai pas eu de rejet ni de la part de l’école ni de mes amis. Même l’inspectrice est au courant car je l’avais invitée à leur mariage.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà été confronté·e à des remarques maladroites ou discriminantes ? Si oui, comment avez-vous réagi ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a parfois des maladresses par rapport aux terminologies. Je ne suis moi-même pas du tout au fait du vocabulaire de toutes les orientations sexuelles qui existent. Ma fille c’est ma fille, ma belle-fille c’est ma belle-fille. Marine en parle avec moi pour m’aider.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand j’ai dit autour de moi que j’allais être mamie, la question qui revenait était de savoir qui porterait. Dès le départ, on a su que c’est Marine qui porterait. J’avais dit à Margaux que j’aurais envie qu’elle porte elle aussi un bébé, non pas que je le considérais moins comme mon petit-enfant, mais pour qu’elle connaisse ce que c’est de porter un enfant dans son ventre et de vivre une grossesse. Pour moi, aimer un enfant c’est pas une question de gêne, ni d’ADN, c’est une question d&rsquo;amour et de relationnel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme à l’école, j’avais eu des couples de femmes qui ont eu des enfants également, cela m’avait permis de poser des questions avant que ma fille et sa compagne aient ce projet. C’est une famille à part entière pour moi et non pas un substitut de famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le rôle, c&rsquo;est la première fois que je suis mamie et qu’on me donne un rôle de mamie. J’ai été mamie de cœur par le biais de mon ancien compagnon, mais je n’avais jamais eu ce vrai rôle de mamie. Les filles m’ont octroyé le droit de me faire appeler comme je voulais et ont adopté le surnom Mamina. Ça a été important aussi. Je remercie ma belle-fille de m’avoir donné la même place que sa propre maman. On voit autant Aismée que la famille de Marine. Je ne suis pas intrusive, mais Marine a fait plein de choses qui m&rsquo;ont beaucoup touchée. Je me sens une mamie à part entière et je la remercie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cela vous a donné envie de militer, de défendre publiquement cette cause, ou d’en parler davantage ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les filles sont allées l’année dernière à Montpellier pour le Family Pride festival. A leur retour, on a beaucoup échangé et comme elles ont vu que je m’intéressais, elles m’ont proposé de venir avec elles cette année à <a href="https://www.familypridefestival.com/">Paris</a>. Je suis toute contente qu’elles m&rsquo;aient proposé, ça sera la première fois pour moi que je participe à un événement sur cette thématique. J&rsquo;ai été une fois avec elles à la mise à l’honneur de Marine au sein du Refuge à Lille. Et je pense m’investir l’année prochaine, quand je serai en retraite, au sein du Collectif, là où il y a des besoins.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Quel message aimeriez-vous transmettre à d&rsquo;autres grands-parents dans la même situation — ou qui le seront demain ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je leur dirais de ne pas trop réfléchir et de laisser parler leur cœur. Le fait d’avoir des a priori ou de ne pas réussir à prendre sa place est une question de personnalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sincèrement, quand les filles nous ont annoncé la grossesse, je ne me suis pas posée de question. C’était une annonce géniale et je suis très émue en y repensant. L&rsquo;attitude et les attentions de Marine ont été très importantes. Elle nous a naturellement impliqués pour qu’on ne se sente pas à l’écart. Je ne me sens pas moins grand-mère d’Aismée, tout de suite légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je peux imaginer que certains grand-parents peuvent vivre cette situation avec plus de difficultés et se sentir moins légitimes car pas reliés génétiquement. Mais moi je sais qu’une famille se construit non pas par les liens de sang, mais par l’amour. Je le vis tellement bien, c’est un amour désintéressé qui grandit au fur et à mesure. Plus on voit Aismée, plus il se développe et c’est magique.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 id="Christian" class="wp-block-heading"><strong>Christian, Papi de Nathan : ”C’est beau de voir la relation que mon fils et mon gendre ont noué avec la mère porteuse”</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je m’appelle Christian, j&rsquo;ai trois fils et deux petits-enfants. Nathan m’appelle Papi ou Papi Christian, car il a deux autres papis.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ et quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;était un grand effet de surprise car lorsqu’il m&rsquo;a annoncé son homosexualité, j&rsquo;ai pensé tout de suite que je n&rsquo;aurais pas de petit-enfants de mon aîné. Donc ça m&rsquo;a rempli de joie. Et après, très naturellement, il m&rsquo;a expliqué la GPA (gestation pour autrui) et qui était la femme porteuse. Ils avaient déjà fait pas mal de démarches. En plus, c&rsquo;était mon premier petit-fils. C&rsquo;était au Canada, pendant le Covid et nous avons pu vivre la grossesse de Carrie aussi, en famille, c’était beau. La première question que j&rsquo;ai eu c&rsquo;est qui sera le donneur : il m&rsquo;avait dit qu&rsquo;ils en auraient un chacun, et éventuellement de préférence avec la même femme porteuse et la même donneuse etc. pour qu&rsquo;il y ait un lien de fratrie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà été confronté·e à des remarques maladroites ou discriminantes ? Si oui, comment avez-vous réagi ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Non pas trop, je ne sais pas si cela vient de ma personnalité, mais je ne me laisse pas trop marcher sur les pieds. J’en parle très librement sans aucune gêne. Très vite, je parle de Nathan et de ses papas, et que tout va bien. C&rsquo;est un enfant qui est adorable, avec son mauvais caractère, avec ses caprices et avec des choix d&rsquo;éducation qui ne sont pas forcément les miens mais que je respecte. Ses papas sont patients et surtout plein d&rsquo;amour qu&rsquo;ils lui transmettent chaque jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que si j&rsquo;avais reçu une remarque particulière, j&rsquo;aurais été assez virulent. Je peux être souple et conciliant, mais j&rsquo;aurais mal accepté des remarques sur eux. Par contre, j’ai été confronté à des parents qui ont rejeté leurs enfants pour homosexualité alors je n&rsquo;imagine même pas s&rsquo;il y avait eu un parcours de GPA. Je sais combien ça peut être délicat pour certaines personnes et une vraie souffrance.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Y a-t-il un moment marquant ou une anecdote que vous aimeriez partager ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment où on s’est retrouvé en visio pour pour savoir si c’était un petit garçon ou une petite fille. C&rsquo;était donc la période du Covid, nous étions réunis chez moi dans la salle à manger d&rsquo;un côté, et la famille de Carrie s’était réunie au Canada de l’autre. Ils avaient fait un gâteau qui serait à l&rsquo;intérieur bleu ou rose. C’est la première fois qu’on rencontrait Carrie et sa famille avec ses enfants. Ça a été la première émotion. Comme on peut voir le ventre de sa belle-fille s’arrondir, là on le vivait grâce à ce gâteau. Et cette symbolique m’a marquée, elle était belle aussi. Voir Carrie qui était porteuse et cette relation que mon fils et mon gendre avaient noué avec elle, qui était une vraie amitié, et même un vrai fil conducteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a eu aussi plein d’anecdotes quand nous sommes allés au Canada, notamment des crises de fou rire quand les deux frères de Guillaume ont changé le petit et ça a pris 15 minutes, c’était drôle. Il y avait une vraie cohésion malgré l’inquiétude du retour avec l’administratif et s’assurer qu&rsquo;ils reviennent tous les 3 du Canada. Nous avons été là pour eux, ce sont des moments qu’on n’oublie pas. La naissance de Nathan a été et reste un grand moment de bonheur, ce petit bonhomme est drôle, curieux et si attachant. J’ai eu une petite-fille il y a un an, c’était merveilleux aussi.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous rend fier·e en tant que grand-parent dans cette histoire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis fière d’avoir un petit-fils, de voir tout l’amour que portent Guillaume et Julien à leur fils. C’est toujours très amusant de voir les éducations un petit peu opposées de temps en temps. C’est un vrai bonheur de l’avoir, c’est ce que j’ai connu avec mes enfants, c’est toujours les meilleurs du monde avec ce manque d’objectivité qu’on connait bien !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand je commençais à être à la retraite et jusqu’à ces trois ans, un mercredi sur deux, je le gardais à la maison, donc de vrais moments de partage. Maintenant, je le garde quelques jours à chaque vacances : on partage le temps avec les beaux-parents de Guillaume (les autres grand-parents), avec qui tout se passe bien aussi. Ils ont une acceptation complète de l’homosexualité et de la GPA aussi. Ils ont une petite-fille qui a trois mois de plus que Nathan, c’est très fluide. On n’est pas du tout confronté à des problèmes de rejet, de doute ou de particularité. Pour nous, on est dans une vie sans aucune arrière pensée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ? Avez-vous eu des conversations avec vos petits-enfants sur la diversité des modèles familiaux ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est vrai qu’il faut encore se battre avec cette acceptation de l’homosexualité qui peut parfois être difficile pour certaines personnes. J’aime rappeler que l’homosexualité n’est pas un choix, il y a un travail à faire avec soi-même si ce n’est pas naturel. Avec la naissance de Nathan et mon implication, ça a changé des choses pour moi et je me pose la question de m’engager un peu plus, d&rsquo;élever une voix un peu plus, pour que chaque personne soit respectée tout simplement. Il n’y a pas de droits particuliers à revendiquer à part celui de pouvoir vivre tranquillement dans une société où on a un minimum de tolérance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon implication auprès de mon petit-fils m’a fait changer vis-à-vis de ça, parce que lui aussi va être confronté à ces difficultés. Oui, il n’a pas de maman, il a deux papas, mais je le trouve plutôt bien armé, il a du caractère et tant mieux. Ses papas s’en chargent parfaitement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot pour des grand-parents dans la même situation ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je voudrais dire que s’ils aiment leur fils ou leur fille, le fait d’avoir envie d’être parent, ou non, c’est quelque chose de très fort. Et en aucun cas, on doit venir entacher ça. C’est tellement beau, si on aime ses enfants, on se doit de le partager, si on ne le partage pas complètement, par l’éducation ou avec des idées qui vont à l’encontre, il faut s’abstenir pour ne pas faire de mal à ses enfants. Derrière il y a un petit-fils ou une petite-fille qui va venir, ça ne doit être que du bonheur et ne doit pas être entaché par des pensées négatives, sinon ce sera des regrets et il sera trop tard. Un petit-fils ou une petite-fille c’est que du bonheur, parce qu’on n’a pas l’éducation à faire, on a que le plaisir à prendre ! C’est à vivre et il faut se régaler.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 id="Agnès" class="wp-block-heading"><strong>Agnès, Mamiti de Nathan : ”Notre rôle de grand-parent est le même, on n&rsquo;est pas du tout à se dire que c’est une famille différente”</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je m&rsquo;appelle Agnès, je suis la mère de Guillaume, qui est bénévole au sein du Collectif Famille.s. Nathan est mon premier petit-enfant et le seul pour le moment. Il nous appelle Mamiti et Papé.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ et quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord c’était le choc, quand on est mère, celui d’apprendre que je vais être grand-mère, sans aucun rapport avec le fait que ce soit une famille LGBT. C’était un signe de plus que le temps passe. Quand ton propre enfant a un désir d’enfant, c’est que tout va bien dans sa vie et dans son couple. C’est une chose très positive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque-là, je l’ai appris à distance, par téléphone. Et au fur et à mesure, nous avons eu des précisions sur l’évolution de la grossesse. J’étais très contente et en soutien de Guillaume pendant tout le processus.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, en avez-vous à conseiller à des futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">A cette époque-là, je n’étais pas bien renseignée sur la GPA. Au début, comme beaucoup de gens, le frein c’est l’idée qu’on peut s’en faire quand on n&rsquo;est pas au courant, avec le sujet de marchandisation du corps des femmes qu’on voit dans les médias. Puis, j’ai appris que c’était au Canada, là où la procédure est la plus éthique, la plus libre et la plus encadrée, que ce soit pour les donneuses d’ovocytes ou les femmes porteuses, “surrogates” comme on dit là-bas. Une fois les explications faites, je n’avais plus aucun problème. C’était une grande aventure qui commençait.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous rend fier·e en tant que grand-parent dans cette histoire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai vraiment bien aimé la “baby shower” en visio, c’est le moment où on a découvert Carrie et sa famille. Nous étions impliqués dans cette grande aventure, malgré le Covid qui a compliqué les choses, mais les papas étaient vraiment très motivés et ont quand même réussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une semaine avant le moment présumé de la naissance, nous nous sommes retrouvés les uns après les autres au Canada. Ils avaient loué une grande maison. Nous avons rencontré Carrie, ses enfants, son compagnon. Il y avait plein d’échanges. Même les gens de la rue où on était logé connaissaient déjà le prénom de l’enfant, alors que nous on ne le savait pas. Ils nous ont fait un petit jeu pour le deviner. C’était une bonne ambiance ! Quand on pense à ce qui peut se passer en France, avec les extrêmes et les homophobes et tout ça…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça a permis aussi que la famille s’élargisse. Carrie est une personne très sympathique, avenante et vraiment très ouverte. Nous l’avons vue en France et on va la revoir cet été. Une aventure extraordinaire !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vivez-vous votre rôle de grand-parent dans cette famille ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des premières années de Nathan, ils vivaient en région parisienne, on se voyait une fois par mois seulement et nous faisions du babysitting certains week-end. Aujourd’hui, nous habitons dans la même région de Bordeaux, donc on est les baby-sitters attitrés. Ça dépend des besoins des papas. Pour moi, il n’y a pas de famille homoparentale qui tienne, c’est le même rôle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu des conversations avec vos petits-enfants sur la diversité des modèles familiaux ? Qu’est-ce que cela change (ou pas) dans votre relation avec eux ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que je ne suis pas bien outillée pour aborder tous ces problèmes-là. C&rsquo;est aussi de ma faute, je pourrai me documenter. Je sais que les papas font ça très bien et expliquent tout. Nathan a 4 ans et il nous a dit récemment que quand il sera grand, il se mariera avec une fille. On lui a répondu qu’il verra quand il sera grand, ce qu’il ressentira et il n’y aura pas de problème il fera ce qu’il sentira. Déjà en tant que grand-parents du XXe siècle, on s’habitue à l’éducation positive c’est déjà quelque chose ! Notre rôle de grand-parent est le même, on n&rsquo;est pas du tout à se dire que c’est une famille différente.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment en parlez-vous autour de vous (amis, voisins, autres membres de la famille) ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">J’en ai parlé à la famille, mes oncles et tantes ont été informés et il n’y pas eu de réaction ou autre. A l’époque à mon travail, je ne lançais pas de conversations sur le sujet, mais j’avais dit que j’avais un fils homosexuel. Tout le monde a bien accepté, on était trois ou quatre au bureau à être à fond, invités au mariage, et ensuite à fond pour avoir des nouvelles Nathan. Le problème dans la société dans laquelle on vit, c’est qu’on n’est pas confiant on sait jamais sur qui on peut tomber.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne milite pas, mais je suis en soutien de Guillaume et de Julien. On participe en faisant du babysitting lors des événements, la “Journée en famille” à Bordeaux et deux fois à Paris pour le Family Pride festival. Je fais un don aussi au Collectif. Je trouve ça super, l’ambiance est très sympa. Les familles doivent être soulagées de se retrouver dans une ambiance comme celle-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-2-3/">Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (2/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (1/3)</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 20:28:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://collectiffamilles.com/?p=28134</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. Ce mois-ci, vous pourrez lire les témoignages émouvants de la Mamina et le Papi de cœur de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/">Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (1/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis longtemps, le Collectif Famille.s avait envie de donner la parole aux grand-parents de nos enfants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Une manière de (re)connaitre leur vécu d’enfants qui grandissent dans des familles LGBTQIA+ avec des grand-parents présents et qui apportent beaucoup d’amour. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mois-ci, vous pourrez lire les témoignages émouvants de<strong> la Mamina et le Papi de cœur de Aube</strong> et de<strong> la Mamicha de trois petits loulous</strong>. <br>Le mois prochain, ce seront ceux de la <strong>Mamina d’Aismée</strong> et ceux du <strong>Papi de Nathan </strong>et également les mots de sa <strong>Mamiti</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#Chantal-et-Patrick">Chantal &amp; Patrick</a> &#8211; <a href="#Charline">Charline</a></p>



<h2 id="Chantal-et-Patrick" class="wp-block-heading"><strong>Chantal et Patrick, Mamina et Papi de cœur de Aube : “Moi qui ai eu des parents divorcés et un père jamais présent, j’aurais bien aimé avoir deux papas comme ça.”</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal</em> : Je suis Chantal, la maman de Nathan, qui est un des papas de Aube qui a 2 ans et deux mois. Elle m’appelle Mamillon, mais pour qu’elle différencie entre les deux mamies, je lui ai proposé Mamina.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Patrick</em> : Je suis Patrick et je suis le Papi de cœur de Aube, parce que je suis une pièce rapportée. Nous sommes ensemble depuis 6 ans et que ses deux papis sont décédés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ ? Quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal</em> : Déjà, je savais que ça faisait un moment que mon fils fréquentait des garçons. Il m’a présenté Axel, et m’a dit que c’était l’homme de sa vie et qu’ils allaient se marier. J’étais heureuse. Ensuite, ils nous ont parlé de leur volonté, non pas d’adopter, mais de faire une demande de GPA aux États-Unis. En France, c’est interdit, en Espagne aussi. C’est la première fois qu’on me parlait de ça, je n’y comprenais rien. Ça ne m’a pas posé de problème sur le fond car j’estime que ce sont deux garçons responsables. Ils étaient heureux de cette démarche qui n’était pas si facile que ça. Nous avons été préparés à tout cela car ils nous informaient assez régulièrement, notamment via des visios quand ils étaient aux États-Unis. Quand ils nous ont révélé qu’après plusieurs tentatives, cela avait marché, j’ai pleuré. J’étais heureuse pour eux, j’étais émue parce qu’en plus c&rsquo;est ma première petite fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais peur des démarches administratives aux États-Unis et du retour en France. Finalement, tout s’est bien déroulé, notamment les papiers. Pour le retour avec la petite, nous les attendions à l’aéroport : il y avait l’autre mamie, un frère d’Axel, tous avec les larmes aux yeux de la voir pour de vrai et l’amour qu’ils ont pour leur fille. Autour de nous, les gens se demandaient ce qu’il se passait !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, avez-vous des conseils à de futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal</em> : Je n’ai pas eu de questions à part la GPA que je ne connaissais pas, même si j’avais entendu parler du don de gamètes. Mais en tant que femme et en tant que mère, j’avais du mal à m’imaginer comment une femme qui porte un bébé pour d’autres personnes fait pour ne pas rentrer en affection. Quand on est enceinte, on crée des liens avec cet enfant, donc j’avais peur du moment où elle allait devoir laisser la petite aux papas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La GPA ou bien l’adoption ne me posent pas de problème. Mais en tant que femme, je peux me poser des questions par rapport aux femmes qui font cette démarche. Le fait que celle-ci se monnaye, l’argent qui est en jeu me dérange un peu plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Patrick</em> : À partir du moment où les gens sont heureux, pour moi c’est le principal. La seule question qui peut me venir à l’esprit, c’est la question de la petite plus tard. On sait que les enfants cherchent toujours leurs origines. L’avenir nous dira si ça posera un problème et ce dont elle a besoin. Mais son papa Axel a créé des podcasts pour lui expliquer toute son histoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous rend fier·e en tant que grand-parent dans cette histoire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal</em> : Je suis fière de leur démarche, qui n’est pas évidente à faire, et fière d’avoir cette petite puce. On ne la voit pas souvent, mais il est évident qu’elle est vraiment bien dans sa peau, heureuse avec ses deux papas. Moi personnellement qui ai eu des parents divorcés et un père jamais présent, j’aurais bien aimé avoir deux papas comme ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Patrick</em> : Comme je le disais, le principal c’est que les gens soient heureux. A l’heure d’aujourd’hui, c’est le plus important.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà été confronté·e à des remarques maladroites ou discriminantes ? Si oui, comment avez-vous réagi ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal</em> : Ce qui est terrible, c’est le regard des autres sur les façons de vivre. On a le droit de vivre et de vivre comme on veut. J’évite ce genre de discussion parce que je monte facilement aux créneaux face aux discours racistes et homophobes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment vivez-vous votre rôle de grand-parent dans cette famille ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal</em> : On ne vit pas vraiment notre rôle au jour le jour parce qu’on est très loin d’elle. Récemment, nous sommes restés chez eux presque 3 semaines. Nous avons ainsi pu être avec elle dans sa vie de tous les jours, nous allions la chercher à la crèche et nous nous occupions du coucher. Elle se sent en sécurité avec nous.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu des conversations avec vos petits-enfants sur la diversité des modèles familiaux ? Qu’est-ce que cela change (ou pas) dans votre relation avec eux ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal</em> : Nous n’avons pas de conversation vu son âge, mais je lui ai lu des choses sous forme d’histoires. Et elle a beaucoup de livres qui peuvent expliquer ça aussi, sur les différents types de familles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment en parlez-vous autour de vous (amis, voisins, autres membres de la famille) ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal</em> : J’en parle très librement. J’aborde souvent le sujet en disant “mon fils et son mari”. Je parle de ma petite-fille sans cacher les choses. Quand on me dit “et la maman?”, je dis qu’il y en n’a pas. Il y a une femme qui a porté et avec qui ils ont gardé un lien. Elle-même a répertorié dans un livre les étapes qu’elle a vécues, du début de la grossesse jusqu’à l’accouchement, qu’elle a donné aux papas. Ils communiquent ensemble aujourd&rsquo;hui. Nous avons du mal avec l’anglais, mais pour les deux ans de Aube, nous l’avons appelée. Le lien est important et je trouve cela formidable. Par ailleurs, Aube a deux tatas, elle a des femmes dans sa famille, elle a une marraine qui est très proche aussi. C’est une petite fille équilibrée, qui sait bien ce qu&rsquo;elle veut déjà, elle a son caractère.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Patrick</em> : Ce qui me dérange le plus, c’est la méchanceté des gens sur les choix de vie de chacun et chacune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chantal :</em> Je suis pour le bonheur des enfants et la joie dans la famille. Personnellement, je n’ai pas connu ce bonheur avec ma propre famille. Je vois qu’elle est heureuse, qu’ils sont heureux, qu’elle va bien et qu’ils sont beaucoup entourés de leurs amis. C’est un super exemple.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 id="Charline" class="wp-block-heading"><strong>Charline, Mamicha de 3 petits loulous : ”Il faut véhiculer cette famille au sens élargi pour tous les jeunes qui sont perdus et qui se cherchent”</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis Charline, je suis maman de quatre enfants et Mamicha de trois petits-enfants. Je suis la mère de Florian, bénévole au Collectif Famille.s.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Comment avez-vous appris que votre enfant allait fonder une famille en tant que personne LGBTQIA+ et quelles ont été vos premières pensées ou émotions à ce moment-là ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cela fait longtemps que Florian et Mathieu sont ensemble et qu’on les voit évoluer et vouloir fonder leur famille. Il y a eu d&rsquo;abord leur mariage et puis on a suivi tout leur parcours d’adoption. L’arrivée des trois loulous, c’était un cadeau de noël, car c’est à cette période-là que nous avons appris que c’était une adoption d’une fratrie de trois enfants !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu besoin de temps ou de ressources pour comprendre ou accepter cette nouvelle configuration familiale ? Si oui, avez-vous des conseils pour de futurs grands-parents ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Flo et Mathieu nous ont très bien guidés et accompagnés sur ce sujet. Ils avaient une réponse à chaque question qu’on pouvait leur poser. Nous n’étions pas du tout grand-parents, donc c’était une découverte. Nous n’avions pas de normalité ou de guide, nous savions juste ce que nous n’avions pas envie d’être. Pour moi, la famille ce n’est pas être critique et juge, c’est accompagner, donc c’était d’abord être à l’écoute de ces enfants et comprendre leurs besoins. Ce qui était important, c’était leur bulle et comment ils souhaitaient former leur famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je voudrais dire à ces futurs grand-parents de profiter de ce statut de grand-parents ! C’est pas parce que nous on a pris une direction pour construire une famille que nos enfants vont prendre la même direction.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui vous rend fier·e en tant que grand-parent dans cette histoire ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de me rendre fière, ça me rend heureuse. Ce sont des petits rayons de soleil. Quand on devient maman ou papa, on se rend compte que beaucoup de choses changent, et que tout notre univers égocentré se tourne vers quelque chose de plus important que nous. Et nous avons la même chose avec les petits-enfants, c’est précieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus avec l’adoption, nous avons besoin de créer un lien, car il n’est pas naturel. Nous avons peut-être envie de “rattraper un peu le temps”. En tout cas, ce sont des enfants qui ont des besoins, auxquels il faut vraiment faire en sorte d’apporter des réponses. Ce sont même parfois des besoins auxquels ils ne pensent pas, comme simplement donner et recevoir de l’amour et du respect, et se mettre en sécurité. Selon moi, c’est beaucoup plus léger d’être grand-parent que d’être parent. Ce n’est pas nous qui mettons les règles du jeu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous déjà été confronté·e à des remarques maladroites ou discriminantes ? Si oui, comment avez-vous réagi ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne laisse pas la place à ces discours-là, parce que je suis fière et heureuse de ça. Ma normalité à moi c’est ça, et c’est tout, je n’écoute pas. C’est important de pouvoir le dire. Je reste persuadée qu’on a toujours peur de ce qu’on ne connaît pas, sauf que si on n’en parle pas et qu’on ne le regarde pas on ne peut pas savoir. Je trouve que Flo et Mathieu étaient faits pour se rencontrer et pour rencontrer ces enfants-là. C’est une rencontre magique et tous ceux qui le voient ou m’entourent le savent. Mon patron m’a donné mes mercredis pour que je m’occupe des enfants quand ils ont besoin.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Est-ce que cette expérience a changé votre manière de percevoir les autres familles, ou votre propre rôle dans la société ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, sans doute, peut-être, mais juste sur un point de détail. Avant, nous n’étions jamais allés à la Pride, car on avait l’impression qu’on n’avait pas notre place là-bas. Et on s’est rendu compte, en tant que grand-parents, que si nos petits-enfants y allaient, alors on avait le droit d’y aller aussi. Le fait de le faire en famille, c’était important. C’était fort de défiler avec les loulous !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis rendue compte qu’il fallait véhiculer cette famille au sens élargi pour tous les jeunes qui sont perdus et qui se cherchent. Leur montrer qu’on est très heureux et épanoui et que nos fêtes de Noël sont dingues.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avez-vous eu des conversations avec vos petits-enfants sur la diversité des modèles familiaux ? Qu’est-ce que cela change (ou pas) dans votre relation avec eux ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces discussions sont la base de notre famille. Il faut savoir qu’on a quatre enfants, dont trois garçons et une fille, et il y a deux couples homo et deux couples hétéro. On a le droit d’aimer qui on veut à partir du moment où c’est dans le respect et l’amour est réciproque.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je sais que beaucoup de grands-parents ne sont pas présents, parce qu’il y a un déni ou qu’ils sont dans un refus. Je trouve ça triste et cela me peine. Ça me touche beaucoup parce que je me dis que tout le monde est perdant, à cause de valeurs débiles, et surtout à cause de la peur du regard de l’autre. Donc c’est pour ça que j’ai besoin de le dire et que je dis souvent que je suis grand-mère de trois petits loulous qui sont arrivés d’un coup dans notre vie. Et qu’ils ont deux papas qui sont deux super-héros, c’est comme ça que les enfants les appellent parfois, et que c’est super chouette. Les regards que je reçois sont bienveillants, et si c’est pas le cas ou s’il y a rien, au moins c’est entendu. C’est tellement dommage de se priver de ce bonheur là.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignages-donnons-la-parole-aux-grands-parents-1-2/">Témoignages &#8211; Donnons la parole aux grands-parents (1/3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
