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	<title>Archives des Don - Collectif Famille.s</title>
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	<title>Archives des Don - Collectif Famille.s</title>
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		<title>V. : donner ses ovocytes et donner la parole aux enfants nés issus de ces dons</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/donner-ses-ovocytes-et-la-parole-aux-enfants-nes-issus-de-ces-dons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2025 20:02:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Don]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peux-tu te présenter en quelques mots et nous dire ce qui t’a amenée à devenir donneuse d’ovocytes ? Je suis V., j’ai 35 ans, je suis hétéro, actuellement en couple avec un homme. En 2023, j’ai commencé un parcours PMA pour avoir un enfant seule, et c’est fin 2024 que j’ai rencontré cette personne. C’est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peux-tu te présenter en quelques mots et nous dire ce qui t’a amenée à devenir donneuse d’ovocytes ?</strong></h2>



<p>Je suis V., j’ai 35 ans, je suis hétéro, actuellement en couple avec un homme. En 2023, j’ai commencé un parcours PMA pour avoir un enfant seule, et c’est fin 2024 que j’ai rencontré cette personne.</p>



<p>C’est dans le cadre de ce parcours PMA solo que j’avais pris un engagement vis-à-vis de moi-même : comme je recevrais un don de gamètes pour tomber enceinte, je ferais don de mes gamètes moi aussi. J’avais une bonne réserve folliculaire donc le deal, pour moi, était d’en faire profiter un couple ou une femme en désir de devenir parent·s.</p>



<p>Avec mon conjoint, nous avons eu très vite le projet d’avoir un enfant ensemble, j’ai donc arrêté ce parcours PMA, tout en gardant le projet de faire ce don de gamètes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce que cela représente pour toi, concrètement et émotionnellement, de donner tes ovocytes ?</strong></h2>



<p>C’est un sujet auquel je réfléchis depuis assez longtemps. </p>



<p>Je suis bénévole au sein du Collectif Famille⸱s depuis 5 ans maintenant et j’ai eu l’occasion de m’interroger sur les sujets liés à la filiation lors de discussions régulières avec d’autres bénévoles. J’ai également plusieurs copines en couple qui ont eu des enfants par PMA en France ou à l&rsquo;étranger. </p>



<p>La place des donneur·euses faisait partie de toutes les discussions et pour moi c&rsquo;est super clair : j’envisage le don d’ovocytes comme j&rsquo;envisage un don de sang ou de plasma. </p>



<p>Mais j&rsquo;ai découvert que l&rsquo;on avait tous·tes un rapport à la filiation qui était très individuel, identitaire et j&rsquo;ai beaucoup cheminé sur ce sujet en trois ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment s’est déroulé le processus, de ta décision jusqu’au don ?</strong></h2>



<p>Mon parcours de don à démarré en 2023, en parallèle de mon parcours PMA solo.</p>



<p>Il m&rsquo;a fallu rencontrer l’équipe médicale pour faire un bilan de fertilité, identifier dans ma famille les éventuelles maladies qui pourraient être héréditaires, déposer un dossier accessible à l&rsquo;enfant ou aux enfants issu·es du don s’iels le souhaitent à leur majorité et puis rencontrer l&rsquo;anesthésiste, ayant choisi de réaliser la ponction sous anesthésie générale.</p>



<p>La ponction a eu lieu en octobre. J’ai eu une stimulation hormonale pendant 15 jours avec des piqures réalisées le soir, dans le but de produire un maximum de follicules à ponctionner. Quelques jours avant la ponction, mon ovulation a été déclenchée et je suis allée à l&rsquo;hôpital en ambulatoire pour la journée.</p>



<p>L’équipe médicale qui m’a accompagnée a été super, on sentait que certaines personnes étaient militantes et que les équipes de ce CHU ont l’habitude d’accompagner des personnes queer. On m&rsquo;a demandé plusieurs fois si ma conjointe se joignait à nous pour le rendez-vous ! Je me suis sentie comprise, écoutée, médicalement et humainement bien accompagnée.</p>



<p>La phase en amont avec les piqûres demande un peu d&rsquo;organisation. On te propose des soins infirmiers à domicile plutôt que de les faire seule. J’ai eu l’expérience de mes copines qui sont passées par là et qui m’ont donné des conseils. J’ai senti que je n&rsquo;étais pas seule.</p>



<p>Après la ponction, mon corps était gonflé à bloc, j&rsquo;ai été arrêtée une grosse semaine pour pouvoir gérer les douleurs et le post-opératoire sereinement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment ton entourage a réagi à ta démarche ? As-tu reçu du soutien, des critiques, des questions ?</strong></h2>



<p>Comme j&rsquo;ai démarré un double parcours PMA solo et de don d’ovocytes, j&rsquo;ai expliqué ma démarche à mon entourage dès le début. Les questions ou inquiétudes portaient plus sur la maternité solo. Sur le don d&rsquo;ovocyte, beaucoup de questions de curiosité, la plupart des personnes ne savaient même pas que c&rsquo;était possible ou nécessaire.</p>



<p>Au fil de mes discussion, j’ai pu observer que du côté des hommes cis le rapport aux gamètes est beaucoup plus “filial” que celui que moi je peux avoir aujourd’hui. J&rsquo;ai pu observer que le rapport aux ovocytes est plus distant, moins fantasmé et surtout moins sexualisé que le sperme. Notre contribution à la maternité ne réside pas dans notre production d’ovocytes, la ou le lien entre être père et donner une graine à encore beaucoup de place. Lors de mes discutions avec des amies cis sur un don potentiel, leurs interrogations étaient sur les douleurs et le processus plus que sur la revendication future d&rsquo;une potentielle filiation.</p>



<p>De plus, à partir du 31 mars 2025, la loi de bioéthique a imposé aux CECOS* la destruction des gamètes issus de dons anonymes. Désormais, ce nouveau régime de non-anonymat des dons apporte une évolution notamment dans les pièces du dossier accessible à la majorité de l’enfant issu du don. On peut y laisser une lettre. Dans la mienne, je partage qu’il n’y a pas de lien filial entre nous et que j’espère que sa famille prend soin de lui ou d’elle. Mais le constat est que le non-anonymat est un frein au don, il est dissuasif, c’est certain. Et je respecte cela.</p>



<p>La génétique, c’est quelque chose de profondément intime, qui fait partie de l’identité. Quand tu as toi-même accès à tes origines, une famille aimante tout va bien, quand tu n’as pas accès à ça, je pense que ça peut être pris sous plein d&rsquo;autres angles. J’ai un profond respect pour la multiplicité des parcours, des histoires, et sur le fait que pour plein de personnes c’est un sujet complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel message aimerais-tu faire passer à celles et ceux qui s’interrogent sur le don ou qui ne le connaissent pas bien ?</strong></h2>



<p>Qu’il y a besoin de ces dons, mais je pense aussi qu’il ne faut pas négliger le fait que ce sont des sujets qui prennent du temps et qui ont besoin de réflexion.</p>



<p>C’est un sujet au niveau global : je suis hyper heureuse de voir en tant que citoyenne, qu&rsquo;il y a eu récemment une campagne de sensibilisation et des moyens investis pour la recherche de donneur·ses. On a vu le sujet abordé par des médias et des influenceur·euses en ligne et ça fait du bien ! Malgré tout, la charge repose sur les épaules des professionnels de santé motivé·es. Les pros que j&rsquo;ai rencontré bricolent avec flyers et quelques infos, car on est dans une stratégie plutôt passive de la part de l&rsquo;Agence française de biomédecine. Il suffit de faire le parallèle avec d’autres pays dans lesquels des incitations sont mises en place, par exemple des réductions d&rsquo;impôt ou des incitations financières. L’idée n’est pas de dire si c&rsquo;est bien ou pas, mais qu’il existe des stratégies politiques visant à augmenter le nombre de donneurs et de donneuses de gamètes.</p>



<p>C’est aussi un sujet au niveau individuel : dans le cadre de ma réflexion, j’ai cherché des témoignages d’enfants issus de dons de gamètes et je me suis rendue compte qu&rsquo;il n&rsquo;y en avait pas encore beaucoup. C’est sûrement générationnel, car en Belgique, la PMA est possible depuis 25 ans ! Il m&rsquo;a paru intéressant et nécessaire de recueillir les témoignages de ces enfants-là, qui constituent des exemples positifs permettant d’aller au-delà des inquiétudes et des craintes (et même du fantasme selon lequel un éventuel enfant viendrait toquer à ta porte à 18 ans).</p>



<p>On a beau anticiper ou désacraliser plein de choses, on a surtout besoin de témoignages de ces enfants qui ne se réclament pas d&rsquo;une quelconque parenté, ni d’un parent manquant ou fantasmé. Je pense qu’il y a un enjeu avec le Collectif Famille.s de leur donner la parole et ainsi rendre visible leur vécus.</p>



<p>*<em>CECOS = Centres d&rsquo;Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains</em></p>



<p><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Situation des donneurs de gamètes dans les principaux pays européens qui le pratiquent et actualité européenne</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/situation-des-donneurs-de-gametes-en-europe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 14:48:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog]]></category>
		<category><![CDATA[Don]]></category>
		<category><![CDATA[GPA]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
		<category><![CDATA[Statistiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu&#8217;en France, la loi sur l&#8217;anonymat des donneurs de gamètes a évolué ces dernières années (loi bioéthique de 2021, anonymat levé pour les dons de spermes et d&#8217;ovules depuis le 1er avril 2025), dans d&#8217;autres pays européens, c&#8217;est assez différent. Tour d&#8217;horizon des règlementations européennes en matière d&#8217;anonymat des donneurs, en attendant une possible [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Alors qu&rsquo;en France, la loi sur l&rsquo;anonymat des donneurs de gamètes a évolué ces dernières années (loi bioéthique de 2021, anonymat levé pour les dons de spermes et d&rsquo;ovules depuis le 1er avril 2025), dans d&rsquo;autres pays européens, c&rsquo;est assez différent.</p>



<p>Tour d&rsquo;horizon des règlementations européennes en matière d&rsquo;anonymat des donneurs, en attendant une possible harmonisation à l&rsquo;échelle de l&rsquo;Union européenne ?</p>



<p><em>Ce tableau de comparaison a été édité le 31 octobre 2025.</em></p>



<p>Si une erreur s’est glissée ou pour faire évoluer ce tableau, écrivez vos retours à : <a href="mailto:contact@collectiffamilles.fr">contact@collectiffamilles.fr</a></p>



<p>Ce contenu sur les règlementations européennes de l’anonymat des donneurs de gamètes et les particularités nationales correspond aux dernières évolutions législatives et aux informations récemment publiées et actualisés à l’état de la législation en 2025 (<em>sources [1][2][3][4][5][6][7][11]</em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contenu pour chaque pays</h2>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><th><strong>Pays</strong></th><th><strong>Anonymat</strong></th><th><strong>Compensation financière</strong></th><th><strong>Public éligible</strong></th><th><strong>Particularités</strong></th></tr></thead><tbody><tr><td>France</td><td>❌ Levé depuis 2025, accès à l&rsquo;identité du donneur à la majorité</td><td>Non</td><td>Couples hétéros &amp; lesbiens, femmes seules</td><td>Réforme bioéthique 2021, anonymat levé depuis 2025 [1]</td></tr><tr><td>Espagne</td><td>✅ Garanti, sauf exceptions médicales</td><td>Symbolique (frais remboursés, pas de salaire) [8][3]</td><td>Couples hétéros &amp; lesbiens, femmes seules</td><td>Ouverture large, anonymat total sauf risque médical [3][9]</td></tr><tr><td>Suisse</td><td>🟡 Levé à 18 ans</td><td>Non</td><td>Couples hétéros &amp; lesbiens</td><td>Accès à l&rsquo;identité à la majorité, pas de don pour femmes seules [10]</td></tr><tr><td>Italie</td><td>✅ Garanti</td><td>Non</td><td>Couples hétéros mariés uniquement</td><td>PMA très encadrée, seulement pour hétéros mariés [2]</td></tr><tr><td>Danemark</td><td>✅ Garanti, donneur anonyme ou choisi [2]</td><td>Compensation variable (plus élevée que symbolique) [11]</td><td>Couples hétéros &amp; lesbiens, femmes seules</td><td>Forte attractivité internationale, large ouverture [11][12]</td></tr><tr><td>Allemagne</td><td>✅ Garanti</td><td>Non</td><td>Couples hétéros mariés</td><td>Restrictif, uniquement hétéros mariés [1][2]</td></tr><tr><td>Portugal</td><td>❌ Non, identité accessible à 18 ans [4][6][5]</td><td>Oui, compensation encadrée</td><td>Couples hétéros &amp; lesbiens, femmes seules</td><td>Don non anonyme, accès identité à la majorité [4][6][5]</td></tr><tr><td>Belgique</td><td>Possibilité d&rsquo;anonymat ou don connu [7]</td><td>Non</td><td>Couples hétéros &amp; lesbiens, femmes seules</td><td>Don volontaire, choix de l&rsquo;anonymat ou non [7]</td></tr></tbody></table></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Précisions et nuances</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>En Suisse, le don n’est pas « strictement » anonyme : les enfants peuvent à 18 ans avoir accès à l’identité du donneur [10].</li>



<li>En Espagne, le don est anonyme par défaut, mais le montant de la rémunération tient lieu de « compensation » pour les frais et le dérangement, dans un cadre légal exigeant l’altruisme [3][8].</li>



<li>Au Danemark, la rémunération peut être « importante » / variable, et le pays est une destination choisie pour la PMA internationale notamment en raison de la possibilité pour le receveur de choisir un donneur anonyme ou non [11][2][12].</li>



<li>En Belgique, le choix est laissé aux parents et donneurs entre anonymat et don connu [7].</li>



<li>Au Portugal, le don est désormais non anonyme : accès légal à l’identité à la majorité, avec une compensation réglementée [4][6][5].</li>
</ul>



<p>En Europe, les approches divergent fortement : certains pays comme la France ou la Suisse optent pour plus de transparence, tandis que d’autres comme l’Espagne ou le Danemark maintiennent un anonymat total [1][4][6].</p>



<p>Il n’existe aucune harmonisation à l’échelle européenne à ce jour [13][1].</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>[1] <a href="https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/1400561-pma-levee-de-l-anonymat-des-dons-de-gametes-pma-pour-toutes-les-infos-cles/">PMA : levée de l&rsquo;anonymat des dons de gamètes&#8230;</a> </li>



<li>[2] <a href="https://www.afmjf.fr/IMG/pdf_anonymat_don_gametes.pdf">[PDF] L&rsquo;anonymat du don de gamètes</a></li>



<li>[3] <a href="https://vidafertility.com/fr/donneur-anonyme-espagne-loi/">Donneur anonyme en Espagne : questions et émotionnelles</a></li>



<li>[4] <a href="https://www.mesreponsessurlafertilite.fr/video/don-anonyme-ou-non-anonyme/">Don d&rsquo;ovules anonyme ou non-anonyme ? Le pour et le contre&#8230;</a></li>



<li>[5] <a href="https://www.cliniquesdefertilitealetranger.fr/fiv-a-letranger/fiv-portugal/">FIV Portugal | Traitement FIV Portugal</a> | Mise à jour 2024</li>



<li>[6] <a href="https://www.eugin.fr/coimbra/">Eugin Coimbra &#8211; Clinique de PMA au Portugal</a> </li>



<li>[7] <a href="https://cpma-ulg.be/wp-content/uploads/2019/10/DGA.01.INF-V3-01-2024-Informations-relatives-au-recours-a-un-don-de-gametes-en-PMA-.pdf">Informations relatives au recours au don de gamètes en PMA</a> </li>



<li>[8] <a href="https://www.clinicatambre.com/fr/dernieres-nouvelles/conditions-pour-le-don-dovocytes-en-espagne-tout-ce-quil-faut-savoir-en-2025">Don d&rsquo;ovules: conditions et processus 2025</a> </li>



<li>[9] <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Don_de_sperme">Don de sperme &#8211; Wikipédia</a> </li>



<li>[10] <a href="https://pmanonyme.asso.fr/le-principe-danonymat-a-letranger/">Comment ça se passe à l&rsquo;étranger ? &#8211; PMAnonyme</a> </li>



<li>[11] <a href="https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2023/09/02/le-danemark-mere-d-accueil-de-la-pma-pour-toutes_6187485_4500055.html">Le Danemark, mère d&rsquo;accueil de la PMA pour toutes &#8211; Le Monde</a></li>



<li>[12] <a href="https://www.cliniquesdefertilitealetranger.fr/fiv-a-letranger/fiv-danemark/">FIV Danemark | Traitement FIV Danemark</a> | Mise à jour 2024</li>



<li>[13] <a href="https://assembly.coe.int/nw/xml/XRef/Xref-XML2HTML-FR.asp?fileid=25439&amp;lang=FR">Don anonyme de sperme et d&rsquo;ovocytes: trouver un équilibre&#8230;</a> </li>



<li>[14] <a href="https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Telecharger?NomFichier=ad753941.pdf">Pluralité des lois et des pratiques en AMP au niveau européen</a></li>



<li>[15] <a href="https://vidafertility.com/fr/don-ovules-etranger-pays-autorisant-anonymat/">Don d&rsquo;ovules à l&rsquo;étranger : où le réaliser, anonymat et cliniques</a> </li>



<li>[16] <a href="https://www.dondespermatozoides.fr/don-spermatozoides-etranger/">La loi sur la PMA à l&rsquo;étranger &#8211; Don de spermatozoïdes</a> </li>



<li>[17] <a href="https://www.editions-legislatives.fr/actualite/comment-lever-lanonymat-du-don-de-gametes en-amp-le-mode-demploi-est-fixe/">Comment lever l&rsquo;anonymat du don de gamètes en AMP ?</a> </li>



<li>[18] <a href="https://www.senat.fr/lc/lc186/lc186_mono.html">L&rsquo;anonymat du don de gamètes &#8211; Sénat</a> </li>



<li>[19] <a href="https://www.village-justice.com/articles/anonymat-gametes-europeens-rapport,4177.html">L&rsquo;anonymat du don de gamètes dans huit pays européens&#8230;</a> </li>



<li>[20] <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2468718920302105">L&rsquo;anonymat du don de gamètes à l&rsquo;heure des tests génétiques</a> </li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>EMMA, trois fois donneuse d&#8217;ovocytes au Canada (français &#038; anglais)</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/emma-trois-fois-donneuse-dovocytes-au-canada-francais-anglais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 14:16:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Famille.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
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		<category><![CDATA[parentalité lgbt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’entretien a été traduit de l’anglais. Version française &#8211; Version anglaise Emma : trois fois donneuse d&#8217;ovocytes au canada « Donner son sang, c&#8217;est sauver la vie d&#8217;une personne. Donner ses ovocytes, c&#8217;est changer la vie d&#8217;une personne. » Qui es-tu et peux-tu nous dire ce qui t’a amenée à devenir donneuse d&#8217;ovocytes ? Je m&#8217;appelle Emma, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>L’entretien a été traduit de l’anglais.</em></p>



<p><em><a href="#francais">Version française</a></em> &#8211; <em><a href="#anglais">Version anglaise</a></em></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="francais">Emma : trois fois donneuse d&rsquo;ovocytes au canada</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Donner son sang, c&rsquo;est sauver la vie d&rsquo;une personne. Donner ses ovocytes, c&rsquo;est changer la vie d&rsquo;une personne. »</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qui es-tu et peux-tu nous dire ce qui t’a amenée à devenir donneuse d&rsquo;ovocytes ?</strong></h2>



<p>Je m&rsquo;appelle Emma, j&rsquo;ai 30 ans et je viens d&rsquo;Ottawa, en Ontario, au Canada.</p>



<p>Au départ, je me suis lancée dans le don d&rsquo;ovocytes parce que ma mère était femme porteuse. Elle s&rsquo;est lancée dans ce domaine et m&rsquo;a permis de savoir que c’était possible. Je crois que j&rsquo;avais 20 ans la première fois que j&rsquo;ai donné mes ovocytes, et depuis, je l&rsquo;ai fait trois fois au total. Aujourd’hui, j&rsquo;ai un partenaire, nous sommes ensemble depuis un an maintenant. Mais au moment où j&rsquo;ai fait mon premier don, j&rsquo;étais célibataire.</p>



<p>Ma mère m&rsquo;a simplement ouvert les yeux sur le fait qu&rsquo;il y avait des gens qui en avaient vraiment besoin, qu’une jeune femme pouvait se porter volontaire pour faire ce don et qu’ainsi, ils pourraient eux aussi fonder une famille. J&rsquo;ai trouvé cela très stimulant et je me suis inscrite immédiatement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Que signifie pour toi le don d&rsquo;ovocytes, tant sur le plan pratique qu’émotionnel ?</strong></h2>



<p>Je suis donneuse d&rsquo;organes enregistrée et j&rsquo;ai donné mon sang. Le don, c’est donc quelque chose de naturel pour moi. Je pense que tout le monde mérite d&rsquo;avoir une famille, donc si je peux aider quelqu&rsquo;un à y parvenir, c&rsquo;est vraiment une belle chose.</p>



<p>Sur le plan émotionnel, c&rsquo;est merveilleux de pouvoir voir l&rsquo;enfant grandir. Guillaume et Julien m&rsquo;envoient régulièrement des nouvelles. Cela me réchauffe le cœur de voir cette petite famille grandir ensemble.</p>



<p>Les deux premières fois où j&rsquo;ai fait un don, c&rsquo;était de manière anonyme. Je n&rsquo;ai donc malheureusement aucune information ni aucune nouvelle, mais cela ne me dérange pas. Je l&rsquo;ai fait pour donner à des gens la possibilité d&rsquo;avoir une famille, pas pour des raisons personnelles. C&rsquo;était leur choix et je le respecte totalement. Mais je suis ouverte à l&rsquo;idée que l&rsquo;enfant veuille me rencontrer lorsqu&rsquo;il aura 18 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment s&rsquo;est déroulé le processus de don, depuis ta décision initiale jusqu&rsquo;à la procédure proprement dite ?</strong></h2>



<p>C&rsquo;était intéressant, car il faut d&rsquo;abord passer un examen médical général, avec des tests et de nombreuses analyses sanguines. C&rsquo;est pour vérifier que vous êtes apte, que vous n&rsquo;avez pas de problèmes cardiaques ou autres.</p>



<p>Le processus proprement dit, le prélèvement des ovules, est assez intense, pour être honnête. Il faut subir de nombreuses piqûres et prendre beaucoup de médicaments. C&rsquo;est assez douloureux et cela a des répercussions sur votre corps. Il faut compter deux semaines entre le début du processus et le prélèvement. C&rsquo;est exigeant pour un don.</p>



<p>En fait, j&rsquo;ai peur des aiguilles, je déteste ça ! Comme je l&rsquo;ai dit, je donne aussi mon sang, même si j&rsquo;ai très peur des aiguilles, je le fais quand même. C&rsquo;est juste un petit moment où vous êtes mal à l&rsquo;aise. En donnant votre sang, vous pouvez sauver la vie de quelqu&rsquo;un, et en donnant vos ovules, vous pouvez changer la vie de quelqu&rsquo;un. Je pense donc que cela en vaut la peine au final. Mais cela peut certainement être intimidant pour quelqu&rsquo;un qui a peur des aiguilles ou des procédures médicales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment tes amis et ta famille ont réagi à ton choix ? As-tu reçu du soutien, des critiques ou des questions curieuses ?</strong></h2>



<p>Honnêtement, je n&rsquo;ai reçu que du soutien et de l&rsquo;admiration, en particulier de la part de mes amis du même âge. « Waouh, je n&rsquo;arrive pas à croire que tu aies fait ça, c&rsquo;est trop cool. » Quant à ma famille, tout le monde m&rsquo;a beaucoup soutenue. Mes amis ont évidemment beaucoup de questions, comme « ça veut dire que tu es la mère de l&rsquo;enfant ? ». C&rsquo;était plutôt sain de pouvoir aborder ce sujet afin que les gens comprennent mieux comment fonctionne ce process avec femme porteuse et don d&rsquo;ovocytes. Cela permet de briser certains préjugés liés à ce sujet et a permis d&rsquo;ouvrir le dialogue avec des personnes qui n&rsquo;auraient probablement jamais eu ce genre de conversation autrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Y a-t-il quelque chose que tu aimerais dire aux personnes qui s&rsquo;intéressent au don d&rsquo;ovocytes ou qui envisagent de le faire elles-mêmes ?</strong></h2>



<p>Je dirais que cela a été une expérience très enrichissante, tant pour les dons anonymes que pour les dons non anonymes. </p>



<p>C&rsquo;est extrêmement gratifiant de savoir que vous avez un impact sur la vie de quelqu&rsquo;un, même si vous ne le connaissez pas et qu&rsquo;il ne vous connaît pas. Je pense que cela en vaut vraiment la peine. Mais ce n&rsquo;est pas quelque chose à faire à la légère car c’est un processus très intense, qui a des répercussions sur votre corps. Mais si vous êtes quelqu&rsquo;un qui souhaite le faire, n&rsquo;hésitez pas. C&rsquo;est une occasion unique dans une vie de vraiment changer la vie de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quel était ton rôle dans le processus vers la parentalité (femme porteuse) de Guillaume et Julien ?</strong></h2>



<p>C&rsquo;est pendant le don que nous avons commencé à discuter, puis nous sommes restés en contact par e-mail. L&rsquo;année dernière, je suis allée en France et j&rsquo;ai pu leur rendre visite et les rencontrer, ce qui a été une expérience formidable. Ma mère et ma sœur ont également pu les rencontrer. C&rsquo;était comme si deux familles se réunissaient. Je leur ai également rendu visite lorsqu&rsquo;ils sont venus au Canada, c&rsquo;était très sympa.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h2>



<p>Même dans le cadre d&rsquo;une famille traditionnelle, la situation peut être très complexe. Il existe de nombreuses structures familiales différentes, même si l&rsquo;on suit un parcours « normal ». L&rsquo;essentiel est d&rsquo;être ouvert et honnête avec les enfants dès le début. Il faut leur dire exactement qui est qui et comment ils sont venus au monde. Cela fera partie de leur quotidien. Je pense donc qu&rsquo;un don connu (non anonyme) est une excellente chose. Les enfants nés d&rsquo;une femme porteuse se posent des questions sur qui je suis et d&rsquo;où je viens. Il faut garder le dialogue ouvert dès le début afin que cela ne devienne pas un problème plus tard, lorsqu&rsquo;ils deviendront adolescents ou qu&rsquo;ils s&rsquo;affirmeront. Il vaut mieux les laisser poser des questions et y répondre. Laissez-les faire ce cheminement par eux-mêmes.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="anglais">Emma &#8211; three times as an egg donor in Canada</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>“In terms of blood donation you can save someone’s life, in terms of egg donation you can change someone’s life.”</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Could you introduce yourself briefly and tell us what led you to become an egg donor?</strong></h2>



<p>I am Emma, I am 30 years old and I am from Ottawa, Ottario, Canada.</p>



<p>I originally got involved in an egg donation, because my mother was a surrogate. She got into that area and let me know that there was a possibility.</p>



<p>I think I was 20 the first time I donated my eggs, and I have done it 3 times in total.</p>



<p>She just kind of let me know that there were people that really needed it, a young woman to&nbsp; step up and do that donation for them so that they could have a family as well. I thought that that was super exciting and wanted to be a part of it. I signed up right away.</p>



<p>(I have a partner, we have been together for a year now. At the time when I first donated I was just single then.)</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>What does donating your eggs mean to you — both practically and emotionally?</strong></h2>



<p>I am a registered organ donor, I have donated my blood. It is kind of natural. Some people need this thing, I am not using it currently, so I can give that away.</p>



<p>I do… everyone deserves to have a family so if i can help somebody get there, that is a really beautiful thing.</p>



<p>Emotionally, it’s wonderful being able to watch the child growing up. Guillaume and Julien send me updates all the time. It really warms my heart just to see the little family growing together.</p>



<p>The first two times I donated were anonymous donations. So unfortunately, I don’t have any information or updates and those, which is also fine. That was their choice and I totally respect that. I am open if the child wants to meet me, when they turn 18. If not that&rsquo;s ok too. I did it to give the opportunity to people to have a family, not for my own kind of reasons.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>What was the donation process like, from your first decision to the actual procedure?</strong></h2>



<p>It was interesting because first you do a general health check-up, like testing, a lot of blood work. To check that you are kind of qualified, that nothing hearts you or anything like that. That was fine.</p>



<p>The actual process, the ovum harvesting, is quite intense to be honest. You have to get a lot of needles and medication. That is kind of painful and it takes a toll on your body. It just takes 2 weeks from the beginning of the process to the harvesty. That&rsquo;s good but it&rsquo;s definitely a lot for a donation.</p>



<p>I am actually afraid of needles, I hate it. I think if you are the kind of person who can push through that fear, as I said I donate blood too, even though I am terrified of needles. I do it anyways. It’s a small blipping time&nbsp; when you are a little bit uncomfortable. In terms of blood donation you can save someone’s life, in term of egg donation you can change someone’s life. So I think it’s worth it in the end. But it can be intimidating for sure for someone who is scared of needles or medication procedures.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>How did your friends and family react to your choice? Did you receive support, criticism, or curious questions?</strong></h2>



<p>Honestly I receive nothing but support and admiration, especially from my friend my age. “wow i cant’ believe you have done that, it&rsquo;s so cool”. With my family, everyone was super supportive. My friends definitely have a lot of questions, like “does that mean you are the kid’s mom?”. It was kind of nice to be able to open up that conversation, so that and give people a better understanding of how surrogacy works and egg donation works. Kind of break down some stigmas attached to that industry. It really just opened the conversation for people who probably would never have had this kind of conversation otherwise.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Is there anything you’d like to say to people who are curious about egg donation, or who might be considering it themselves?</strong></h2>



<p>I would say it’s been a very fulfilling experience, both the anonymous donations as well as the known donation. It’s extremely fulfilling to know that you have an impact on someone’s life even if you don’t know them and they don’t know you. I think it’s very worth it. It is not something to do lately. It can be a very intensive process, it does take a toll on your body. But if you are someone who wants to do that, definitely go for it. It’s kind of a once of a lifetime opportunity to really make a difference in someone else’s life. I think that’s incredible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>What was your place in surrogacy with Guillaume and Julien ?</strong></h2>



<p>CIt was during the donation that we started to be in contact and chat and we’ve been in touch by email. Actually last year I went to France and I was able to visit with them and meet them which was a super handsome experience. My mum got to meet them as well and my sister. That was like bringing two families together. And I also visited them when they came to Canada, it’s very fun.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Last word ?</strong></h2>



<p>Even with normal family making, there can be a lot of complexity, there is a lot of different family structure that you can have even if you do things in a “normal” way. The main thing is to be open and honest with the children from the beginning. Tell them exactly who is who, and how they came to be born. That’s gonna be their normal. So I think a known donation is a great thing. The kids who are born in surrogacy have questions: who I am and where I come from. You keep the conversation open from the beginning so that it does not become a struggle down the road when they become teenagers or put themselves out. It’s best to be open and honest and let them ask questions and answer their questions. Let them take that journey for themselves.</p>



<p></p>



<p><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/emma-trois-fois-donneuse-dovocytes-au-canada-francais-anglais/">EMMA, trois fois donneuse d&rsquo;ovocytes au Canada (français &amp; anglais)</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
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		<title>Tout sur le Sperme &#8211; Série podcast « Les Couilles sur la table »</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/tout-sur-le-sperme-serie-podcast-les-couilles-sur-la-table/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 20:56:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcasts]]></category>
		<category><![CDATA[Don]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Tout sur le sperme”, la série de cinq épisodes du Podcast Les Couilles sur la Table de Naomi Titi et Tal Madesta sur Binge Audio. Dans la newsletter du mois d’août, deux témoignages de donneurs de sperme ont été diffusés. En parallèle, j’ai eu le plaisir de découvrir ce 4e épisode de la série de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/tout-sur-le-sperme-serie-podcast-les-couilles-sur-la-table/">Tout sur le Sperme &#8211; Série podcast « Les Couilles sur la table »</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>“Tout sur le sperme”, la série de <strong>cinq épisodes</strong> du Podcast <strong><em>Les Couilles sur la Table</em> </strong>de Naomi Titi et Tal Madesta sur Binge Audio.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Dans la <a href="https://sh1.sendinblue.com/3g6ogc10o79pfe.html?t=1757680972278"><strong>newsletter du mois d’août</strong></a>, deux témoignages de <a href="https://collectiffamilles.com/tag/don/">donneurs de sperme</a> ont été diffusés. En parallèle, j’ai eu le plaisir de découvrir ce 4e épisode de la série de podcasts, qui s’intitule “<strong><a href="https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/don-de-sperme-plaisir-doffrir-joie-de-recevoir-4-5">Don de sperme : plaisir d’offrir, joie de recevoir</a>”</strong>. Je l’ai trouvé particulièrement pédagogique et porteur d’une réelle visée de sensibilisation. En effet, toutes les étapes du parcours de don y sont détaillées et expliquées. On y découvre le travail de la sociologue Lou Broos qui, pour sa thèse sur les controverses autour du don de sperme, a interviewé des donneurs afin d’étudier la sociologie du don au sein même d’un CECOS. Ses constats sont méga instructifs et répondent aux questions que les près de 11 000 femmes sur liste d’attente pour une PMA peuvent avoir !</p>



<p>J’ai particulièrement adoré ce 4e épisode et si vous voulez savoir “<a href="https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/">Tout sur le sperme</a>”, foncez !</p>



<p><em>Claire, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
</blockquote>



<p>Découvrir le podcast <a href="https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/"><strong>Les couilles sur la table</strong></a><br>Découvrir l&rsquo;épisode <a href="https://www.binge.audio/podcast/les-couilles-sur-la-table/don-de-sperme-plaisir-doffrir-joie-de-recevoir-4-5"><strong>Tout sur le sperme</strong></a></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/tout-sur-le-sperme-serie-podcast-les-couilles-sur-la-table/">Tout sur le Sperme &#8211; Série podcast « Les Couilles sur la table »</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
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		<title>Benjamin : “Je voulais que mon sperme puisse servir aux lesbiennes”</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/temoignage-benjamin-don-de-gametes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 09:42:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Cecos]]></category>
		<category><![CDATA[Don]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[homoparentalité]]></category>
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		<category><![CDATA[PMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peux-tu te présenter en quelques mots ? Je m’appelle Benjamin, j’ai 39 ans, je vis à Aubervilliers et je bosse dans la communication pour une association. Comment as-tu été sensibilisé au don de gamètes ? Je n’ai pas d’enfants et je n’en veux pas. Mais cela faisait un bout de temps que je me posais [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peux-tu te présenter en quelques mots ?</strong></h2>



<p>Je m’appelle Benjamin, j’ai 39 ans, je vis à Aubervilliers et je bosse dans la communication pour une association.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment as-tu été sensibilisé au don de gamètes ?</strong></h2>



<p>Je n’ai pas d’enfants et je n’en veux pas. Mais cela faisait un bout de temps que je me posais la question du don de sperme, mais les dons étaient réservés aux couples hétéros. En 2021 dès que la loi a changé, j’ai donné mes gamètes au CECOS* de Cochin car je savais que mon sperme pouvait servir aux lesbiennes. En tant que pédé, je ne voulais pas que ça soit utile aux seuls couples hétéros.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peux-tu nous raconter cette expérience ?</strong></h2>



<p>Après une prise de contact par mail avec le CECOS de Cochin, il y a plusieurs rendez-vous.</p>



<p>La première fois, j’ai vu une psychologue et une médecin pour expliquer la démarche. Le personnel du CECOS était très gentil. Je sais que parfois dans les hôpitaux c’est un peu compliqué, mais là tout le monde était très sympa, (c’était que des femmes !).</p>



<p>Ensuite, il y a eu un rendez-vous de premier prélèvement afin de réaliser un spermogramme et vérifier la qualité du sperme. Il y a aussi une prise de sang à faire pour vérifier d’éventuelles maladies et IST, et regarder s’il y a le bon nombre de chromosomes au niveau des gènes. J’ai eu un long rendez-vous avec une généticienne qui m’a posé plein de questions sur la vie et la famille : il y a des facteurs qui sont bloquants, notamment certains cancers et la dépression.</p>



<p>Pour finir, j’ai fait 3 autres rendez-vous de recueil, qui durent chacun 30 minutes maximum. Le temps d’y aller, de s’inscrire et de “faire les choses” : se masturber dans un tube en plastique dans une salle d’hôpital. Clairement, ce n’est pas du tout agréable. Il y a un banc avec une protection en papier dessus et des films porno qui sont tous hétéros sur un petit ordinateur mis à disposition.</p>



<p>Au CECOS de Cochin, une fois que tout est “validé” administrativement, on choisit les moments qui nous arrangent pour venir en fonction de ses disponibilités. Il n’y a pas de délai imposé entre chaque rendez-vous de recueil et ils peuvent s’étaler sur plusieurs mois. Seul impératif : ne pas avoir éjaculé 4 jours avant pour qu’il y ait la quantité suffisante et réaliser le nombre de “paillettes” nécessaire. Il est prévu entre 3 et 5 recueils, j’en ai fait 4.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qui peut donner ? Et sais-tu s’il y a des besoins particuliers dans les CECOS ?</strong></h2>



<p>D’abord, je sais que c’est très genré. Les mecs donnent moins &#8211; 3 fois plus de femmes qui donnent leur gamètes &#8211; alors que notre don est physiquement plus facile : il n&rsquo;y a pas de prise d’hormones, le prélèvement est indolore.</p>



<p>Je sais aussi qu’il y a des besoins particuliers car ils font en sorte que le donneur ressemble le plus au deuxième parent potentiel. Il y a des tentatives pour se rapprocher des caractéristiques physiques (origines ethniques, couleurs des yeux et des cheveux) afin de reproduire la “filiation naturelle”. C’est particulièrement le cas pour les couples racisés. Il n’y a en effet pas assez de personnes racisées qui font des dons.</p>



<p>C’est ce qui m’a surpris dès le premier rendez-vous : pour moi, élever un enfant ce n’est pas transmettre un patrimoine génétique, c’est transmettre des valeurs. Avec mon regard qui est celui de quelqu’un qui n’a pas d’enfant, cette tentative de reproduire les caractéristiques physiques est bizarre, d’autant plus quand c’est un couple de femmes ou une femme seule.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce que le changement de régime d’anonymat a eu comme impact pour toi et ta décision ?</strong></h2>



<p>J’ai commencé la procédure justement dans cet entre-deux, pendant ce régime transitoire, avant la promulgation du décret de la loi de 2021. J’en ai parlé longuement autour de moi, et notamment avec mon copain qui n’a pas connu son père. J’ai compris à quel point ça peut être important de connaître la personne, donc j’ai consenti. Le changement du régime d’anonymat n’a pas changé ma décision.</p>



<p>Ce sont des informations non identifiantes qui sont données, pas mes coordonnées directes. On nous explique qu’on n’est pas obligé de donner signe de vie. Je me dis que je verrai bien au moment voulu si la situation a lieu. Si cette personne a envie qu’on se rencontre, je sais que ce sera en fonction de mon énergie du moment. Je ne dois à personne d’échanger et d’entrer en contact avec moi !</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est ce que ce don de gamètes a changé pour toi ?</strong></h2>



<p>J’en ai parlé beaucoup autour de moi, notamment à cause de ce déséquilibre entre donneurs et donneuses, pour démystifier le truc : ce n’est qu’un don de gamètes. Personnellement, c’est une fois dans ma vie et ça ne change absolument rien. J’ai permis à des personnes qui avaient un projet de famille de le réaliser et d’être heureux. Ça ne m&rsquo;a rien coûté à part un peu de temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h2>



<p>Je m’adresse aux personnes qui peuvent donner (les hommes qui ont entre 18 et 45 ans)&nbsp; : on va à l’hôpital, avec du personnel médical, plutôt sympas et contents de faire le travail qu’ils font et ça se passe bien. Au final, ça ne prend que peu de temps, ce ne sont pas de grosses démarches, ça ne coûte rien, donc si vous avez un peu de temps, faites-le !</p>



<p></p>



<p>*<em>CECOS = Centres d&rsquo;Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains</em><br><em>Pour aller plus loin, <a href="https://www.passeportsante.net/fr/grossesse/Fiche.aspx?doc=don-sperme#comment-se-deroule-le-don-de-sperme-">cet article sur Passeport Santé</a> explique bien la démarche de don.</em></p>



<p></p>



<p><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/temoignage-benjamin-don-de-gametes/">Benjamin : “Je voulais que mon sperme puisse servir aux lesbiennes”</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
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		<title>Guéric : “Invisibiliser les dons, c’est invisibiliser les personnes qui ont recours à la PMA”</title>
		<link>https://collectiffamilles.com/don-de-gametes-le-parcours-de-gueric-au-cecos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Collectif Famille·s]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2025 09:39:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Allié.e.s]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Cecos]]></category>
		<category><![CDATA[Don]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[homoparentalité]]></category>
		<category><![CDATA[Parentalité]]></category>
		<category><![CDATA[parentalité lgbt]]></category>
		<category><![CDATA[PMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peux-tu te présenter en quelques mots ? Je m’appelle Guéric, j’ai 26 ans, je suis un homme cisgenre queer, pronom il/lui. Je suis franco-luxembourgeois et je vis à Berlin. Comment as-tu été sensibilisé au don de gamètes ? J’ai effectué un don de gamètes à l’hiver 2024/2025. Je suis donneur de sang et inscrit sur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/don-de-gametes-le-parcours-de-gueric-au-cecos/">Guéric : “Invisibiliser les dons, c’est invisibiliser les personnes qui ont recours à la PMA”</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peux-tu te présenter en quelques mots ?</strong></h2>



<p>Je m’appelle Guéric, j’ai 26 ans, je suis un homme cisgenre queer, pronom il/lui. Je suis franco-luxembourgeois et je vis à Berlin.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comment as-tu été sensibilisé au don de gamètes ?</strong></h2>



<p>J’ai effectué un don de gamètes à l’hiver 2024/2025. Je suis donneur de sang et inscrit sur les listes pour le don de moelle osseuse, donc c’est dans ma culture. Mais cela a pris un visage beaucoup plus concret lorsque j’en ai parlé longuement avec un ami qui avait déjà donné ses gamètes.</p>



<p>C’est donc en 2022 que je commence les démarches à Paris, mais à l’époque je ne pousse pas plus loin et j’arrête à cause d’une communication laborieuse avec le CECOS*. Puis je déménage dans le Grand-Est et cette fois-ci est la bonne dans un CECOS de province moins sollicité. Celui de Nancy a une équipe très proactive avec laquelle j’a obtenu un premier rendez-vous dans les semaines qui ont suivi.</p>



<p>A ce moment-là, j&rsquo;ai quand même eu un déclic car j’ai réalisé qu’il y avait de fortes chances que je ne veuille pas d’enfant. Et que même si je changeais d’avis, ce n’était pas parce que je faisais ce choix là que je devais priver d’autres personnes d’accéder à la parentalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peux-tu nous raconter cette expérience ?</strong></h2>



<p>Le premier rendez-vous a eu lieu courant octobre-novembre 2024 et le dernier rendez-vous de dons en février 2025. Le processus peut prendre plus ou moins de temps, en fonction de nos disponibilités. Il y a au moins 3 rendez-vous préalables au don (qui peuvent être condensés en une journée) : un premier entretien de défrichage et de sensibilisation pour cerner le profil personnel de santé, le profil génétique (maladie orphelines, infections chroniques, héréditaires) ; puis un rendez-vous pour des analyses sanguines et un spermogramme ; et pour finir, une séance de psy afin de vérifier les motivations et la bonne compréhension de ce que renferme le régime de non-anonymat.</p>



<p>Dès que les analyses sont OK arrivent les rendez-vous de recueil &#8211; en moyenne 7 ou 8 recueils. Si la qualité du recueil n’est pas satisfaisante, on peut être amené à en faire plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qui peut donner ? Et sais-tu s’il y a des besoins particuliers dans les CECOS ?</strong></h2>



<p>Même si on a vu qu’il y a une vérification accrue des antécédents de la personne qui donne, il y a également une sélection de la qualité des gamètes.</p>



<p>En ce qui concerne le don de spermatozoïdes, tous les hommes de 18 à 45 ans en bonne santé sont invités à donner. La limite est fixée à 45 ans car la qualité est altérée (la tranche d’âge pour le don d’ovocytes est fixée entre 18 et 37 ans). Les mineurs émancipés ne peuvent pas donner et depuis 2011, il n’y a plus besoin d’avoir déjà procréé.</p>



<p>On constate une pénurie de gamètes depuis des années, or l’Etat apporte zéro réponse concrète. Le stock de gamètes reste insuffisant pour répondre à la demande des femmes seules et des lesbiennes qui a explosé avec la loi PMA de 2021 <em>(voir <a href="https://www.agence-biomedecine.fr/fr/assistance-medicale-a-la-procreation/don-de-gametes-l-effort-collectif-doit-s-intensifier">cet article de l‘agence de la biomédecine</a>)</em></p>



<p>On trouve de la documentation dans les CECOS et sur internet : on a besoin de donneurs, de tous les profils ethniques et génétiques. Les familles racisées qui cherchent à avoir des enfants racisés à leur image sont encore plus en difficulté que les familles blanches. Il y a de nombreux témoignages sur le sujet <em>(voir <a href="https://www.radiofrance.fr/mouv/podcasts/reporterter/pma-la-penurie-de-donneurs-et-donneuses-impacte-les-couples-issus-de-la-diversite-1682835">cet article de Radio France</a></em>)</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce que le changement de régime d’anonymat a eu comme impact pour toi et ta décision ?</strong></h2>



<p>Ma réflexion et mon choix ont été réalisés après le changement de régime d’anonymat (apporté par la loi PMA de 2021), donc ça n’a jamais été un sujet pour moi. Je pense que cela dépend profondément du rapport de chacun à son corps, à ses gamètes et à sa filiation.</p>



<p>Je voudrais vraiment préciser ici, qu’en cas de demande d’accès au dossier faite par l’enfant issu du don à sa majorité, ce sont des informations plus ou moins précises qui dont données. L’enfant issu du don aura donc accès à des données d’identification : âge au moment du don, profession, lieu de recueil du don. Ce n’est pas immédiatement un dossier complet avec le nom et le prénom du donneur qui lui est communiqué.</p>



<p>On signe un formulaire de consentement à l’accès à ces données, au traitement de ces données et à la finalité des dons recueillis.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est ce que ce don de gamètes a changé pour toi ?</strong></h2>



<p>Je n’ai pas eu l’impression d’un gros changement ou d’avoir été dans une nouvelle phase de ma vie. Ma vie a continué, mes projets perso et pro aussi et j’en ai parlé à ma famille proche qui a été plutôt soutenante. Cela m’a conforté dans ma vision de la parentalité : les liens de sang ne font pas la famille. J’ai été plusieurs fois dans la salle d’attente du CECOS et j’ai vu la multitude de modèles de famille : faire un don, ce n’est pas être parent.</p>



<p>J’ai été rassuré par la pédagogie autour de cette médicalisation. Même si le système de santé ne prend pas souvent soin de sa patientèle, notamment la patientèle racisée, l’équipe qui m’a accompagné a été très disponible tout le long de mon parcours, et même plus tard, par mail pour répondre à mes questions.</p>



<p>En amont, je m’étais posé la question d’effectuer un don hors institution médicale, c’est-à-dire m’arranger avec des potes qui sont dans le besoin. Je comprends qu’on veuille éviter une institution qui peut être violente ou maltraitante de sa patientèle, notamment racisée. Je comprends les personnes désireuses de faire une PMA hors système à cause de cela, mais j’avais avant tout envie que les enfants issus de mon don ne soient pas confrontés à des difficultés administratives <em>(voir <a href="https://www.tv5monde.com/tv/video/91559-envoye-special-don-de-sperme-conducteurs-violents-lac-titicaca">l’article d’Envoyé Spécial</a>)</em>. Je peux comprendre aussi que ce soit perçu comme une solution plus facile, mais je veux rappeler que ce sont des procédures non cadrées, soumises à une dissymétrie entre les donneurs qui ont la ressource et les familles en détresse. Je voulais m’éloigner des dérives des plateformes clandestines de dons de sperme : la rémunération des donneurs et les antécédents médicaux non vérifiés. Mais je ne critique pas les gens qui y ont recours, ni ces donneurs qui rendent service, qui existent aussi.</p>



<p>J’ai préféré le “canal officiel” pour faire les choses bien aussi en termes de diversité génétique, qui réduit à 10 maximum le nombre d’inséminations réalisées avec le même donneur (et non 10 naissances). Et je voulais être moi-même encadré et protégé par la loi. De plus, lorsqu’un enfant cherche à retracer sa génétique, il le fait de manière encadrée avec les informations communiquées au CECOS, dans un cadre où les deux parties sont protégées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un dernier mot ?</strong></h2>



<p>J’ai observé le manque crucial de moyens de communication et de sensibilisation : il faut aller au sein des maternités, dans les services de fertilité pour trouver une brochure sur le don de gamètes. Ces moyens sont décevants et ne sont pas à la hauteur ni des besoins en matière de gamètes, ni des défis et difficultés que rencontrent de nombreuses familles. On veut un “réarmement démographique” mais sans moyen dans les services qui participent à ce réarmement !</p>



<p>La plupart des gens sont réticents notamment car ils n&rsquo;arrivent pas à dissocier les choses entre les enfants qu’ils auront potentiellement plus tard et ceux qui naîtront de leurs dons : on est des donneurs, on n&rsquo;est pas des papas ! Une gamète est une gamète, c’est un don de cellules !</p>



<p>Je pense qu’une meilleure information participerait à démystifier la démarche. Invisibiliser les dons, c’est invisibiliser les personnes qui ont recours à la procréation médicalement assistée ! Donc renseignez-vous ! Apprenez des choses, ça fait du bien, pour démonter nos idées préconçues, parlez-en autour de vous. Une fois pleinement informé, sautez-le pas, ce n’est pas une injonction, c’est un altruisme quelque part, ça ne demande pas énormément (et je m’adresse notamment aux personnes qui donnent des spermatozoïdes).</p>



<p></p>



<p>*<em>CECOS = Centres d&rsquo;Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains</em><br><em>Pour aller plus loin, <a href="https://www.passeportsante.net/fr/grossesse/Fiche.aspx?doc=don-sperme#comment-se-deroule-le-don-de-sperme-">cet article sur Passeport Santé</a> explique bien la démarche de don</em><a href="https://www.passeportsante.net/fr/grossesse/Fiche.aspx?doc=don-sperme#comment-se-deroule-le-don-de-sperme-">.</a></p>



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<p><em>Propos recueillis par Claire Grard, bénévole au Collectif Famille·s</em></p>
<p>L’article <a href="https://collectiffamilles.com/don-de-gametes-le-parcours-de-gueric-au-cecos/">Guéric : “Invisibiliser les dons, c’est invisibiliser les personnes qui ont recours à la PMA”</a> est apparu en premier sur <a href="https://collectiffamilles.com">Collectif Famille.s</a>.</p>
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